Comme indiqué sur Twitter il y a quelques jours, je reviens sur Trunk Notes Personal Wiki qui a fini de me convaincre (cf. Le billet précédent) en me permettent d’organiser sur mon iPhone (…comme sur l’iPad) des tas de notes éparses tant dans Drafts 4 que dans Ulysses ou DropBox !
Bref, même si je n’ai pas terminé, je me suis fabriqué un petit site urbanbiwiki (sic !) à mon unique usage et dont la sauvegarde et la synchronisation est confiée à DropBox.
Certes, tout n’est pas encore parfait…
- mes notes de bas de page en Markdown ne sont pas visualisées dans Trunk Notes mais le développeur (adorable…!) m’a répondu et regarde comment corriger cela
- la synchronisation doit être poussée, comprendre qu’en quittant un écran, je force DropBox à la réaliser (mais comme 95 % de ce que j’écris l’est sur iPhone, le souci est minime)
- je n’ai pas encore assimilé toutes les fonctions de Trunk Notes ! Mais je teste et ai déjà ajouté un Header (avec les liens principaux pour passer d’une série de notes à une autre) et un Footer personnalisé.
- le texte est un peu collé aux bords gauche et droit de l’écran du iPhone… Mais l’astuce est bien de tout écrire dans Drafts…
Bref, je suis ravi.
J’emploie trois actions dans Drafts - Quickly Capture Notes, Share Anywhere! pour expédier mes textes saisis dans ce traitement de texte vers Trunk Notes, ajouté quelques raccourcis dans TextExpander pour les balises comme {{children}} dont je me sers fréquemment.

Et j’ai même créé une rubrique pour conserver mes billets de près de 500 caractères que je poste dans Mastodon avec un horodatage ad hoc.

Bref, cette réorganisation de mes notes en Wiki me permet de mieux voir l’état de mes projets (et parfois c’est pitoyable…!), lister les entrées. Et tout ceci me dynamise…!

Le {{recent 10}} me permet de lister les 10 dernières pages modifiées dans Trunk Notes ou arrivées depuis Drafts…
Mieux, avec la fonction Append, depuis Drafts 4 je peux compléter des entrées existantes …à la condition de conserver le même titre de page.
Bref, je ne cherche pas à vous convaincre, je l’utilise et vous en fait part…
Même mon fiston a remarqué que je publiais moins. J’essaye de me concentrer sur des trucs plus précis. Et donc écrire… mais moins dans le cadre même d’urbanbike…
S’investir dans un nouveau service, dans une nouvelle application, c’est d’abord y passer un peu (…beaucoup…!) de temps, essayer de comprendre comment ça fonctionne.
Bref, expérimenter.
Mais tout ne se présente pas de manière identique… Deux exemples :
Pour une application, même en test, il y a un peu d’information en ligne, souvent quelques pages pratiques et une équipe de développeurs accessibles par mail.
Pour Mastodon, c’est un poil plus compliqué vu qu’il faut en priorité trouver un serveur bien sécurisé (faire le choix de personnes à la réputation aiguisée) et leur déléguer, en toute confiance, la partie immergée de l’iceberg.
Côté application, je suis enthousiasmé par ce modeste Trunk Notes Personal Wiki qui m’a retiré une énorme épine du pied. Je vais y revenir…
Côté réseau, assister comme rédacteur de contenus au décollage de Mastodon est rajeunissant. Mais je suis nettement plus circonspect pour l’avenir.
Autant Trunk Notes, avec ses faiblesses et ses forces, ne me soucie pas (les fichiers synchronisés sont du Markdown accessibles depuis n’importe quel traitement de texte en cas de problème…!), autant la pérennité de Mastodon est loin d’être assurée.
Du coup, je participe à ce test collectif à grande échelle avec un certain détachement, en anticipant une situation future à la Ello, app.net, diaspora, des meilleurs et j’en passe.
Si le résultat est satisfaisant avec un grand nombre de faiblesses et d’inconnues, je préfère m’investir dans des solutions plus personnelles.
Mais, comme je l’ai écrit, soupirer d’aise pour ces 500 signes, c’est bien ; les mettre en œuvre, c’est mieux. Et je ne parle même pas des contributions publiées de 500 signes : sont-elles lues ! L’effet TL!DR peut-être ?!
Se souvenir que Twitter est loin d’être enterré et que rien n’empêche ces promoteurs de basculer demain à 500 signes, d’ajouter du balisage Markdown et couper ainsi l’herbe sous le pied à Mastagon…
À suivre…
Attention, billet chiant, genre TL;DR.
Un billet de plus de 1500 signes qui tente d’expliquer cet étonnant changement d’usage peut légitimement saouler le lecteur. Or ce billet étant relativement long, vous voilà prévenus…
Longtemps je me suis levé de bonne heure pour écrire sur un clavier…! Naguère avec un Macintosh 128 Ko disposant d’une carte MaxMemory pour conserver application et données en RAM… Puis, pour finir, sur un MacBook Pro de 2009, toujours en service sur ma table de travail, lequel je révise ce qui a été expédié de l’iPhone ou du iPad.
Côté traitements de texte, la rédaction de mes propres bouquins techniques a oscillé entre Microsoft Word, FrameMaker puis, pour les plus récents, Pages puis Adobe InDesign.
Lors de la sortie du premier iPhone que j’ai eu entre les mains, j’ai opté pour WriteRoom que je trouvais fort agréable, un outil à l’interface minimale découvert sur Mac en 2006.
Précision au passage : je n’ai pas fait partie des acquéreurs de la première heure du iPad. Quand je m’en suis procuré un, WriteRoom n’était toujours pas disponible, erreur funeste à mon avis, même remplacé par PlainText.
De plus, en 2011, j’ai découvert le balisage Markdown qui a (si, si…!) révolutionné ma propre pratique.
Depuis, j’ai acquis un bon nombre de traitements de texte plus ou moins performants (cités dans urbanbike) avant de me limiter aux rares produits qui me conviennent au quotidien, des applications fiables, régulièrement mises à jour.
Le point en ce printemps 2017…!
J’écris n’importe où. Je n’ai pas de lieu spécifique où me recueillir (!!), pas de pièce dédiée… Je nomadise ci et là…

J’écris sous ma couette, dans la cuisine, en marchant dans la rue, en forêt, dans le train, le RER. Ou encore, dans notre voiture en stationnement quand j’attends ma fille à la sortie de son université (ou ma moitié quand elle me demande de la récupérer à l’une des gares proches de la maison). Et même sur ma table de travail !
À une période, je n’hésitais pas à partir avec le iPad pro et le Pencil, écrire sur Nebo.
Sauf que cela me demandait un poil d’organisation, comme de ne pas oublier le stylet (un grand classique !), de me glisser sur les sièges arrière de mon chalutier urbain pour ne pas être géné par le volant, etc.
Peu à peu, j’ai opté pour cet iPhone grand écran qui, lui, ne me quitte jamais. Du coup, le iPad reste à la maison.
Certes, pas d’écriture manuscrite avec un stylet (…j’y ai renoncé sur cet écran) sur cet iPhone 7 plus et un unique clavier en définitive, celui d’iOS.

Mode portrait…
Bien qu’inconditionnel des décennies durant du mode paysage, j’ai basculé avec l’iPhone en mode portrait et saisis désormais avec mes pouces.

Les cases prédictives sont assurément une composante clé de ce basculement mais ce serait omettre la simplicité du balisage markdown et l’impact des barres additionnelles qui me permettent d’avoir, à portée de mes maladoigts, des actions répétitives et indispensables.
Du coup, un seul objectif quand je saisis sur cet iPhone : me soucier de la qualité du contenu et non de sa mise en forme !
Quels outils ?
Certes, nos anciens n’employaient que du papier, une plume et l’encre. Mais doit-on pour autant suivre impérativement leur exemple ?
Je n’ai pas de religion établie ! Pas mal de mes lointaines relations postulent à nouveau pour le retour au carnet (et pas n’importe quel carnet), au stylo (idem…!).
Étant assez distrait, je risque d’oublier l’un des ingrédients du bon écrivain, la cartouche d’encre (…quand ce n’est pas le stylo qui fuit, souvenirs d’écolier), me tromper de carnet, voire oublier les deux. Ou simplement ne pas arriver à me relire… Merci à Nebo et Stylus d’y arriver mieux que moi sur l’iPad.
Aussi ne partir qu’avec un seul écran doté d’une bonne autonomie me convient.
Une photo à faire, une note à écrire, un tweet, un message voire un courriel ? L’iPhone me sert à tout cela.
— Mais tu t’égares ! Quels outils ?
J’viens…
À partir du moment où l’on considère que l’iPhone remplace le stylo et l’encre, que l’on écrit pas sur un support identique pour rédiger une lettre, un journal intime ou se lancer dans un roman, il en est de même numériquement !
Si de nombreux développeurs proposent des outils universels, je ne suis pas le seul à refuser de tout regrouper dans un unique dispositif ! Quelques explications :
- Déjà la correspondance s’effectue de plus en plus via Mails, Messages ou même Twitter, voire Instagram.
- La rédaction d’un journal intime est facilité par l’usage d’une application comme Day One journal + mémoire en enregistrant de plus de ma note la température, la localisation et même le nombre de pas parcourus. Et que dire de la possibilité d’agrémenter chaque entrée de photos prises avec ce même iPhone ?
- un billet prend facilement naissance dans un outil comme Drafts (ce billet est intégralement écrit avec cette application)
- mes notes de courses (!!) s’affichent au format taskpaper avec Editorial (je ne le cantonne pas qu’à cela…!)
- enfin, le suivi de tous mes projets goncourables (sic…!) s’effectue dans Ulysses… Plusieurs dossiers avec, pour chacun, un ensemble de feuillets articulés dans l’ordre que je souhaite, immédiatement réajustable !
Au départ, un simple brouillon sur iPhone
En vertu de la clause Molière, je devrais employer le vocable note. Sauf que draft me semble mieux correspondre à cette notion de brouillon…!
Bref, dans mon processus d’écriture, mon premier jet est toujours rédigé dans… Drafts. C’est le traitement de texte le plus pratique que j’ai trouvé pour répondre à mes besoins avec cette épatante possibilité d’ajouter des actions ou scripts dans la barre additionnelle qui coulisse horizontalement sur l’écran…

Enfin, je me permets d’insister sur la notion de versioning et d’archivage qui est propre à Drafts. Conserver en mémoire les différentes étapes de la rédaction d’un texte est loin d’être un détail ! Et puis pas inutile non plus d’accéder à une vue du texte
Synchro et 4G
Écrire sur son iPhone n’est pas se couper du monde…
Qui dit téléphone dit accès permanent au réseau téléphonique et, fréquemment, à internet. Et ces brèves périodes de connexion au net assurent la synchronisation des fichiers.
Sans oublier la possibilité d’expédier un contenu par courriel ou le déverser sous un nom de fichier horodaté dans leCloud.

Bref, quelques pistes pour expliquer pourquoi un simple téléphone peut se muer en un véritable outil pour produire du contenu.
Pas convaincu ?
Un dernier argument à l’attention de ceux qui haussent les épaules à l’issue de ce billet, pensent que c’est de la pure foutaise !
Souvenez-vous de cette époque pas si lointaine où il semblait invraisemblable d’employer un iPhone pour faire de véritables photos. Ou tourner un film. Depuis, les mentalités ont changé et les exemples se multiplient.
Il est clair que ce sont les mêmes résistances, sidérations qui sont à l’œuvre.
Or, qu’est ce qui différencie un iPad ou un Mac et doté d’un identique traitement de texte markdown de cet écran un peu plus petit qu’est celui d’un iPhone 7 plus ?
Le choix des apps reste essentiel
Je reconnais que le choix des applications participe dans une large mesure au succès de cet usage.
Aux applications citées et employées, j’ajoute d’autres excellents produits sous iOS comme Byword, iA Writer et Bear, des applications efficaces que j’utilise plus pour le moment.
Enfin, il y a assurément d’autres produits qui peuvent faire l’affaire mais je n’évoque que ceux que je connais pour les avoir essayés dans la durée.
Enfin, dernier point, toutes ces applications supportent TextExpander 3 + custom keyboard qui reste à mes yeux, dans sa version sans abonnement, un outil complémentaire indispensable.
Voilà, ce pensum s’achève ici. Vous savez désormais pourquoi mon iPhone s’est peu à peu imposé naturellement comme machine à écrire…!
C’est tout pour aujourd’hui…