Billet de (bonne) humeur (…oui, ça arrive !).
Je viens de parcourir quelques blogs et je constate que ces derniers associent de plus en plus fréquemment un visuel aux textes publiés.
Comme s’il était indispensable d’ajouter une illustration à des propos qui se comprennent sans cette béquille graphique…!
Un visuel n’est pas une obligation
Mais de plus en plus l’entre-eux font appel à des outils de création générative pour générer un gloglo en fonction des mots clés de l’article, une illustration qui habillera leur publication.
Question : une info brute est elle moins intéressante que la même avec un visuel racoleur ?!
Avons-nous besoin de voir (…au sens du voyeur) un immeuble éventé par des bombes pour prendre conscience de la réalité du quotidien des habitants de Gaza ? Non…
Je reconnais que le résultat graphique est propret, satisfaisant et certainement facile à générer, merci MinouProut…
Sur ce blog, ce n’est pas ma tasse de café. Certes, deux décennies plus tôt, nous avions opté pour un visuel carré dans le coin gauche pour habiller — telle une lettrine — les cinq premières lignes de chaque articulet.
Fabrique des illustrations
Si ceux de la catégorie Nazbrokology sont toujours précédés d’un visuel en noir et blanc, je ne me foule pas pour en coller sur toutes les autres thématiques.
Pourtant, si j’avais l’objectif fou de doper le nombre de lecteurs d’urbanbike, genre… « passer de 3 à …4 lecteurs quotidiens », ce ne serait pas inutile…!
Ma recette me prend peu de temps tout en me procurant une certaine satisfaction !
Si les copies d’écran des billets techniques restent en couleurs (mais assistés par l’épatant SMPRO), l’habillage graphique reste volontiers en noir et blanc.
Au moment de générer un visuel pour accompagner une publication, pas de réunion ou de long brainstorming ! Je jette un œil sur mes dernières photos réalisées avec l’iPhone. Ou je recherche dans mes albums un visuel précis.
Ensuite, j’effectue un post-traitement qui peut allier deux apps, à savoir Focos et BLACK - B&W Film Emulator.
- Focos pour ajouter/accentuer un effet de profondeur de champ, un effet Bokeh.
- BLACK - B&W Film Emulator pour basculer en niveaux de gris avec l’intensité, le rendu de pellicule argentique qui convient à mon humeur.

- Un exemple pour illustrer ce process… Image prise à Aix-en-Provence puis mise au point sur la grille pour laisser les rails dans le flou (via Focos) puis basculée en noir et blanc (via Black).
Une fois la composition réalisée (et recadrée si besoin), reste à optimiser le résultat avec JPEG Mini sur une largeur 900 pixels de large avec réduction du poids du visuel.
J’ai toujours du plaisir à le faire.
Parfois la relation entre le texte de la publication et ce visuel est étrange mais comme j’en connais l’ironique intention, le clin d’oeil décalé, et que je suis sur mon blog, je suis rapidement d’accord avec moi-même…!
C’est pourquoi je me vois pas déléguer cette tâche stimulante et amusante à une quelconque intelligence (…artificielle, générative ou approximative) : j’ai du plaisir à mitonner chaque visuel, à rire en mon for intérieur…
À force de laisser l’IA nous déposséder de tout sous le fallacieux prétexte de nous faire gagner du temps, je crains que l’on perde notre ironie en plus de notre style…!
C’est tout…
Avertissement : par erreur, j’ai publié ceci sur Mastodon avant de me raviser ! C’est ici, et seulement ici que cette info doit légitimement apparaître …vu que c’est sur ce blog que cette histoire a démarrée…
En 2010, j’avais publié sur urbanbike quelques scans des plaques verres de Marguerite— urbanbike | Images pour l’humanité | 2 —, une époque où l’épatant projet de Jean-Marie Hullot, Fotopedia fonctionnait encore (…et JM était encore en vie…)
Suite à cette publication (sur ce blog mais également sur mon compte Fotopedia), deux personnes m’avaient contacté. Si je me suis méfié au départ, ces deux là sont devenus des amis au fil de nos échanges et de nos rencontres à Paris lors des passages simultanés en d’Yvon en provenance de Chine et d’Hugues de retour d’Éthiopie…
Le premier, Hugues Fontaine, a employé quelques clichés pour ses chouettes ouvrages dont Un train en Afrique mais également celui sur un certain …Arthur Rimbaud…!
Le second, Yvon Velot, vient de nous expédier les photos de l’expo qu’il a initiée autour d’Alexandre MARCHAND, expo conçue par le Musée de la Préfecture de Honghe à Mengzi (…ville où Alexandre résida durant tout son séjour dans le Yunnan). Elle s’est ouverte le 13 juillet 2024 et se poursuivra jusqu’au 30 août.

Affiche de l’expo en Chine…
Sans Marguerite — relire urbanbike | Plaques anciennes et numérisation | 1, billet où on la voit en …1910 — sans sa volonté de me confier ces plaques verres, sans ces archives photographiques, ces boîtes qu’Alexandre avaient confié à son père, François Joseph Cruciere…, mort pour la France, boîtes que j’avais exhumé par hasard dans une recoin d’un placard de son appartement de Bécon-les-Bruyères en 2008 avec l’aide de Béatrice, ma compagne et …cousine de Marguerite, rien de ce qui précède n’aurait eu lieu…
Et puis il y a également ce paquet de lettres — urbanbike | Entre deux lettres d’Alexandre… — qui nous a permis de retrouver la trace bondissante d’Alexandre Marchand.
Je suis certain que Marguerite (…femme d’une épatante jeunesse d’esprit et ayant conservé toutes ses capacités jusqu’à ses 99 ans et des poussières !) aurait apprécié ce qu’Yvon, Hugues et moi avons fait avec ces plaques.
C’est tout !
Quelques clichés supplémentaires expédiés par Yvon…


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Bref, pas mal de consolider, près de 120 ans plus tard, une histoire qui démarre dans les années 1900 - 1904…!
Merci Margo, merci Yvon et Hugues…!
Chronique née d’un pouët ! Ce matin, je rédigeais une entrée sur le 26 avril 2023 quand nous étions à Perugia. Et, en regardant les clichés stockés dans le Cloud, je repère pas mal d’images réalisées avec la bêta d’une app que je testais à l’époque.
Je développe ici mon point de vue…
J’ai testé nombre d’apps photographiques qui se proposaient de retrouver la colorimétrie caractéristique de certaines émulsions couleur. J’insiste : couleur…!
Ces apps nous vendent l’illusion de revenir à une sorte d’idéal de l’argentique. Ah…?
Ok, je suis mal placé pour en parler…
Hormis quelques tirages Cibachrome, cette époque idéale reste celle où il me fallait choisir entre Kodak Ektachrome et Fuji Velvia dans le cadre de notre activité…!!
Hop, je m’égare…
Or, je n’ai pas de nostalgie, en photo comme dans d’autres domaines… Chaque avancée technologique m’a apporté du confort et une certaine autonomie.
C’est la posture « on a toujours fait comme ça » qui me gonfle, le poids de la tradition.
Un exemple.
Je déteste cette mode qui consiste à plaquer sur de grandes baies vitrées des baguettes pour reproduire une impression de fenêtres à petits carreaux !
Les petites surfaces vitrées n’étaient pas un choix esthétique de l’époque mais traduisaient une limite, une incapacité technique !
On ne savait pas couler de grandes surfaces vitrées, point barre.
En Italie, les rénovations d’édifices anciens ne sont pas assujetties à l’exigence hexagonale de refaire à l’identique.
Nous avons visité nombre de superbes lieux avec des vitres pleine ouverture montées sur des profils ultra discrets en aluminium …qui n’auraient été rejetés ici par les gardiens du temple.
Si les entrepreneurs, les architectes, les artisans avaient eu accès aux surfaces vitrées telles que nous employons aujourd’hui, ils les auraient volontiers adoptées et fait du feu de ces croisillons de petit bois que d’aucuns chérissent religieusement aujourd’hui !
Je pensais déjà avoir écrit une chronique sur ce sujet mais les seuls carreaux évoqués sur urbanbike sont ceux-ci :-)
Pour en revenir à la photo, je n’aime pas ces rendus pseudo argentiques sur des apps numériques… Ces filtres sont amusants mais je les évite… C’est un peu comme ces filtres qui transforment n’importe quelle image en tableau à la manière de Prisma (en 2016)
En revanche, j’ai particulièrement apprécié la démarche de Frank Horvat qui testait dans son studio de Boulogne-Billancourt les imprimantes à sublimation, s’est essayé à photoshop et au photomontage, s’est lancé dans la photo numérique avec des appareils de prise de vue sans prétention…
Bref, expérimentait sans cesse au lieu de regarder dans le rétroviseur…!
Il écrivait ceci (…qui résume parfaitement mon propos)…
The last to get on the train were photographers, for strange reasons, such as regretting the darkness and the smell of the lab. Not in my case!
For me, digitalization was liberation from repetitive and boring tasks, like measuring light and distance, bracketing, shading, spotting, filing, etc etc.
C’est tout…

— Tu as remis du grain…? Non c’est la pluie de ce matin…!