Récemment un de mes followers, Laurent, s’est fait bannir (…temporairement, je l’espère…) par l’instance qui nous héberge. Je suis persuadé que cette rocambolesque péripétie ne serait pas arrivée… s’il avait fait précéder son pouët d’un CW et/ou publié à ses seuls abonnés.
Pour ma part, je rédige finalement très peu directement dans Mastodon (le site web) ou encore dans IceCubes (l’app iOS et macOS), préférant écrire dans un outil de prises de notes, Drafts pour ne pas le citer !
Cela me permet de prendre le temps (…toujours insuffisamment…) de poser mes arguments, réviser, corriger en partie mes fautes d’orthographe puis, d’expédier mon pouët avec un CW à des comptes sélectionnés, …mes abonnés — qui me suivent en connaissance de cause (…okay, pas toujours…!) — et non à la terre entière !
Comme je suis paresseux (et de plus en plus alzheimer), j’automatise mes procédures.
Deux objectifs : éviter de gonfler ceux non intéressés par mes infos (Apple par exemple). Ou vivre un nouveau bannissement pour avoir posté un truc mal interprété.
À moi Drafts !
À l’occasion de la Keynote, le développeur de Drafts avait ajouté un petit script — Post to Mastodon #AppleEvent — mitonné pour exporter nos réactions lors de l’évènement vers nos comptes Mastodon.
Ce script astucieux contenait tout ce dont j’avais besoin pour mes automatisations et j’ai laissé de côté ceux que j’employais précédemment.

Les bons sont en fin de liste !

Je l’ai donc adopté en le détournant de sa fonction initiale avant de le dupliquer selon quatre thématiques !
Exemple brut de fonderie…

Le script est bien décomposé et permet d’ajouter un CW par défaut et même des tags si votre instance vous laisse assez de caractères pour rédiger.

Néanmoins, pour éviter un envoi inopiné, j’ai ajouté un message d’alerte (prompt) pour le valider.
De plus, si comme moi, vous êtes utilisateur de Day One, vous pouvez archiver dans la foulée votre pouët dans un journal dédié.
Pas inutile dans mon cas vu que j’ai demandé à ce que mes contenus disparaissent de Mastodon au bout de sept jours.

La zone Template contient le texte écrit dans Drafts assorti d’un mot dièse qui est ajouté automatiquement…
La zone Content Warning Template affiche un texte rédigé par mes soins. Mais ce dernier pourrait utiliser via des instructions propres à Drafts la première ligne du billet pour l’intercaler dans ce CW.
À qui destinez-vous votre pouët ?
Dans les paramètres de ce script, il y’a une variable essentielle à renseigner, celle qui permet de définir à quelles personnes vous vous adressez…
Quatre groupes que vous avez déjà rencontré en postant depuis une application Mastodon ou le navigateur…

- public : tout le monde sur le fil public local (votre instance)
- unlisted : tout le monde sur le fil public global (toutes les instances)
- private : uniquement vos abonnés (peu importe l’instance)
- direct : seules les personnes citées dans le pouët pourront le lire (…peu importe l’instance à laquelle ils sont rattachés)
Pour éviter les polémiques et interprétations, le mieux est d’adresser vos pouëts à vos abonnés, à Private (ceux qui vous suivent pour ce que vous représentez, votre humeur, ton, type d’information…).
Basculer par erreur sur tout le monde (public ou unlisted) peut vite être (mal) interprété et, de facto, suivi d’un bannissement de votre instance pour avoir enfreint ses règles de bonne conduite.
Bref, pensez à contextualiser, sous-titrer vos propos pour éviter une interprétation erronée de votre pouët si vous prenez conscience qu’il peut être mal perçu.
Décodez même si vous êtes en mode déconnage…!
Très tôt, j’ai été alerté sur cette frontière invisible par une administratrice de mon instance. J’en tiens compte : ce n’est pas une contrainte, juste le respect des lecteurs sur ce réseau qui n’ont pas l’historique de ma pomme ni la patience d’analyser le second degré de la vanne que je viens de lâcher…
Dans votre groupe d’abonnés, ça passe (…pas toujours) ; ailleurs, non…!
Quid du texte original…?

Je reviens à Drafts et à son script (qui va continuer à évoluer après cette présentation).
Dans le premier panneau, celui de l’action, vous pouvez ajouter des tags propres à votre version de Drafts (je mets des dièses à mes tags car mes billets finissent généralement dans Obsidian).
Ou, dans la mesure où une copie est envoyée vers Day One, demander à ce que ce texte original rédigé dans Drafts finisse à la corbeille…
Je ne suis pas rentré dans les détails mais Drafts est d’une puissance infinie et avec mes trois neurones (et pas mal d’années d’usage, certes), j’y arrive…
C’est tout…
J’ai écrit ce matin (sur Mastodon) ceci :
Pour mémoire, ce pouët comme tous les autres dans ce fil va s’effacer dans 7 jours. Je regrette simplement que @Gargron ne propose pas une option encore plus réduite dans l’échelle du temps : 24 ou 48 heures.
@david6677 a rapidement réagi….
Jean-Christophe, pourquoi souhaites-tu que tes pouëts s’effacent après une période donnée ?
Une amorce de réponse…
À l’attention de @david6677 @Gargron
Je déroule à nouveau mon argumentaire.
À mes yeux, Mastodon est une surface d’échanges immédiats et, comme naguère sur d’autres réseaux sociaux, je reviens rarement sur ce que j’ai lu 24 heures plus tôt.
C’est pourquoi j’ai poubellisé/supprimé « sans discussion ni regrets » mes tweets (…ou clichés sur Instagram) naguère…
J’effectue une séparation franche entre :
- info fraîches (mais hautement périssables) sur Mastodon
- billets ou articles un chouïa plus intemporels sur un blog
D’ailleurs, je ne me réfère qu’à mon propre blog depuis 20 ans et non à des liens sur une plateforme qui peut disparaître (ou changer de propriétaire) comme X, y ou z ;-)
Mon blog n’est pas associé à un service gratuit : je règle annuellement noms de domaine et hébergement.
Si je souhaite conserver certains liens postés ici, je les replace au sein de nazbrokology.com (…dans urbanbike.com :-) pour les retrouver.
Désolé d’être un peu long mais je préfère prendre le temps d’argumenter et développer…
Je me souviens parfaitement de cet article lu en 2009, 5 bonnes raisons de ne pas acheter de SSD | Cognitive Overhead.
Je venais de recevoir mon MacBook Pro 17 et cela m’avait interpellé.
Inutile de rappeler que son contenu m’avait incité à réfléchir : conserver ou retourner le MacBook que je venais de recevoir.
Attention : ce qui suit est un simple retour d’utilisateur, pas une critique de ce très chouette blog conseillé de surcroît par mon vieux copain Guillaume, l’une de mes références en matière de macOS !
De saines interrogations en 2009
Je retiens simplement ce point des SSD “biodégradables” soulevé dans ce billet de 2009.
Je cite :
J’entends par là que la technologie utilisée dans ces supports ne permet pas de leur garantir une grande durée de vie. Progressivement, les performances se dégradent, les cellules “s’usent”, et la capacité du volume diminue. Par ailleurs, un SDD qui resterait débranché pendant trop longtemps (archivé quelque par, par exemple), perdrait progressivement les données qui sont inscrites dessus. Exit la postérité.
C’était un avertissement judicieux, son exit la postérité parfaitement audible. Mais j’ai conservé la (chère) configuration avec SSD.
Pendant dix ans, de 2009 à 2019, mon MacBook Pro 17 et ce disque SSD ont été utilisés quotidiennement. Et sans perte de données notée.
Au départ, ce MacBook était destiné à de la production graphique, du post-traitement de RAW. Puis pour la liquidation de mon entreprise en 2014, la rédaction de mes dossiers juridiques et défense…!
Enfin, ce SSD de ce MacBook semble fonctionnel après 4 années d’archivage (après 2019 mais, notez-le, ce MacBook a connu un bref redémarrage d’une semaine début 2020). Certes, je ne suis pas allé inspecter chaque app ou fichier, bloc par bloc.
En 2019, j’ai acquis sur le refurb un modèle un chouïa plus léger, un MacBook Pro 16.
Modèle que j’ai rendu à Apple en même temps que le 17, lire urbanbike | Upgrade vers un MacBook Air 13 M2.
Le MacBook 17 n’est pas resté posé sur un bureau mais trimballé chaque jour dans un sac à dos boblbee (en usage dès 2005 avec mon MacBook précédent) entre Versailles et Paris parcourus en train + Brompton.
Amusant de constater que je suis revenu, 14 ans après, à une taille identique de SSD de de celle de 2009. Avec iCloud, ça suffit amplement à mon activité actuelle.
Qu’est-ce que ce billet raconte ?
En gros :
- Qu’Apple ne choisit pas les fabricants les plus bas de gamme pour ses composants…! Ce Toshiba en témoigne…

- Que ce SSD a été particulièrement utilisé en production quotidiennement pendant 7 ans à fond puis connu des fortunes diverses les 7 années suivantes dont 4 ans de quasi silence.
- Que, certes, j’ai pris un risque en connaissance de cause suite à la lecture du billet cité en préambule,
- Que j’ai pris le temps de réfléchir pendant les deux semaines qu’Apple nous offre… avant de décider de conserver la machine que je venais de recevoir.
- Que j’emploie toujours des disques à plateaux pour archiver localement nos données (en plus du Apple Cloud).
- Que des disques SSD me servent de stockage temporaire et m’accompagnent au quotidien au même titre que mon iPhone.
- Que j’en ai profité (rien à voir…!) pour renouveler ma licence de SuperDuper! (acquise en 2006) pour qu’elle soit active sur le M2 et me permette de réaliser de parfaites copies de SSD à SSD, entre autres.

- Et que j’apprécie de n’employer que de l’USB C (même s’il m’a fallu trouver des connecteurs adaptés…!), les deux ports en plus de celui de l’alim semblent suffisants sur ce M2…
Vous avais-je dit que le MacBook Air 13 M2 dispose d’une sortie jack audio… Parfait pour dicter.
SSD un jour, SSD toujours !
J’ai toujours un SanDisk 1 To sur moi (…et son clone à l’endroit où je réside temporairement).
Pourquoi : je ne suis pas toujours dans un territoire connecté !
Oui, je reste un allumé de la sauvegarde, peut-être est-ce dû à mon histoire personnelle, ce que d’aucuns nomment …expérience…!
Or sauvegarder en quelques minutes sur un SSD ce qui pouvait prendre des heures (littéralement…!) auparavant devrait nous inciter à accepter de perdre quelques instants quotidiennement. Mais je m’égare.
14 ans et 256 Go toujours actifs…
Lorsque j’ai rendu mon 17 pouces, les techniciens de l’AppleStore ont extrait le SSD d’origine de ce dernier, SSD que j’ai inséré dans un boitier…

Il monte instantanément sur le bureau du MacBook Air 13 M2 et j’y retrouve le contenu du MacBook Pro 17 …dont toutes les apps et polices que j’avais acquises naguère pour bosser…
Je vais virer ce qui est désormais inutile (…ou pas) mais je sais déjà que je vais voyager plus légèrement, le iPhone (connecté au Mac par un simple câble USB C) me servant de relais vers internet… Sans oublier un SSD qui ne nécessite pas d’alimentation (…le SanDisk en déplacement nécessite moins de précautions) et directement connecté à l’autre port USB C.
C’est tout !