C’est une explication …même si elle n’englobe pas tout mes ressentis.
De fait, comme je lis quasi tous les jours des tas de fils RSS via News Explorer, je suis peut-être exténué de relire — quelques heures plus tard — ce que j’ai mis de côté pour un nième Paul-Eu-Gazette.
Note au passage, mon usage des tirets longs (la valeur d’un cadratin) ne doit rien à l’usage d’un outil de rédaction basé sur l’IA. Idem pour les points de suspension, voire d’exclamation.
Cela ne signifie pas que je vais me mettre en retrait de Mastodon (!), juste que je souhaite réduire drastiquement mon volume de pouëts.
Je suis également convaincu que cet épisode de chaleur laisse quelques traces sur mon organisme âgé même si j’ai fait le choix depuis une décennie de vivre en Bretagne, certes par périodes.
Fatigue caniculaire itou…
En effet, les températures étaient supérieures sur mon île de 15° au dessus de la moyenne des années précédentes.
Bref, comme un fort besoin de récupérer avant la prochaine canicule.
Mais, pour y arriver, décrocher du fil des nouvelles de la planète en surchauffe est le meilleur moyen de ne pas cramer mes derniers neurones…!
D’autant que toutes ces news — comme les pièces d’un puzzle monstrueux — continuent à s’emboiter pour dessiner un monde qui, jadis, aurait été qualifié de dystopique.
Demain, cette technologie aux objectifs parfois sensés mais rassemblées à d’autres fins puis laissée dans les mains de quelques délirants bas du front …peut aisément se retourner contre ceux qui… (ici, ouvrir les guillemets) n’auraient pas les bonnes opinions, couleur de peau, croyances, etc.
Bref, la guinguette ferme temporairement ses volets…!

Oui, j’ai vécu des étés très chauds dans mon enfance en Beauce, au Mexique ou en Algérie jadis. Mais que l’on cesse d’être dans le déni avec des arguments en carton comme « ça a toujours été comme ça » ou « c’est normal, c’est l’été. » Je me souviens en 2019 d’épisodes torrides à Cordoue ou à Tolède mais jamais sous ce sèche-cheveux gigantesque…!
Au début du Web, il était judicieux de réserver les principales extensions alors disponibles, du .org au .net.
Quelques décennies plus tard et dans un contexte changeant (…je me réfère à la dernière déclaration de Google), pourquoi conserver une tripotée d’extensions pour un simple blog vu que le résultat des requêtes passera a terme par une page générée par l’IA…?!
Il est clair que j’aurais dû déjà réagir plus tôt, je ne l’ai fait que l’an passé. Ainsi photager.com est devenu photager.eu. J’ai certainement perdu les quelques rares visiteurs au passage mais mes finances personnelles s’en portent mieux. Nombre de domaines que je conservais sont disponibles et chacun peut désormais les utiliser à sa guise.
Merci d’ailleurs à monarobase d’avoir fait le nécessaire en m’accompagnant dans nombre de démarches et modifications.
Direction la vieille Europe…
De plus, je suis fatigué des décisions unilatérales décidées de l’autre côté de l’Atlantique : je préfère peu à peu rapatrier ou clore certains services vers ce vieux continent nommé …Europe, celle qui fut convoitée (et kidnappée) par Zeus…!
Ce point mythologie ne m’empêche pas d’être dépendant des services de ma pomme croquée préférée, en nous souhaitant à tous de ne pas finir comme Alan Turing…
Il me reste néanmoins à trouver un système de stockage Cloud qui ne coûte pas un rein…Mais la solution est peut-être de revenir à ce qui était mon quotidien, il y a près de 50 ans : des sauvegardes individuelles sur mes propres disques et basta !

L’interruption des services IA ne me touche pas : pas d’écriture assistée dans mon cas (…et, oui, ça se voit, pas ce style “lisse” et précis des meilleurs outils proposés, tant pis…!).
En revanche, mon dernier bricolage m’a ouvert d’épatantes pistes pour traiter ce que Marcel nommait éclairs de la mémoire ou …ajoutages…
En 2016 (…un siècle quoi !), j’avais testé une petite application iOS dédiée à la préparation d’un voyage…
Or, après ce test, je n’ai jamais réactivé l’app alors même qu’elle aurait pu/du répondre à nos séjours multiples entre 2016 et aujourd’hui !
De fait, sa séduisante ergonomie s’est avérée trop rigide pour nos usages.
Pour un week-end à Deauville ou Venise (…notez les poncifs…!), pourquoi pas ? Mais pour un long séjour à l’étranger, j’ai préféré brièvement ouvrir Things avant de revenir fissa à une simple liste dans Drafts.
En relevant mes fils RSS ces derniers jours, je suis tombé sur cet article sympa de nos amis de MacG : CheckPack se refait une beauté et mise sur l’IA pour préparer vos valises.
Et je n’ai pu m’empêcher de …réflexionner (sic !) avec cette remarque : une fois de plus, l’IA guérit des écrouelles et des trous de mémoire…
J’avoue que ça me saoule ce recours permanent à l’intelligence approximative …censée nous décharger des problèmes embarrassants, doper notre productivité.
Et plus si affinités.
Assurément pratique pour nous rappeler de prendre notre brosse à dents et deux slips. Mais entre le remplissage à l’arrache d’un baise-en-ville et l’organisation d’un long séjour, on change totalement de braquet (…métaphore cycliste usée).
Penser à confier cette organisation truffée de pièges à une IA ? Pas franchement enthousiaste ! Ceci explique pourquoi je reste fidèle — pour ma part — à une simple liste dans Drafts dans laquelle j’ajoute mes …questions, contacts, actions, remarques, notes, résultats d’échanges…
Notre vécu…
Pour un long semestre en Italie en 2023 à Perugia, il nous a été indispensable d’effectuer un premier voyage préliminaire pendant les fêtes de Noël 2022 pour tenter de trouver une location qui démarrerait quelques semaines plus tard.

Puis, dans un second temps, après une dizaine de jours dans une location touristique, arriver enfin à caler un rendez-vous administratif pour l’établissement de plusieurs codice fiscale, signer dans l’agence le contrat de location de quelques mois avec les protections légales des propriétaires, négocier un abonnement de même durée dans un parking car Perugia dispose d’une ZTL qui interdit (…et c’est louable) aux vieux moteurs mazout de venir la polluer.
Et, dans les temps morts, repérer le trajet jusqu’à l’université, trouver nos repères (boutiques alimentaires, grande surface bio au bout de la ville, marchés en plein air) ainsi qu’une station de carburant non automatique, apprendre à circuler dans une ville à plusieurs étages, découvrir l’usage de son mini métro et l’emplacement des Escalators…

Pas d’IA mais de vraies rencontres : des échanges « live » avec un chouette couple qui s’est mis en quatre pour contacter deux ou trois agences, nous mettre en relation avec une agence immobilière efficace, visiter l’une rares locations de courte durée en début d’année, dialoguer (en français) avec une jeune femme qui a cadrée le contrat …sous réserve que nous puissions obtenir nos Codice fiscale indispensables pour vivre réellement en Italie.

Sans oublier mes échanges par courriel avec un responsable de l’administration pour — finalement — obtenir ces précieux sésames, documents indispensables pour louer un appartement, négocier une place de parking en mode résident. Voire acquérir un bien en Italie, à cette période ou demain désormais.
Ce que je veux simplement souligner, c’est que ces apps de voyage sont pratiques pour préparer un court séjour. Mais au delà, la clé reste la débrouillardise (le culot parfois…), les contacts et la chance !
Pas de se fier à une simple réponse de l’oracle …suite à un prompt…!

Ilaria, Flavia et Damiano ont été trois rencontres décisives qui nous ont permis de vivre à Perugia six mois. Damiano, très occupé car chef du service, a pris le temps de nous recevoir et de rédiger lui-même nos documents dans une cité administrative ultra protégée (…très tendance en Italie pour des raisons évidentes). Et ce fut amusant de le rencontrer de manière inopinée à Foligno…
Merci à eux trois…!
Bref, c’est mon point de vue mais vous pouvez continuer à interroger ChatMachin qui vous pondra un texte superbement structuré, sans fautes de grammaire ni d’orthographe …contrairement à ce billet tapoté sur mon iPhone.
Bonne journée/semaine sous un soleil (un peu moins…) de plomb !
NB : j’ai mis du temps à finaliser ce billet car j’en ai pas mal passé à …soupirer devant les photos de cette étonnante cité…!