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Vieilles lettres et mode dictée sur l’iPad

Pas la panacée mais bien pratique à l'usage…

dans ancres | écrire | lire | mémoire | outils | vieillir

Bien entendu, Yvon qui est en Chine et Hugues tout juste de retour d’Ethiopie sont impatients de connaitre le contenu des lettres1 d’Alexandre Marchand à son copain François Crucière, lettres qui ont toutes été conservées par Marguerite, fille unique2 de ce dernier.

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Mon fidèle scanner Epson firewire n’étant plus supporté par El Capitan (…alors qu’il tournait comme une horloge sur Yosemite, quelques coups de pied au c… se perdent chez la pomme), j’envisage de bricoler un support (une sorte de statif…) pour y poser, en haut, le iPhone 6s+ et, en dessous, les fameuses lettres expédiées du Tonkin avec un éclairage correct.

Mais en attendant, je me suis rabattu sur un procédé qui s’avère pas si abomifreux que cela… Passé les premières minutes, le mode dictée, malgré une évidente méconnaissance de certains termes anciens et de forts problèmes sur les accords, est un pis-aller assez correct. Les instructions vocales3 (…pas assez abondantes) pour gérer la ponctuation, par exemple, s’avèrent utiles mais impossible d’échapper à une relecture complète de ces notes balbutiées dans le micro de mes écouteurs…

Généralement, je dicte les lettres dans Drafts 4 et j’emploie quelques actions4 avant d’exporter le tout dans Ulysses pour iPad avec du balisage Markdown.

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Certes, je me rends compte, au fur et à mesure, du temps que va me prendre cette opération. Mais, peu à peu, je décrypte l’écriture d’Alexandre, me suis fait à ses fautes d’écriture et de syntaxe, ses raccourcis, ses ajouts multiples en marge ou entre deux lignes, ses parenthèses et incises multiples, son style très souvent télégraphique.

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Et à son humour (esprit d’escalier), voire à ses moments de déprime (spleen). Mais aussi aux problèmes techniques qui l’incitent à demander de l’aide à son copain François resté à Paris, à ses demandes précises pour que ce dernier lui expédie tant des ciseaux à ongles (courbes) que des feuilles d’amiante pour ses soudures, de la peinture noire pour repeindre sa chambre stéréoscopique, etc.

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Car ces deux copains sont des fondus de photo et échangent sur la qualité de papiers pour le tirage comme sur les déclencheurs souples (…dont le caoutchouc devient cassant, dixit Alexandre).

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Méthodologie et chronologie à inventer…

Bien entendu, c’est un premier jet pour mes deux amis Yvon et Hugues, je vais d’ailleurs faire une chronologie des lettres car il y a aussi du courrier de la sœur d’Alexandre aux parents de François pour un job aux P. et T. d’alors.

Et Hugues s’inquiète de ne lire que du courrier venant de Chine et rien de la première période d’Alexandre en Ethiopie…avant 1900, période traitée dans son livre qui relate l’histoire du chemin de fer construit au début du siècle dernier entre Djibouti et Addis Abeba. Et photographié par Alexandre.

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  • En passant, je sais désormais pourquoi ces lettres n’ont plus de timbres, passion de François… rappelée par Alexandre dans l’une d’entre elles…

Bref, c’est une histoire qui nous réunit, chacun disposant de quelques pièces d’un gigantesque puzzle qui nous donne envie d’en savoir plus. Tous les six mois, notre petite bande se réunit à Paris.

Si pour François5, la vie a été plus brutale, celle d’Alexandre s’est achevée en 1956, information que l’obstination de Hugues a mis en évidence grâce à des recherches tous azimuts.

Bref, je profite de mon temps désormais libre (sic !) pour éplucher cette correspondance et d’autres archives photographiques, ayant perdu trop de temps6 ces deux dernières années.

À suivre…

le 28/12/2015 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #