Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Apple et moi

Du Lisa au iPad

dans groummphh | mémoire | outils

Après la keynote du iPhone 4S (…joliment renommé par l’ami Cary en iPhone for Steve), j’ai lu des trucs hallucinants qui (dé)montraient à quel point nombre de points n’avaient pas été compris.

Bon, rien que du très normal. Mais hier,  bouquet final à propos de la secte Apple et de la disparition de son gourou.

J’ai même appris que le iPhone était un doudou (…heu, ce n’est qu’un téléphone évolué à mes yeux). Ou que Steve était un dictateur (sic !).

Que les choses soient claires, ô lecteur. À mes yeux, Apple n’a jamais été une secte, juste un bon fabricant d’outils que j’emploie avec bonheur depuis un quart de siècle. La personnalité de Jobs m’a toujours amusé et sa capacité à comprendre comment employer telle et telle invention pour nous proposer ensuite une solution technologique de premier plan épatante.

Apple, le meilleur fabricant de rapidos…

En 1984, pour réaliser des présentations visuelles, c’était des rapidos à l’encre de Chine, du papier baryté, de la gutta et une composphère IBM. Sans oublier une Xerox pour les tirages en grand nombre et un banc arts graphiques Agfa pour réduire ou agrandir un document optiquement.

@urbanbike

En découvrant en 1984 le Lisa (version 2 avec lecteur de disquettes 3,5”), ce n’est pas une secte que j’ai rencontré mais juste un outil de production qui me permettait, sous LisaDraw, de réaliser bien plus facilement les graphiques qui constituaient alors mon quotidien. Et, surtout, de les corriger.

Plus besoin de tracer les rectangles au 0,5 selon les données fournies sur une note écrite au crayon de bois par mon client, d’y coller le Zipatone pile-poil, de passer dans le meilleur des cas ma feuille dans le rouleau de la composphère pour y saisir les valeurs.

Mieux, en cas de corrections (ce qui était fréquent), plus de montages en mode mille-feuilles (…comprendre, de véritables opérations au cutter avec collage à la gutta de pièces réalisées sur une autre feuille puis assemblées à la table lumineuse), mais juste un réajustement à l’écran des rectangles comme des courbes qui constituaient nos graphiques financiers, la sélection de la valeur et une saisie en place au clavier.

Bref, en passant au Lisa, tous mes outils traditionnels sont devenus obsolètes. La seconde révolution dans mon job a été l’arrivée de la LaserWriter qui intégrait PostScript. Cette imprimante a remplacé sans regret ma bruyante ImageWriter qui gravait plus qu’elle n’imprimait mes graphiques.

Voilà ce que représente pour moi Apple avant tout.

Non un fabricant de baladeurs numériques mais bien un excellent pourvoyeur d’outils pour améliorer mon activité de graphiste en présentations visuelles puis comme graphiste de livres. À ce propos, qui est allé chercher les deux patrons d’Adobe et les a aidé à implémenter PostScript…? Jobs.

C’est encore un point que peu de gens comprennent. À l’époque, (début des années 80) ces technologies balbutiantes n’intéressaient strictement personne (!) et cela reste une des grandes intuitions de Steve d’avoir pris le temps d’aller les regarder au fin fond des labos, d’en discuter avec les développeurs puis de comprendre enfin comment les assembler dans ce qu’il était en train de bâtir.

Bref, quand je lis les élucubrations de certains qui ne jugent qu’en fonction de leur iPhone, c’est oublier l’histoire même d’Apple depuis le 1er avril 1976 ainsi que son apport essentiel aux arts graphiques.

Eh oui, Apple a changé la manière que nous avions de composer, de mettre en pages et cela a perduré jusqu’à aujourd’hui. Qui se souvient de PageMaker…? Ou de Ragtime ? C’était la même chose dans le domaine des présentations visuelles avec Persuasion ou More.

C’est justement parce que Steve Jobs a réunit dans une même machine un écran haute définition, une souris et une interface simple à appréhender que nous avons pu travailler avec ces Macintosh. L’idée d’y associer très vite PostScript, de nous proposer des typos de qualité a été un apport formidable. Cela nous changeait des écrans bleus et des lignes de code.

Tant pis pour vous si vous découvrez Apple aujourd’hui via ses derniers produits mais sachez que des générations de graphistes ont gagné leur vie avec des machines pommées !

Non, mon Mac n’est pas un Doudou comme j’ai pu le lire. Oui, mon Mac me permet de gagner ma vie depuis plus de 25 ans. Et j’espère bien que cela ne va pas s’arrêter ! Un dernier exemple, nombre de choses que je faisais il y a encore un an sur mon MacBook Pro sont maintenant effectuées sur ma machine à écrire iPad.

Attendez-vous à une accélération avec iOS 5 à la mi-octobre (demain quoi…!). Quand je lis via un tweet du développeur que la version 1.2 de Daedalus touch va me permettre d’assembler mes textes et les exporter directement au format ePub, comprenez bien que vous êtes peut-être en train de vous tromper de grille de lecture. Comme mes clients à la fin des années 80.

Pour mémoire, ces trois billets rédigés en 2003, Keynote, arrière-petit-fils d’une Composphère…

Note(s) de lecteur(s)…

L'ami Christian P. ajoute…

J'ai connu tout ça. Et je confirme tes propos. Je suis entièrement d'accord avec tout ce que tu écris.

Tu as juste oublié le meuble bourré à craquer de planches Letraset ou Mécanorma… qui vieillissaient mal et dont un bon paquet n'était exploité qu'à 50 ou 60 %.

Si mes tuyaux sont bons, c'est Steve Jobs qui a dit à Warnock et Geschke : développez le Postscript, moi je fabrique l'imprimante capable de le restituer. C'est quand j'ai vu une Laserwriter, et que mon photograveur m'a dit qu'il sortait ça sur film en haute déf., et aussi que dans le Mac j'avais un petit truc qui s'appelait ATM que j'ai dit « OK, Mr Macintosh, j'achète votre matos ».

Donc, quel que soit son caractère (grâce auquel cette histoire a été possible), merci infiniment à Steve Jobs.

Et que les détracteurs de tout poil n'oublient pas que sans lui leurs activités, leurs loisirs ne seraient pas ce qu'ils sont, même avec un PC ou un smartphone X ou Y.

le 07/10/2011 à 07:10 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Byword 1.4 sur Mac

Non…? Siiii…

dans dans mon bocal | outils | usages

Au risque d’en agacer certains, mise à jour de Byword ce jour… Je sais, j’en ai parlé le 07 septembre…

C’était à propos de la 1.3. Là, c’est la version 1.4.

J’ai adoré la possibilité de déplacer un paragraphe complet au clavier dès lors que le curseur est dedans… Rien de révolutionnaire mais tellement pratique quand on rédige…

@urbanbike

En gras, ce qui va monter et hop…!

@urbanbike

Control-commande flèche, c’est tout.

Et la nouvelle option qui permet de glisser simplement une image dans Byword pour que ce dernier écrire le code qui va bien… Démonstration.

@urbanbike

Le code (avec ce balisage génial qui est d’atténuer justement toutes les balises pour ne laisser visible que le texte…). Certes, j’utilise aussi le Mode focus et le mode Machine à écrire pour que le curseur soit toujours au centre de la fenêtre…

@urbanbike

Un coup de prévisualisation dans Byword…

@urbanbike

Cela ne va pas m’empêcher de continuer à utiliser TextExpander pour coller directement le lien vers mon serveur mais c’est pratique.

Bref, plus que jamais, Byword est devenu mon outil de travail sur Mac avec Ulysses

Heuuuu, vous pensez à faire une version iPad…?

Aie, aie, va falloir faire des choix déchirants…!

Pour finir, ce lien très sympa vers une citation de Bernard Pivot dans l’excellent Blog de Pascal Perrat

le 22/09/2011 à 16:29 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Byword 1.3.x sur Mac à redécouvrir…

Mac, Markdown et codage intelligent | Mise à jour

dans outils | usages | voir

Je continue mon exploration des outils sur Mac qui markdownent…!

Bon, rapide retour sur cette application déjà testée dès son lancement sur urbanbike… Il est toujours bon de revenir sur des applications que l’on a déjà visitées, surtout quand ces dernières évoluent. Certaines restent irrémédiablement buguées (pas de noms), d’autres évoluent de manière épatante.

C’est le cas de Byword que j’ai revu à l’occasion de mon bref billet sur Marked et consorts.

En l’utilisant à la fin de mon précédent article, je me suis rendu compte que j’avais bien effectué les dernières mises à jour mais sans jamais le lancer à nouveau. Et là splendide surprise…

En bossant en mode Markdown (byword propose de bosser au format texte, RTF et Markdown), nombre d’options de saisie de balises s’automatisent…

Bien sûr des habituelles Commende-B et compagnie permettent d’indiquer dans la convention Markdown que le mot est gras (et donc entouré de deux astérisques) mais, surtout la frappe d’une simple parenthèse ou crochet est automatiquement interprétée comme un début de balisage.

fenêtre des préférences

Si les développeurs nous proposent trois justifications et deux types de fond via des préférences minimales (impeccable, j’en demande pas plus), c’est également un début de coloration syntaxique qui est mis en œuvre… Les balises Markdown sont descendues en gris léger, seul le texte est bien lisible en noir…

Vous avez dit syntaxique…?

Oh, mais pourquoi ces soulignements en rouge…? C’est que votre serviteur demande à l’application à vérifier l’orthographe en cours de saisie et les mots bizarres sont alors soulignés de rouge, CQFD.

Plus intéressant encore, l’aide dans l’application est parfaite — même si exclusivement en anglais — et repasse en revue tous nos besoins avec plus de subtilités encore…

Assistance… en anglais

Du coup, j’ai bien sûr saisi ce billet sous Byword (CQFD) mais en m’aidant de Marked pour vérifier que mon balisage était bon.

Aperçu sous Marked

Sauf que Byword ne le nécessite pas car il possède son propre moteur de rendu…!

Aperçu sous Byword

Bon, qu’est ce qui cloche…?


Peu de choses en vérité. On peut travailler plein écran et sans menus pour ne visualiser que son texte. Utiliser un mode machine à écrire qui va toujours centrer la ligne en cours de saisie au milieu de l’écran. On peut même employer un mode focus qui permet soit de ne visualiser que la ligne active, soit le paragraphe dans lequel se situe le pointeur.

Je préfère mille fois cette dernière option qui offre un confort de rédaction absolu comme vous pouvez le voir dans cette copie d’écran…

Mode Focus sous Byword

Bref, mon seul point noir — et j’ai bien l’impression d’être le seul à le vivre — est que je ne peux pas changer de typo à l’écran.

Hormis cela, je recommande chaudement Byword dans ses nouveaux habits et vous engage à gratter sérieusement du côté du balisage Markdown : rien que pour l’affichage astucieux en cours de saisie des balises, cela vaut 5 étoiles…

Bien sûr, quand vous êtes en prévisualisation Markdown, vous pouvez exporter au format HTML ou simplement copier le code vers votre application habituelle…

HTML CQFD

Et, ultime raffinement, l’emploi de la touche Escape — ah, nostalgie de FrameMaker soudainement — pour revenir au texte source…

Alors…? À quand une version iPad de Byword…?!


Note(s) de lecteur(s)…

Ajout du 8 septembre dans la soirée…

Cet après-midi, j'ai désactivé toutes les typos actives dans mon habituel FontAgent Pro (version 4.160) et une fois ceci fait, j'ai pu sans aucun plantage activer la typo que je souhaitais dans la taille voulue…

20110908 bywordconsolas

Oui, c'est du 18 points sur mon écran…

Après avoir quitté, j'ai ouvert quelques fichiers InDesign qui ont immédiatement sollicité FontAgent Pro. Ce dernier à chargé les typos sans problèmes.

Oui, mais, quid de Byword du coup…?

J'ai réouvert l'application, changé la taille de la typo, passé en 16 points et… Plus de plantage…!!

J'en déduis qu'une typo trouble le jeu mais désormais, plus de souci pour activer ce que je souhaite comme typo de labeur sous Byword

Elle n'est pas belle la vie…?

le 07/09/2011 à 19:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #