J’emploie Koken - Creative website publishing depuis quelques années (depuis mai 2013)… Bref, depuis que mon précédent outil s’est retrouvé grignoté par des trous de sécurité de plus en plus flagrants, des exploits dans le code et laissé en suspens après une étonnante discorde entre développeurs. C’est le problème des produits gratuits, la motivation ne suffit pas, il faut faire bouillir la marmite, j’en sais quelque chose.
Je ne sais si cela sera — a terme — le sort de koken qui est également un produit gratuit aux nombreuses extensions payantes si vous en avez besoin. Pour le moment, le travail de ses trois excellents développeurs semble avoir été récupéré par NetObjects . Et tant mieux pour eux, tant mieux pour les utilisateurs.
J’avais évoqué ce produit dans MacPlus.net dans le billet : Koken : publier ses galeries photos sur le web
Depuis huit jours, deux mises à jour dont une dernière aujourd’hui — Update 0.21.4 — qui corrige l’export vers Tumblr. Et donc vers Ancr.es pour moi…!
Bref, en images, quelques rappels en images de cet excellent produit avec, dans la dernière version, la possibilité d’avoir des aperçus plus grands dans l’administration.

Le problème de la page Timeline semble avoir été corrigé et vous pouvez vous en servir comme page d’accueil si besoin est…

Le plus du jour (hormis tumblr) est ceci…

…Augmenter la taille des vignettes dans l’admin…
Des thèmes gratuits et d’autres, remarquables, payants… Dans tous les cas une interface générale pour le thème…

Puis pour chaque template (modèle de page)…

Bref, une très belle alternative pour construire votre site d’images, mécanique entièrement basée sur CodeIgniter…
Pour ma part, après plus de deux années d’utilisation, je pense acquérir un thème juste pour soutenir leur boulot (la template Elementary me suffit amplement)… Mais dommage qu’il n’y ait pas un bouton PayPal comme pour Wikipedia pour leur faire un don…
À suivre…
Dans les années soixante-dix, la notion de retraite me semblait un truc conceptuel. Je ne sais même pas si j’avais simplement compris l’idée même de ce dispositif… À vingt ans, après huit années de pension, mes envies étaient autres…!
Aussi, quarante ans plus tard, au moment du relevé de carrière, c’est un énorme binz avec quelques trous…! Je n’ai quasiment rien conservé de cette période où j’enchaînais des missions d’intérim de trois jours à trois semaines tout en suivant les cours une semaine sur deux à l’école d’archi… L’argent du loyer comme celui pour remplir le frigo ne tombait pas tout seul…
j’écumais les agences d’interim de ma ville, j’acceptais tout ce qui me tombait sous la main au moment où c’était vital.
Je me souviens d’avoir bossé deux ou trois mois comme veilleur de nuit (…à l’usine de la compagnie des lampes Mazda à Versailles-Porchefontaine), dessinateur VRD à Villiers St Fréderic, dessinateur de plans chez Breguet avant la fin tragique de son dirigeant en 1980, standardiste quelques semaines dans une entreprise à Versailles, magasinier à Vélizy, pousseur de wagonnets de pièces électroniques dans une ZI éloignée où je me rendais par un bus affrété par l’entreprise, terrassier avec une pelle, conducteur de camionnettes (…avec un mauvais carton contre une voiture qui avait grillé un stop. Je revois la scène au ralenti, debout sur le frein du bahut chargé ras la gueule de rouleaux de tissu et incapable d’éviter la collision), livreur pour un groupement de librairies, sondeur, enquêteur (pour faire tester de la nourriture pour chiens…!), commis de librairie pour la période de l’inventaire, graphiste pour un imprimeur de travaux de ville, etc.
Si je me souviens des jobs les plus rigolos, des ambiances parfois étranges, pour ne pas dire glauques (…notamment dans une usine d’assemblage), j’ai gardé peu de traces écrites de ces périodes, passant d’une mission à une autre au gré des demandes sans les noter. Sur le coup, je me souvenais bien évidemment des détails. Mais plus de quarante années ont passé…!
Aujourd’hui, il est facile d’avoir un compte dans le nuage avec iCloud, Evernote, DropBox, Google Drive, OneDrive ou encore Box.net. Des applications comme ScanBot ⚑ (Gratuit), PDFpen Scan+ ⚑ (6,99 €) ou Scaner Pro ⚑ (2,99 €) permettent de numériser un bulletin de salaire R/V, de mettre automatiquement une date et d’expédier vers le nuage souhaité le fichier ainsi capturé au format PDF.
Mon premier conseil est le suivant : faites-le…!
Mon second…? Dupliquez ces infos sur un autre support…
Je suis très attaché à l’usage de Day One, ce traitement de texte qui propose d’associer chaque note à une date et une heure. Pas besoin de rentrer un titre, la date même de la création de la note se suffit à elle même.
Déjà, cette simple façon de fonctionner permet de se constituer aisément une sorte de carnet, un journal de bord.
Mais, je l’ai déjà écrit, Day One permet également de mémoriser l’endroit d’où l’on écrit. Pas la peine — a priori — de rappeler que vous êtes à Rome ou à Turin, la localisation — si vous l’avez activée — se charge de mémoriser automatiquement le lieu où la note a été commencée, peu importe ensuite que vous la modifiez par la suite, ailleurs et/ou à une date ultérieure, elle reste liée aux informations de départ.
À cette localisation, Day One va non seulement vous proposer d’associer une carte (…et vous indiquer que vous étiez à deux pas de tel Chateau sur la Loire ou à deux pas du Quai Branly) mais également les informations météo (température, ensoleillement, pluie…) liées, encore une fois, à cette localisation.
Tous ces éléments concourent à rafraîchir vigoureusement votre mémoire quand vous relisez vos notes, expliquent pourquoi vous étiez à 15 heures dans un café à vous réchauffer au lieu de déambuler sous les averses…!
Mais le point le plus intéressant est l’ajout d’une photo emblématique, voire plusieurs, dans une journée.
La photo est aussi la mémoire de l’instant vécu
Dans 99,9 % des cas, je ne prends pas de notes, ma mémoire est encore capable de me restituer les évènements de la journée. Je procède en soirée ou en fin de semaine.
Par contre, je ne suis pas certain de l’heure de mon passage dans telle rue, je ne suis pas même assuré de me souvenir de sa localisation même si je me souviens que nous quittions tel endroit pour nous rendre vers tel autre.
C’est pourquoi j’ai pris l’habitude de faire des clichés emblématiques à destination de Day One justement. Ce ne sont pas de belles images léchées (quoi que, l’on peut associer les deux, ne surtout pas se priver…) mais une vue générale, quasi carte postale, qui n’a de but que de figer le contexte.
Comme le iPhone ajoute des informations EXIF dans les photos réalisées, il me suffit le soir ou quelques jours après de créer des entrées dans Day One en utilisant comme autant de clés ces quelques images qui résument le mieux ce contexte. Comme autant de pièces d’un puzzle numérique…!
Je me force à le faire pour la bonne raison que je ne suis pas le seul demandeur de ces balises visuelles et temporelles. Ces notes photographiques sont autant de fanions qui rappellent avec assez de précision la balade effectuée. Mais aussi les mois et années.
Ces photos banales ont du bon car sans charge émotionnelle. Elles rendent compte de la réalité du moment tout en restituant nombre de détails (couleur, conditions météo mais aussi image du bâti, des jardins…).
Bien entendu, j’utilise de plus en plus Routie en lieu et place de Moves (qui fonctionne néanmoins toujours en arrière-plan), application qui me permet d’afficher chaque vue prise sur le parcours qu’il a mémorisė dans le dédale des petites rues de tel village d’Ombrie, etc. Et des kilomètres parcourus à pied, autre information que Day One peut conserver si vous le souhaitez.
Mais la timeline de Day One reste la plus intéressante car elle me permet de conserver linéairement plus de cinq années de ma vie, de rechercher en quelques secondes à quelle période nous étions allés dans tel lieu. À condition de l’avoir notė dans le texte qui accompagne la photo ou dans le carnet de voyage.

Certes, les 5 étoiles pour ce Tiramisu sont exagérés (quoi que…!) mais le souvenir reste vif de ce petit restaurant à Rome, rempli d’habitués et où j’ai découvert les artichauts frits…
c’est le seul point qui manque pour le moment, ne pas pouvoir rechercher sur les données de localisation. Pas possible de retrouver les dates d’un passage à tel endroit (…alors que la photo est bien localisée) si ce lieu n’a pas été consigné dans le texte.
Un outil que l’on découvre sur le long terme
Tous ces points de confort ne sautent pas aux yeux. J’ai récemment convaincu ma moitié de l’utilité de Day One après lui avoir démontré que nous étions allés à tel endroit en telle année. Et, mieux encore, les photos incorporées aux notes lui ont immédiatement permis de reconstituer notre périple d’alors.
Du coup, les jours de son increvable Nokia semblent comptés car sa propre perception du iPhone a brutalement changée. Mais en fait, elle souhaite simplement que je constitue à son usage un carnet sur son iPad qui lui permettra de reconstruire aisément nos balades…!
C’est un début !