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Nikon D3 en pratique

Laurent Thion

dans lire | mémoire | photo

Difficile de passer sous silence cet ouvrage de 368 pages en quadri écrit et illustré (plus de 160 photos pleine page) par Laurent Thion, l'un des rédacteurs d'urbanbike et photographe dans la vie réelle…!

Attention, tout comme pour le Volker et d'autres, cette chronique est strictement non objective comme le lecteur ne manquera pas de s'en apercevoir. Le JC est ici juge et partie…

Laurent qui…?
Si vous avez lu la saga démarrée en décembre 2006 sur la prise en mains du Nikon D3 (ici, le sixième épisode), vous ferez sans peine le lien avec son livre qui est en vente depuis ce matin dans toutes les bonnes librairies et chez nombre de revendeurs photo… Bon, je ne vais sombrer dans une complaisance extrême (quoi que…!) mais bien évidemment j'ai soutenu Laurent pendant la rédaction de ce premier livre (…le second est terminé depuis hier…).

Encore un livre de photo…?
Des livres de photo, il en sort régulièrement écrits par de très bons professionnels aguerris comme de jeunes amateurs enthousiastes. Vous avez lu ici-même que je ne suis pas étranger à certains ouvrages comme celui de Volker Gilbert sur le format RAW ; celui de Thierry Seray sur la photo de mer ou Jérôme Geoffroy sur le Nikon D300. C'est l'une de mes activités de développer des projets éditoriaux.

Quand Pierre Auchatraire des éditions First m'a demandé, une nouvelle fois, d'imaginer une collection de livres de photo pour sa maison, j'ai d'abord contacté Laurent. Fort de son accord tacite malgré un emploi chargé, nous avons proposé un cadre un peu décalé pour ce premier livre. Et, à notre grande surprise, Pierre l'a accepté d'emblée lors d'une seule et très longue discussion de travail…

En résumé… Le désagrément avec nombre de très bons livres de photo est que, trop souvent, le texte l'emporte sur ce qui est pourtant l'essence même de ces boites à images numériques, la photo…! Alors certes, on peut apprendre à utiliser plus ou moins bien un boîtier en lisant le manuel du constructeur (…c'est comme cela que j'ai appris pour ma part…), mais quitte à avoir un livre dédié, l'idée est de fournir des informations en plus. Tous les auteurs s'y emploient parfaitement mais par habitude — nous sommes avant tout dans le monde de l'écrit, le texte finit par l'emporter en volume.

Aussi, quitte à avoir mis le curseur trop haut et nous être joyeusement plantés, nous avons imaginé un concept un poil différent. Montrer qu'un livre bâti avec une foule de clichés pleine page réalisées avec le dit boîtier, dans des conditions différentes (macro-photo, photos de nuit, photos d'architecture avec des optiques à décentrement, du bon usage du téléobjectif, etc.), pouvait procurer des pistes de réflexion au lecteur. Et quoi de plus naturel pour un photographe qui travaille pour plusieurs clients de nous présenter comment il se sert de ce boîtier, pour quels usages, quels objectifs sont retenus selon les situations (voire même des non AI aux G — Genesis — en passant par les AF-I ou AF-S…), quid du post-traitement avec Nikon Capture des images capturées, de l'utilité une charte de gris, etc.

Quelques doubles pages en vrac tirés de chapitres au hasard pour présenter le contenu…

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Laurent Thion s'est prêté de bonne grâce et a rédigé cet ouvrage en s'appuyant sur des exemples tirés soit de ses activités professionnelles (…certains reconnaîtront des photos réalisées pour la Cité de l'Architecture au Trocadéro) ; soit en mettant à contribution son environnement immédiat.

Le résultat tient dans ces 368 pages où l'espace occupé par les photos l'emporte très nettement. L'objectif est de vous donner envie de faire des images un peu plus compliquées en connaissance de cause (chaque photo est assortie d'une brève note technique…) comme de vous apporter des arguments pour passer — ou non — au Nikon D3.

Bref, le suffixe en pratique n'est pas excessif sur cet ouvrage sur ce 24 x 36 (…et au delà, comprend qui peut :-), il vous suffira de le feuilleter pour le découvrir…

Enfin, cet ouvrage est livré avec une charte détachable trois volets et, au recto, un aide mémoire des fonctions essentielles…

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Nikon D3 en pratique (avec carte détachable)
Laurent Thion
First interactive
9782754009300 | 24,90 €




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NB : aucun livre n'est parfait. Malgré quelques relectures, vérifications, contrôles en fabrication, nous avons trouvé une coquille majeure en C4 (qui ne remet nullement en cause le contenu de l'ouvrage…!) passée entre les mailles… Ô lecteur, sauras-tu la trouver…?! On ne gagne rien, juste à rappeler qu'un livre, c'est une aventure humaine formidable.

NB2 : rappel du site de Laurent, ecliptique.com

le 24/09/2008 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Cuisine bio pour fruits de saison

Serge de Thaey

dans dans mon bocal | lire | potager

Derrière sa très jolie couverture, ce livre n'est pas qu'un simple livre de recettes…! Certes vous en trouverez 130, salées et sucrées… Mais derière tout cela, il y a aussi quelques messages sympathiques — et sains — que l'auteur cherche à nous faire passer…

D'abord, on ne parle ici que des fruits de saison, c'est-à-dire de fruits qui mûrissent et se consomment au rythme de NOS saisons, pas celles du marketing et des productions lointaines avec force succédanés chimiques… Ensuite de fruits proches issus de productions locales, bios…

De fait, ces recettes portent essentiellement sur les fruits de nos régions, abricot, amande, cassis, cerise, châtaigne, citron, coing (un de mes fruits préférés), figue, fraise, framboise, groseille, kiwi, melon, mirabelle, mûre (récoltées le long des sentiers, un régal), myrtille, noisette, noix, pêche, poire (…je ne peux en consommer que cuite), pomme, prune et raisin… Ne cherchez pas dans ce livre de recettes avec des fruits frais exotiques qui nous viennent par avion d'outre atlantique ou par camion de l'autre bout de l'Europe — bien entendu, on retrouve dans les préparations quelques éléments qui viennent de pays lointains mais déjà transformés sur place comme le sirop d'érable, la vanille, etc. — l'auteur ne propose pas de fruits frais cueillis hors de nos frontières dans un souci de cohérence écologique et avance des chiffres…
À titre d'exemple, un kilo de fraises produit dans le sud de l'Espagne et consommé au centre de la France hors saison nécessite 5 litres de pétrole. Imaginez ce que cela représente pour un camion de 33 tonnes ? 165 000 litres. Sans commentaires.

Même si l'on peut contester et réviser ces chiffres à la baisse, il n'empêche que cela est totalement aberrant. Ne parlons pas des traitements pour les faire arriver à bon port dans notre assiette.

Mais les traitements ne sont pas l'apanage des produits importés… Serge de Thaey milite avec beaucoup de raison et d'arguments pour une meilleure et plus importante consommation de fruits de saison bios, non traités. Il nous rappelle que nous avons à notre disposition des techniques efficces pour les retrouver ensuite intercalés naturellement dans notre nourriture tout au long de l'année. Secs ou en confitures, en sirop, congelés, déshydratés…

Chaque fruit fait l'objet d'une fiche qui fournit quelques informations historiques et les notions minimales de conservation et d'utilisation… Le Coing se consomme généralement cuit — l'ami Jean-Paul démontre sur son excellent blog qu'il existe une variété que l'on peut manger cru, un coing à couteau, explications et photos à l'appui — et vous le trouverez dès octobre… C'est un fruit assez biscornu (voir billet précédent) originaire de la Mer Caspienne et introduit au Moyen-Âge en France, un fruit assez rustique qui sent merveilleusement bon. C'est souvent lui qui sert de porte-greffe aux poiriers… Néanmoins, il vous faudra pas mal de patience pour ôter la peau et le tailler en dés pour le cuire. On le trouve sous forme de pâte sous l'appellation Cotignac — que l'on lit dans Pentagruel sous le nom de Codignac — à Orléans…

S'en suit des recettes savoureuses. Le Coing avec du miel, des noix ou des courges… Slurrrppp…! Idem pour la mûre, un fruit sauvage que j'aime dévorer en me baladant sur les chemins de Belle-ile fin août (ici du côté du phare des Poulains au dessus de Sauzon)…

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Ou encore les groseilles (assez pénibles à cueillir comme les cassis…!). Allez, je m'arrête ici…
Un très bon bouquin à s'offrir et offrir autour de soi… Et si vous bossez chez vous, des idées épatantes, des télescopages de saveurs pour transformer vos recettes habituelles.



Cuisine bio pour fruits de saison
130 recettes sucrées et salées
Serge de Thaey
Éditions Terre vivante
9782914717472 | 16 € pour près de 160 pages en quadri sur papier recyclé imprimé avec des encres végétales




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À noter que l'auteur, Serge de Thaey, vient de se lancer dans les tuiles déshydratées produites à Cornillon-en-Trièves avec Biscru. Les projets semblent intéressants avec prochaine production à partir de l'énergie solaire, réinsertion en relation avec l'ANPE et agriculture biologique… Nous y reviendrons prochainement…

le 22/09/2008 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Dictionnaire de l’Argot des Typographes

Eugène Boutmy

dans lire | vincent

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]


"On pave!"
La plupart du temps, le Singe débutait sa carrière comme attrape-science, jusqu'à ce qu'il sache manier la truelle, causer batiau et soit à la coule dans l'atelier ; il pouvait dès lors lever lui aussi les petits clous, aller en Galilée (ou en Germanie), battre nerveusement le briquet les jours de pompe, étouffer un perroquet les jours de banque et vider sa sentinelle à la Saint-Jean-Porte-Latine. Il devenait marron, rouleur, bibelotier, bourreur de lignes ou canardier, voire prote, ou même prote à manchettes – suprême état ! Ce dernier sachant monter les commandites, distribuer les sortes, les gras et les grates, mettre les compagnons dans leur dur pour leur éviter les heures en bois et retoucher si besoin le parangonnage d'une grebige…


Pas tout compris ? Alors je vous suggère cet opuscule qui dépeint façon Balzac le métier d'ouvrier typographe. Écrit en 1883 par E. Boutmy et réédité en 2005 par les éditions "Le Mot et le Reste", c'est un petit dictionnaire léger qui se laisse lire facilement et, si l'on est peu ou prou de la profession, sera apprécié pour sa valeur documentaire et historique. L'ouvrage est augmenté d'une longue introduction descriptive, farcie d'anecdotes, sur l'histoire des typographes au XIXe siècle, ainsi que d'un choix de coquilles célèbres, où l'on voit comment se créent parfois le folklore et la légende.

Bref, à laisser traîner sur la table du salon, au petit coin, dans le sac photo …

Note : pour obtenir le bouquin, j'ai passé commande sur leur site (http://atheles.org/lemotetlereste/), mais il doit y avoir moyen de le trouver ailleurs…

Dictionnaire de l'Argot des Typographes
Eugène Boutmy
Editions Le mot et le Reste
9782915378214 | 15 €



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Note(s) de lecteur(s)…

Note du JC… J'ai ce même livre édité par Les Insolites, libraire-Éditeur (imprimé en 1981), réédition de celle de 1883 parue chez C. Marpon et E. Flammarion…
À François, oui, nous avons la même édition…!

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le 21/09/2008 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #