Jésus, Marie, Joseph ! Microsoft devrait avoir nous proposer son indispensable trinité, Office, sur nos iPads. J’en pleure de joie…
— Que d’arguties et de changements de direction pour arriver à cette annonce…
Enfin, rien n’est joué, pas réellement certain que le conseiller très spécial de Microsoft, un certain Billou, en ait envie après avoir pesé des années durant contre cette décision (…se souvenir que ce garçon reste quand même un actionnaire de référence dans cette entreprise !).
C’est bien le même qui nous expliquait que nous étions frustrés de ne pas avoir un vrai clavier sur iPad.
Le problème est que tout le monde s’en fout désormais. J’entends les gens comme vous et moi qui utilisons notre tablette au quotidien.
Certes, dans quelques grandes boîtes, cela peut se comprendre. Mais pour le pékin de base, les alternatives sont là, dont ce truc nommé iWorks, désormais gratuit sur Macintosh et iOS.
En disposant de Pages, Numbers et Keynote, sérieusement, qui a encore besoin impérativement de Word (excellent traitement de texte par ailleurs), Excel (ok, moi-meme j’ai un gros faible pour ce tableur) et PowerPoint (…bon, je peux vous affirmer que la version Macintosh d’origine était un vrai bonheur) ?
Mais en retenant tout ce temps Office sur iOS, je reste persuadé que Microsoft a fait une nouvelle erreur.
Décision qui n’a pas été nourrie par une quelconque stratégie mais de la bête rancœur. N’est pas Steve qui veut.
Quand on est capable d’interdire à ses mômes d’utiliser des produits Apple, qu’on les bannit de sa propre maison, il n’y a plus qu’à hausser les épaules.
Bref, n’est-ce pas un peu trop tard pour se dire que l’on a raté le coche ? À force de toujours réagir de manière épidermique vis-à-vis de la pomme, entre le ratage des smart phones, le ratage des tablettes, le refus même de repartir à zéro sur la réécriture de son propre OS (ce que Apple a superbement réussi…), comment dire ? Que de superbes occasions perdues.
Je souhaite au nouveau PDG d’avoir le courage d’envoyer promptement vers une retraite amplement méritée son conseiller, celui qui a suffisamment dégradé sa propre boutique après avoir utilisé un autre Steve comme fusible.
Microsoft n’est pas une mauvaise boîte même si on peut s’interroger sur sa genèse et les origines réelles de MS-DOS. Il y a eu des produits épatants, des développeurs de qualité. Ce sont les orientations successives, l’absence de réflexion sur l’ergonomie des applications qui a, peu-à-peu, pesé sur des applications réellement exceptionnelles.
Oui, je reste un nostalgique de Microsoft Word 5.1 qui a été un fabuleux produit.
Oui, je n’oublie pas mes premiers émois en découvrant la première bêta d’Excel après avoir été un utilisateur de Chart et Multiplan sur Macintosh. Nom de Zeus, cette boîte était inventive, n’hésitait pas alors investir dans Excel face à Lotus Jazz sur Macintosh. Autant Jazz était lourdingue, autant Excel était de suite une splendide application.
Je me souviens de mes premiers copier-coller des graphiques d’Excel dans MacDraw. Ça déchirait sa race…! comme disent les d’jeuns. Je me souviens de ces tombereaux de disquettes que me passais ce copain étudiant à Stanford que je passais ensuite à Nathalie, Nat qui est devenue une des spécialistes de cette application.
Notez d’ailleurs qu’elle récidive avec une nouvelle version de sa bible sur Excel à paraître chez Eyrolles, la passion n’est pas morte, loin de là…!
Mais penser reconquérir des clients d’un simple claquement de doigts en arrivant juste avec Office me semble totalement à l’ouest.
Sans perspectives depuis des années, les clients potentiels ont largement migré vers d’autres solutions. D’aucuns vont accourir mais il faudra sérieusement mettre les petits plats dans les grands pour les retenir.
Quand aux autres qui ont trouvé des solutions efficaces, ont migré vers iWorks qui continue à s’améliorer, peu de chances de les voir revenir.
Pire, Apple a toutes les cartes en main avec un produit gratuit. Mieux, cette trilogie est en cours de réécriture, améliorations et la bonne blague serait d’attendre l’annonce d’Office sur iPad (iWorks tourne aussi sous iPhone), ses premières copies d’écran et son offre tarifaire pour sortir, pur hasard, une nouvelle version de la mort qui tue.
La vengeance est un plat qui se mange froid, Apple a tout son temps.
Mais une version de Microsoft Word avec du Markdown ne serait pas pour me déplaire.
Chiche !
J’ai découvert ce dispositif inter-applications en fouillant dans Drafts sur iPad qui me sert quotidiennement pour saisir mes premiers jets… Je n’en avais perçu en 2012 que l’aspect tour de contrôle. À l’usage, c’est une autre facette qui s’est peu-à-peu dévoilée…
J’ai expliqué ici-même le rôle qu’elle joue dans ma manière de noter des idées ou des fragments, des esquisses…
Du coup, via Drafts, plus aucun souci pour enregistrer directement mon premier jet dans DropBox ou empiler des notes disparates dans un même fichier texte.
Mais surtout, ce qui m’a amusé car extrêmement pratique, c’est cette coopération implicite qui se dessine entre applications.
Écrire dans tel produit puis, via un tapotement, retrouver son texte dans un autre outil spécialisé comme TextTool, prendre en compte une sélection de texte à l’écran et lancer une requête dans Google ou duckduckgo pour trouver une info, c’est une manière nouvelle (à mes yeux…) d’employer des ressources sans perdre le fil de sa pensée.
Je n’ai pas encore saisi tout le potentiel de x-callback-url mais le peu que j’emploie avec mes trois neurones me convient. J’ai essayé d’assembler quelques instructions mode bricolo.
Sa généralisation dans les applications que j’emploie excite l’activité de mes derniers synapses tant cela me semble prometteur ! D’autant que ce sont des développeurs talentueux qui implémentent ces passerelles, jetez un œil par curiosité dans Apps | x-callback-url.
Du coup, ces options ajoutées dans vos outils habituels décuplent leur efficacité, palliant les manques fonctionnels de l’un en faisant appel à un process ad hoc d’un autre. À la condition, bien entendu, de disposer des produits complémentaires.
Un très bon exemple est fourni par le developpeur même de Drafts avec ses propres applications. Pour les anglophones (…dont je ne suis plus…), quoi de mieux que de coupler la saisie sous Drafts à son analyse sous Phraseology et la recherche des mots adaptés à Terminology…
L’emploi des x-callback-url permet ces interactions fonctionnelles sans avoir besoin de requérir à un lourd produit (…relire cette chronique récente sur urbanbike),
Pour l’utilisateur, l’association de produits efficaces, chacun dans son domaine, évite de s’offrir de coûteuses usines logicielles.
En résumé, composons notre chaîne de travail au même titre que l’on assemblait naguère une chaîne musicale en associant des enceintes de qualité avec un amplificateur d’une puissance convenable et quelques lecteurs de médias indispensables. Genre, une paire de JMR avec un ampli Teac et une platine Thorens au lieu de la chaîne clinquante griffée biiiiiiiip. Et échappons au tout en un souvent décevant !
Dernier point : et ce, bien entendu, sans que les applications soient issues des mêmes équipes. Bosser entre Drafts, Editorial, Daedalus touch ou Byword est parfaitement possible. Une preuve que c’est nous, utilisateurs, qui pouvons assembler — dès lors que l’on nous en laisse la possibilité — ces applications pour satisfaire nos besoins précis… Et non ceux imaginés par le marketing.

Note de fin : je reste un utilisateur (un peu demeuré, je vous l’accorde…!) qui cherche confort et facilité pour mener à bien ses activités. Les notes qui abondent dans urbanbike sont des réflexions personnelles partagées. Tant pour Markdown, les chroniques de bouquins, mon expérience sur deux décennies du télétravail, mes enthousiasmes pour les boites à pixels, etc. tout ceci est à la discrétion du lecteur de passage (…et de ceux qui recyclent sans sourcer).
Rien d’un expert, rôle que j’abandonne bien volontiers aux cyclothymiques qui, comme le chantait tonton Georges, me poursuivent d’un zèle imbécile.
Phraseology vient de sortir en version 2.0, le traitement de texte du développeur de l’excellent Drafts.
Certes puissant mais forcément un poil décevant pour un utilisateur francophone car parfaitement en phase avec une autre application, Terminology 3, un épatant dictionnaire… anglais, CQFD.
Par contre, si vous rédigez dans la langue de Bill Bryson, splendide puissance de feu et efficacité assurée entre ces trois produits sur un iPad…
Alors, qu’est-ce qui me fâche, vu de mon écran…?
Des broutilles…!
- enfin le choix du stockage entre iCloud ou DropBox mais pas celui, pour ce dernier, d’un dossier commun avec d’autres applications — d’autres traitements de texte par exemple. Juste un dossier dédié. Groumph…!

TextExpander est bien présent (mais pas au moment de donner un titre à son fichier, impossible dans ce cas précis d’appeler un équivalent…)

Liste des fichiers impeccable avec tri (…voir en bas de la fenêtre)…
- bien entendu Markdown fonctionne parfaitement. Mais pourquoi la barre additionnelle est aussi, heu, dépouillée, vide des balises habituelles ?

Barre additionnelle assez maigrichonne versus celle de Drafts…

Preview impeccable (je passe sur les typos disponibles et gestion de la taille des caractères à l’identique de Drafts…)
Pas question de rentrer en compétition frontale avec d’autres traitements de texte et donc clients potentiels de Terminology et/ou Drafts…?

Certes x-callback-url existe. Mieux, est déjà implementé pour Drafts.

Inutile de préciser que cela fonctionne parfaitement entre les deux applications…

Ne pas oublier d’installer les deux actions idoines…
Inspect pour ce qui suit (analyse) ; la seconde action pour copier directement en un seul tapotement votre saisie Drafts dans Phraseology…!

Du coup, il faut envisager Phraseology plus comme un outil de travail avec l’outil d’analyse de texte montré par la copie d’écran précédente.
Mais également la réorganisation des fragments de texte avec son mode plan implicite, phrases comme paragraphes…

Ce n’est pas une mauvaise option mais c’est un peu la multiplication des outils à mes yeux… Car, de plus…

…ultime pied de nez à Writer Pro, Phraseology propose la fameuse gestion focus par verbes, noms, etc.
Mais, rappel illico, fonctionne uniquement en anglais. Bref, rien pour les autres langues pour le moment et je crains que cela ne bouge pas de sitôt.
Si vous possédiez la version 1.x, la mise à jour en 2.0 est gratuite…