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le 16/02/2004 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Urbanbike, pour quoi faire…?

Prolégomène(s)

dans groummphh | mémoire | vieillir

Jusqu'à présent, nous utilisions — pour troudememoire — une architecture sous SPIP, application très efficace, parfaitement dédiée à la publication "online" mais hébergée sur un serveur mutualisé. Des temps de réponse assez longs (…pour ne pas dire de plus en plus longs) sur ce serveur mutualisé nous ont améné à déplacer la structure construite sous SPIP sur notre propre XServe.
Sauf qu'entre temps, nous avons eu l'occasion d'utiliser pMachine sur un autre site, à savoir la première mouture de MacDigit et d'apprécier son système d'administration beaucoup plus compact en terme d'ergonomie.

Nous avons également testé les "templates" de mise en pages, plus proches de ce que nous souhaitions, c'est-à-dire à base de CSS, plus faciles à manipuler que celles livrées avec SPIP.
Ces deux points associés à quelques autres fonctionnalités nous ont semblé suffisants pour casser troudememoire (…qui est renvoyé ici-même) et le reconstruire entièrement en utilisant, de plus, nombre de papiers écrits pour nos amis de MacDigit justement…
Cela ne sous-entend pas que SPIP est un mauvais produit, loin de là. SPIP est un produit plus puissant en terme de fonctionnalités. Simplement, nous avons plus d'affinités avec pMachine.


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(mode souk)
NOTE : Ce CV incomplet du JC a atterri ici — mi-2006 — et il n'est pas de la date du billet, CQFD. Je le conserve juste parce que je n'ai pas de mémoire…
Pour commencer une photo, sans mes loupes (eh oui, je suis équipé de Varilux de course sinon je ne vois… rien. D'ailleurs là, je ne voyais pas l'objectif !). Photo prise par ma tendre épouse à Bordehouat il y a un paquet d'années.
Note personnelle : Jacques, ce n'est pas la peine de remarquer que j'avais encore des cheveux à cette époque, j'ai perdu mes derniers en bossant avec toi… (et toc…!).

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Après une enfance un peu bringuebalée (Algérie, Mexique, Canada), une reprise en mains à l'École Active de St Cloud sous la houlette patiente de Mademoiselle Houllier (il fallait bien apprendre à lire et à écrire à 9 ans) avec une certaine Evelyne Reza comme condisciple, neuf années de pension en région parisienne (École Charles de Foucault à Bonnelles) chez les pères blancs avec quelques bons moments et des profs qui m'ont marqué (Marie-Claire et François Chedeville, Philippe Mérieu et Martine Delorme, Monsieur Viry et quelques autres dont un fantastique prof d'histoire, Monsieur Gerard, accro à la bière, royaliste et fabuleux conteur…) ; un bac A arraché au jury (merci à Patrick Grainville de m'avoir interrogé sur Jean Marie Gustave Le Clézio…) après quelques échecs patents… (biiiiiip)

Une année de service militaire dans la foulée (où je me retrouve déjà devant une machine à écrire mais au centre de Paris, à la caserne Dupleix, réel hasard car je devais être affecté en Alsace).
Six ans d’études d'architecture à UP3 (Versailles) avec obtention d’un D.P.L.G.
En parallèle, des missions d'intérim et autres pour financer ces études (coursier, standardiste, magasinier, dessinateur industriel ou en architecture, pousseur de wagonnets dans une usine d’électronique, etc.), avant de devenir freelance en "Business Graphics" pour des cabinets de conseil (McKinsey, Booz-Allen & Hamilton, Stratorg, etc.). Cette activité consiste à réaliser des présentations visuelles attractives tout en préservant l’image du cabinet de conseil.
Avec Béatrice Barbary, rencontrée à l’école d’architecture, nous devenons, en 1979, actionnaires minoritaires d’une petite imprimerie de ville à Paris. Nous découvrons l'impression au plomb, l’offset, l'odeur de l'encre, et accessoirement, la mauvaise posture des associés minoritaires.

Nous créons un 1er avril 1984 (cela ne s’invente pas), notre entreprise, barbary-courte.com, orientée vers les présentations visuelles pour le conseil et les entreprises (Club Med, Rhône-Poulenc Santé, CanaudMétalbox…). Nous achetons cette même année notre premier ordinateur, un Lisa de marque Apple.

En 1987, à l’origine d'une société de formation (Double Clic), je rédige un premier livre sur les macros d’Excel pour Cédic Nathan après avoir été repéré par Etienne de Maillard, son éditeur informatique. Incessamment, je lance les MémoMacs dont je deviens directeur de collection. Les auteurs sont des pigistes rencontrés dans l'univers de la presse et du monde Mac (des amis comme Jean-Pierre Curcio ou encore Nathalie Barbary, spécialiste incontestée d'Excel). J’écris des ouvrages sur XPress, Illustrator et surtout sur Word…

Un “certain” Docteur Talamon me passe un coup de fil trois ans plus tard et me voilà accueilli par Jean-Pierre Tissier aux éditions Armand Colin. Je créé les collections Séquences et Références en faisant appel à mon réseau. Je commence à mettre en place la gestion des couvertures en numérique de cette collection ainsi que les mises en page intérieures en collaboration avec les auteurs. Sous la houlette des fabricants des éditions Masson, Jean-Pierre Bué et Bruno Fisseux (mon vieux copain malheureusement disparu en 2004), j'approfondis mes connaissances tout en ayant régulièrement avec eux des discussions passionnées. Pour Armand Colin, je rédige des livres sur Photoshop et Word avec le soutien de Jean-Luc Blanc, mon éditeur.

Par ailleurs, je pige une douzaine années dans l’univers de la presse micro-informatique qui se développe. Je suis reconnu — abusivement !! — comme spécialiste des produits de PREAO, de PAO et de Photo. Pas mal de rencontres, de Michaël Thévenet à Jean-Marc Emery, Jean-Louis Lebreton, Bernard Ledu, Laurent Katz, Cyril Fiévet, François Lambel (qui m'a toujours caché sa sœur), Emmanuel Alexandre, Marc Olanié, etc. J'en oublie, qu'ils me pardonnent !

À partir de 1994, je travaille essentiellement pour d’autres éditeurs (Eyrolles, Éditions d’Organisation, Weka, Éditions du Moniteur) comme graphiste (création de couvertures de livres, plus d’un millier fin 2004) via ma petite entreprise, Barbary & Courte. Depuis mi-2004, je bosse définitivement chez moi, à cent pour cent, comme graphiste.

Je démarre, à la demande du fondateur du site, Dominique Chiron, une collaboration à macdigit.com d'octobre 2003 au 21 juin 2006. Sur ce blog collaboratif, je teste ce qui a trait à mon métier, au pré-presse et au monde digital… plus de 1000 billets et 1600 réponses en commentaires. Non, je n'ai pas découvert les blogs à cette occasion, j'écrivais en 2003 sur cuk.ch, l'époque où je redigeais des papiers en vrac sur tout ce qui m'avait attiré l'oeil dans la presse avec la complicité de Noé et François Cunéo…
En voici la liste entre le mars et avril 2003 sur CUK (merci Noé de les avoir sauvées même si ce n'était pas de grand intérêt…!)
• Entre sept et huître | 1
• Entre sept et huître | 2
• Entre sept et huître | 3
• Entre sept et huître | 4
• Entre sept et huître | 5
• Entre sept et huître | 6
• Entre sept et huître | 7
• Entre sept et huître | 8
• Entre sept et huître | 9
Et plus tôt encore — 2000/2001 — sur 01.net pour mon ami Michaël Thévenet.
Depuis le 21 juin 2006, je poursuis mes petites notes sur Urbanbike, blog ouvert le 23 septembre 2003.

Bouquins (mais liste plus propre ici)

Grâce à Amazon, j'ai retrouvé tous les bouquins (et rééditions) que j'avais écrit et, surtout, les dates de parution (qui s'avèrent foireuses car cedic-nathan a été racheté par Dunod et ces dates sont celles des retirages).
• Adobe Photoshop – Armand Colin (1 janvier 1993) | 220021264X
• Séquences Macintosh – Armand Colin (1992) | 2200210906
• Memomac Adobe Photoshop – Dunod (24 février 1993) | 2100001396
• Memomac word 4 tome 1 – Dunod (22 février 1993) | 2100001965
• Memomac word 4 tome 2 — Dunod (17 février 1993) | 2100002155
• Guide .p.s.i Word 4 macintosh – Psi (8 mars 1999) | 286595563X
• Memomac Xpress 2 – Cedic (1 février 1993) | 2712404831
• Memomac Illustrator 88 — Cedic (29 mai 1992) | 271240470X
• Memomc Photoshop — Cedic (1990) | 2712406729
• Microsoft Word 5 — Armand Colin (1992) | 2200212070
• Memomac Word 4 / mise en oeuvre — Cedic (1 février 1993) | 2712406265
• Memomac Word 4 / references — Cedic (23 décembre 1991) | 2712406389
• Le livre de word 3 sur macintosh – Psi (1 mars 1993) | 286595482X

Et, jamais écrit :
• Word 6 cool - Eyrolles (1 décembre 1999) | 2212087985

Il manque juste Excel Graphique…!, mon premier bouquin édité par Etienne de Maillard chez Cédic-Nathan (et composé par mes soins en Lubalin…! Souvenirs, souvenirs…)
Le livre, Comment travailler chez soi, avec Jacques Lucchino est sorti le 2 décembre 2005.


nb : petit souvenir de l'époque où Michael Thévenet était le rédac chef de 01.net et m'avait fait photographier pour illustrer mes chroniques…

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le 31/12/2003 à 13:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère… | 3

Vie antérieure…

dans groummphh | mémoire | vieillir

Épisodes : un | deux | trois | quatre

Suite…

Lisa et ses 85 KF à amortir (sic !), ne dura pas une éternité, suffisamment néanmoins pour être transformé en Macintosh XL mais avec le fameux problème dit des …pixels — carrés sur le Mac, alors que Lisa affichait des pixels rectangulaires…
Et l’on passa à MacDraw !
Explication…

Très vite, Lisa s’avéra être un échec marketing malgré son avance technologique incomparable.
Nous convertîmes début 1985 notre Lisa en Macintosh XL

Du coup, LisaDraw devint MacDraw mais nous perdîmes la suite Lisa 7/7, sorte d’Office à la sauce Apple.
Pour les graphiques, nous nous sommes convertis à Microsoft Chart (qui avec Microsoft Multiplan, devint …Microsoft Excel).

Pourtant, les choses se sont accélérées une seconde fois avec l’arrivée de l’imprimante laser… en 1985…!

Fin 85, début 86, les sociétés de conseil nous suivirent dans notre aventure (je me souviens de l’étonnement de nos clients) et s’équipèrent en Macintosh.

Même si quelques-unes (…pas de noms, pas de noms !) nous avaient conseillé (hihi !) de travailler avec des machines sérieuses (…du matériel Victor ou Gateway) avant de basculer, à leur tour, sur Mac.

La laserWriter, une révolution aussi importante que l’ordinateur

Voici certainement le périphérique qui transforma ce métier et tant d’autres : avec l’impression impeccable des caractères PostScript, le lissage des courbes de bézier des graphiques réalisés sous MacDraw, les sorties papier devenaient parfaites.
Et nombre de professions s’en trouvèrent bouleversées.

Des pans entiers des Arts Graphiques et de l’imprimerie ne comprirent pas qu’ils étaient condamnés s’ils ne bougeaient pas. Les photocompositeurs survécurent quelques années avant de fermer.

Mais revenons à notre propos : en moins de deux ans, nous abandonnâmes Rotrings, Gutta et cutter pour créer toutes les présentations directement à l’écran.

Mieux encore, avec des sorties quasi parfaites sur l’imprimante Laser en haute résolution, le banc photo Agfa n’était utilisé que pour réaliser le film inversible (le lith) propres aux diapos.

La Composphère n’était plus d’actualité, il était plus facile de saisir et de changer de typographie directement à l’écran.

Exit les cartes magnétiques : le Macintosh, la LaserWriter et le lecteur de disquette 1.4 révolutionnèrent les présentations visuelles.

Couleur et impression sur pellicule

Puis la couleur arriva sur l’écran avec les premiers écrans 13 pouces et les Macintosh II fx ou II ci.

Les softs s’adaptèrent assez vite. Il me semble que c’est MacDraw II qui supporta le premier la couleur.

La troisième accélération fut l’œuvre d’autres périphériques, ceux qui permirent d’impressionner directement les émulsions photos.

Laser Graphics commercialisa son fameux Personnel LFR ou LFR Plus dans les années quatre-vingt-dix, un imageur qui permettait de shooter sur Ektachrome directement les images en couleurs préparées sous MacDraw et enregistrées au format PICT.

Un long tube terminé par un appareil photographique et une focale 35 mm permettait de photographier toutes les vues en les affichant sur un écran haute définition noir et blanc mais avec un dispositif de trois filtres RVB monté sur une platine circulaire couplé à une opération de superposition (une vue était égale à la superposition de trois vues filtrées, une rouge, une bleue et une verte).

Ces imageurs succédaient aux Montages FR1 et FR 2 de Presentation Technologies. Ces produits permettaient de sortir des diapos avec une définition de 4000 lignes, voire de 8000 lignes pour les tous derniers modèles commercialisés alors.

Certes, le temps de shooting était long, 5 minutes en moyenne par vue, mais ce n’était rien en regard des méthodes précédentes ! Quasiment plus d’intervention humaine, plus d’odeurs de chimie dans le studio…

Les précédents process connurent à leur tour le sort de la Composphère : plus besoin de banc photo arts graphiques, plus de chimie, de zip ou de table lumineuse, plus besoin de retouches : juste la mise en couleurs à l’écran.

Bref, en quelques années et en trois grandes étapes, la chaîne de production avait perdu nombre de ses maillons (ou de ses freins) en production.

Elle s’était concentrée en quelques outils et opérations élémentaires.
Et à la portée d’un seul opérateur.

Mais process encore trop long au gré de certains.

Et le vidéoprojecteur fût !

Malgré une rationalisation des outils, la réalisation de diapos restait une étape trop longue en terme de délais de fabrication et ce malgré la superbe qualité des ektachromes projetées plein pot lors de grands meetings d’entreprise.

Nous utilisions des projecteurs Simda, des 250 ou 400 watts refroidis par des ventilateurs spécifiques, avec des lampes à vapeur métallique (ou xenon), des engins qui atteignent 5000 lumens !

Mais dans le monde du conseil désormais lourdement informatisé, l’idée de pouvoir modifier sa présentation jusqu’à la dernière minute, restait dans l’air…

Jusqu’au moment où les premiers vidéo projecteurs portables furent disponibles à des prix raisonnables.

Et là, je ne parle pas des premiers Barco que nous utilisions pour des séminaires ! Imaginez des monstres loués à prix d’or et affichant une image de 640 par 480 pixels, du matériel qui nécessitaient la présence d’un technicien 3 heures avant la présentation pour régler le parallélisme… !

Désormais nous utilisions des vidéo projecteurs lumineux, légers, se connectant en un quart de seconde à un portable. La résolution tutoyait les 1024 par 768 pixels, 3200 lumens pour une machine de moins de 6 kg… En 2025, de l’image 4K avec 37 500 lumens…

Ils sont loin les projecteurs de diapositives Simda, leur site ne répond plus.

Beaucoup de prétendants

Il restait nombre de points à améliorer au niveau de l’application même qui permettait de réaliser ces présentations.

Si MacDraw (II puis Pro), tout premier produit vectoriel, successeur de LisaDraw (et bien avant Illustrator) était désormais bien installé, cela n’empêchait pas les prétendants de se bousculer.

MORE, poussé en France par Bruno Rives, sortit des cartons mais n’arriva pas à s’imposer malgré un fabuleux mode plan découlant de Think-Thank et des tas de fonctionnalités devenues banales aujourd’hui comme les effets de transition entre slides.

Passèrent des produits assez sophistiqués comme StandOut de Letraset, Persuasion d’Aldus (…avant d’être racheté par Adobe) qui tournait déjà en version 2.1 sous Mac et PC ou encore Cricket Presents avec Cricket Graph, produit qui s’écroula avec la sortie de sa version III. Sans oublier quelques ovnis comme ChartMaker ou d’autres.

Et, bien évidemment, PowerPoint de Forethought. Ce produit né sous Macintosh montrait la voie de ce que devait être un outil simple de présentation visuelle : rustique, simple d’emploi (…à l’époque !) et gérant bien la couleur.

Pourtant, très vite, cette application s’éclipsa, rachetée par Microsoft en 1987.

En fait, il semble que ce n’est pas ce produit qui intéressait Microsoft mais Filemaker. Malheureusement (…ou heureusement selon le point de vue que l’on adaopte), une clause permit aux développeurs de se dégager et Microsoft se retrouva avec cette acquisition qui, du coup, fût intégrée à Office puis portée sur Windows.

Les sociétés de conseil restèrent un temps sur MacDraw car cette application était simple à utiliser, répondait bien à leurs besoins de base et surtout facile à apprendre.

Il faut se se rappeler que MacDraw est une sorte de Jeep, d’outil à tout faire (s…ouvenez-vous du premier livre d’Andréas Pfeiffer, réalisé à 100 % sous MacDraw), rustique et solide.

Et quand on choisit un produit dans l’univers du conseil, avec des bureaux dans le monde entier, on fait un choix pour pas mal d’années. D’autant que des tas de présentations furent produites et que l’on réutilise fréquemment des graphiques essentiels d’une présentation à une autre.

Par ailleurs, les graphiques copiés/collés d’Excel se manipulaient bien sous MacDraw.

Sans oublier qu’un seul fichier MacDraw supportait largement une présentation complète constituée de nombreuses slides…
Bref, tout semblait aller pour le mieux.

Quelques erreurs en série…

Apple fit d’une certaine manière son propre malheur en créant en juillet 1987 Claris, éditeur indépendant mais filiale à 100 % d’Apple.

La première erreur fut de sortir à tout prix deux produits à partir de MacDraw Pro, à savoir ClarisDraw et ClarisImpact.

L’idée des marketeurs de l’époque était d’augmenter le nombre d’utilisateurs. ClarisDraw étaient prévu pour les architectes, pour des usages techniques. ClarisImpact était dédié aux présentations visuelles.

Hérésie d’autant que l’on avait besoin de l’ensemble des fonctionnalités des deux produits qui avaient été stupidement segmentées…

Déjà nos clients ne surent pas quelle version choisir ! Et restèrent pour la majorité sur MacDraw Pro (…en tous cas pour ceux avec qui nous bossions à l’époque).

Une seconde erreur fut de ne pas avoir proposé immédiatement une version PC de MacDraw Pro.

Or Microsoft tira le premier avec PowerPoint 3, dès 92 sous Windows 3.1 et Mac.

La version 4 lui succéda en 94. Avec quelques points forts comme l’intégration des graphiques depuis Excel et du mode plan de Word.

Claris se rattrapa avec la sortie de Claris Impact II en 95 mais c’était déjà trop tard.

Pourtant Claris Impact II possédait un grapheur intégré, un outil de réalisation de tableaux, une fonction de vues miniatures pour trier et modifier l’ordre des slides…

Mais, si les décisions se prennent lentement, elles engagent pour longtemps (bis repetita).

Apple avait portant un parc étonnant de MacDraw et MacDraw Pro installés aux 4 coins de la planète. Mais la migration vers PowerPoint se fit très vite.

Avec cet argument quasi imparable : la compatibilité PC rassurante avec l’informatique habituelle des clients.

La messe était dite d’autant que Claris commençait à ne plus exister face à la pression de Microsoft et des autres éditeurs.

À la fin 2002, il ne restait plus que PowerPoint comme outil de PREAO, Persuasion ayant été retiré du catalogue d’Adobe.

Keynote, un fabuleux produit pour qui ?

Bien que ne réalisant plus de présentations visuelles depuis quelques années, nos concurrents ayant également déserté les cabinets de conseil, j’ai téléchargé Keynote dans la semaine qui a suivi son annonce par Steve Jobs.

Et j’ai eu le plaisir de réaliser une présentation “Corporate” pour l’un de nos clients.

Toute la présentation ayant été enregistrée en QuickTime, ce fut un bonheur de mélanger photos, effets, illustrations réalisées sous Illustrator et de découvrir qu’il était facile de créer nos propres thèmes.

Je vous engage à (re)lire le papier de François Cunéo sur cuk pour en savoir plus.

Et pourtant, qui va utiliser ce fabuleux produit ?
Les consultants que je connais ne jurent désormais plus que par PowerPoint !

Dommage car leurs présentations stéréotypées retrouveraient une certaine fraîcheur et, surtout, un peu de cette qualité graphique des années quatre-vingt !

Épisodes : un | deux | trois | quatre

le 06/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #