Récemment j’ai écrit un petit billet sur un clavier additionnel et pratique, cf. urbanbike | Quelle touche déjà pour tel ou tel caractère sous iOS ? mais l’idée initiale était de voir ce que Projects était devenu. J’avais découvert cette application naguère, un œil sur ce billet de 2010 — urbanbike | Projects sur iPhone — en déplorant par la suite ne pas le trouver sur iPad.
C’est chose faite avec la version 2 qui tourne aussi bien sur iPad que sous iPhone, échangeant même leurs données via iCloud.
Mais avant de vous lancer dans l’acquisition de l’application, sachez qu’il existe une version light et gratuite, Projets 2 LT ⚑, pour se mettre sous les doigts l’application et ses fonctionnalités (certes limitées pour cette version LT).
À quoi sert ce type de produit ?
Pour tous les projets qui nécessitent de multiples intervenants, pas inutile de planifier le moment précis de leur intervention ou de prendre en compte leurs rares disponibilités. l’un des termes consacrés est le mot retro-planning.

- Je n’ai pas l’intention d’acquérir un frigidaire, de modifier la cuisine ni de la repeindre mais rapide illustration sur un projet basique avec la version LT…!
Les usages sont multiples, du projet domestique de base qui nécessite néanmoins un peu de logistique comme le remplacement d’un frigidaire et en profiter pour repeindre la cuisine à des projets de grande ampleur comme construire un immeuble en passant par la réaménagement d’une boutique dans un temps donné, histoire de ne pas pénaliser trop longtemps cette dernière.
Mais également organiser un évènement (séminaire), anticiper sur la livraison d’un produit (site Web, plaquette commerciale, etc.).

- Pour chaque tâche, date (et heure) de départ, idem pour la date de fin… Sans oublier la gestion des ressources (qui fait quoi…?!), etc.

- Entre la gestion du temps de chaque tâche…

- Les ressources employées…

- Plusieurs représentations sont disponibles dont le calendrier…
Alors quelques vues réalisées avec la version LT qui permet de s’imprégner des fonctions de l’application mais avec quelques limitations comme le nombre de ressources (3 max) ou l’impossibilité d’échanger le fichier de travail, actions dévolues à la version complète., Projects 2 ⚑ (9,99 €).

- Pour finir, l’une des forces de cette application est également la production d’un fichier récapitulatif au format PDF à expédier à toutes les ressources.
Bref, si vous avez un gros projets avec plein de contraintes de temps et des tas d’intervenants, ce sont quelques euros bien employés pour lisser les étapes et éviter les recouvrements antinomiques !
Refusant de passer sous les fourches caudines d’Adobe qui est arrivé à transformer un excellent Adobe Ideas 1.1 | iPad et iPhone en un produit nécessitant désormais un ID pour l’employer…
je m’en suis expliqué ici : Et si CC cessait de nous les…?!
Du coup, hormis l’excellent Noteshelf ⚑ (7,99 €) sur iPad, pas grand chose sur le iPhone. Et puis j’ai fini par tester Tayasui Sketches ⚑ (Gratuit) sur le iPhone 6s+. Ce qui suit est un premier jet pour expliquer à grands traits le pourquoi de l’intérêt que j’y porte…

- le principe est simple, on choisit le fond d’écran (ici une grille), on peut même essayer pendant une heure tous les outils payants pour s’en faire une idée…

- ce qui a fait que j’ai fini par craquer assez vite, ce sont les trames (un assez grand choix) qui m’ont rappelé en version numérique les zipatone de mes années à l’école d’architecture… vous choisissez la trame, sa couleur et vous tracez une forme qui sera remplie par la trame en question.

- tous les outils sont paramétrables avec plusieurs épaisseurs de trait, fondu de couleurs. Et, selon les outils, transparence. Il est également possible de zoomer sur une partie de l’image et donc de déplacer/repositionner la zone dans l’écran du iPhone 6s+, choisir assez simplement les couleurs (et même les modifier)…

- les options sont assez pratiques et le mode d’emploi livré avec l’application très complet avec explication de tous les gestes possibles pour annuler, dupliquer, etc.

- avec un mini stylet Wacom à pointe caoutchouc accroché à la sortie écouteurs, ça devient un carnet de notes acceptable (même si Apple Notes est disponible par défaut sous iOS).
Du coup, je le teste sur du long terme mais je reste encore assez dubitatif sur l’option sauvegarde, regrettant de ne pouvoir transférer simplement mes crobards avec leurs calques du iPhone 6s+ vers l’iPad (et réciproquement)…
À suivre prochainement car le comportement de ce produit diffère à la marge (et la marge est large…!) entre iPad et iPhone. En gros la version iPad est franchement avantagée même s’il s’agit du même produit universel.
Bien entendu, Yvon qui est en Chine et Hugues tout juste de retour d’Ethiopie sont impatients de connaitre le contenu des lettres d’Alexandre Marchand à son copain François Crucière, lettres qui ont toutes été conservées par Marguerite, fille unique de ce dernier.

Mon fidèle scanner Epson firewire n’étant plus supporté par El Capitan (…alors qu’il tournait comme une horloge sur Yosemite, quelques coups de pied au c… se perdent chez la pomme), j’envisage de bricoler un support (une sorte de statif…) pour y poser, en haut, le iPhone 6s+ et, en dessous, les fameuses lettres expédiées du Tonkin avec un éclairage correct.
Mais en attendant, je me suis rabattu sur un procédé qui s’avère pas si abomifreux que cela… Passé les premières minutes, le mode dictée, malgré une évidente méconnaissance de certains termes anciens et de forts problèmes sur les accords, est un pis-aller assez correct. Les instructions vocales (…pas assez abondantes) pour gérer la ponctuation, par exemple, s’avèrent utiles mais impossible d’échapper à une relecture complète de ces notes balbutiées dans le micro de mes écouteurs…
Généralement, je dicte les lettres dans Drafts 4 et j’emploie quelques actions avant d’exporter le tout dans Ulysses pour iPad avec du balisage Markdown.

Certes, je me rends compte, au fur et à mesure, du temps que va me prendre cette opération. Mais, peu à peu, je décrypte l’écriture d’Alexandre, me suis fait à ses fautes d’écriture et de syntaxe, ses raccourcis, ses ajouts multiples en marge ou entre deux lignes, ses parenthèses et incises multiples, son style très souvent télégraphique.

Et à son humour (esprit d’escalier), voire à ses moments de déprime (spleen). Mais aussi aux problèmes techniques qui l’incitent à demander de l’aide à son copain François resté à Paris, à ses demandes précises pour que ce dernier lui expédie tant des ciseaux à ongles (courbes) que des feuilles d’amiante pour ses soudures, de la peinture noire pour repeindre sa chambre stéréoscopique, etc.

Car ces deux copains sont des fondus de photo et échangent sur la qualité de papiers pour le tirage comme sur les déclencheurs souples (…dont le caoutchouc devient cassant, dixit Alexandre).

Méthodologie et chronologie à inventer…
Bien entendu, c’est un premier jet pour mes deux amis Yvon et Hugues, je vais d’ailleurs faire une chronologie des lettres car il y a aussi du courrier de la sœur d’Alexandre aux parents de François pour un job aux P. et T. d’alors.
Et Hugues s’inquiète de ne lire que du courrier venant de Chine et rien de la première période d’Alexandre en Ethiopie…avant 1900, période traitée dans son livre qui relate l’histoire du chemin de fer construit au début du siècle dernier entre Djibouti et Addis Abeba. Et photographié par Alexandre.

- En passant, je sais désormais pourquoi ces lettres n’ont plus de timbres, passion de François… rappelée par Alexandre dans l’une d’entre elles…
Bref, c’est une histoire qui nous réunit, chacun disposant de quelques pièces d’un gigantesque puzzle qui nous donne envie d’en savoir plus. Tous les six mois, notre petite bande se réunit à Paris.
Si pour François, la vie a été plus brutale, celle d’Alexandre s’est achevée en 1956, information que l’obstination de Hugues a mis en évidence grâce à des recherches tous azimuts.
Bref, je profite de mon temps désormais libre (sic !) pour éplucher cette correspondance et d’autres archives photographiques, ayant perdu trop de temps ces deux dernières années.
À suivre…