Certes, tous ces clichés sont visibles sur notre petit site dédié. Mais j’utilise JPEGmini sur macOS une première fois pour optimiser les photos post-traitées dans Lightroom avant de les expédier sur le serveur (…avec des gains de poids épatants) et les sauvegarder sur des disques durs.
Mais je passe une seconde fois ces clichés déjà optimisés pour les réduire en vignette, juste pour le plaisir (…mais également pour en glisser un ou deux sur mon compte Instagram).
Et depuis peu, pour expédier un petit salut visuel aux amis via Messages.

Généralement, c’est mon fils qui est le premier destinataire de ces clichés, ceux que j’apprécie particulièrement.
Puis, dans les jours qui suivent, j’envoie une (ou deux) photos aux copains par le même procédé sans mot d’accompagnement.
L’image se suffit à elle-même…
Bref, cela fait quelques semaines que ça me prend et je trouve ça plus chouette qu’un échange texte. Je n’attends pas de réponse, c’est juste un signe de vie, un clin d’oeil visuel…
Le retour du 180
Les images qui sont affichées ici sont toutes au 180.
J’avais prêté le Canon EF 180 mm f/3.5 L Macro USM à Bob, un vieux copain. Il a eu enfin la possibilité de passer à la maison pour me le restituer avec d’autres éléments mais c’est surtout cette optique que j’ai eu plaisir à redécouvrir ces derniers jours dans le froid et la neige.

Du coup, je trace mes 12000 à 14000 pas quotidiennement et retourne sur les mêmes spots retrouver souvent les mêmes sujets !

Bon, j’ai hâte que ma fille rentre et m’accompagne avec le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM qu’elle a définitivement adopté.
C’est tout !
Poursuite en fin de semaine dernière de mes expérimentations.
Ayant déjà essayé sans succès dans une vie antérieure de placer le 18 mm Contax, un Carl Zeiss Distagon 18 mm f/4, sur le Canon 5D (le miroir frappe l’objectif), je l’ai monté directement sur le 1D mark ll de mon ami Renaud puis basculé en mode AV, réduit la sensibilité ISO au minimum puis découvert que j’avais égaré l’alimentation des batteries !

Bref, au bout d’un certain temps, celui de retrouver cette alim générale indispensable, le boitier pratiquement chargé, heureuse coïncidence, la pluie cessa enfin !
Me voilà parti patauger dans la boue sur les chemins forestiers étonnement déserts ! Chance, le soleil est venu éclairer les arbres et le ciel s’est rapidement débarrassé des nuages. J’ai filé vers un spot que j’apprécie tout en manquant m’affaler sur le sol détrempé et glissant.

- Et déjà la table de ping-pong que nous utilisons régulièrement par tous temps… En jouant sur l’ouverture pour ne détacher que ce que je souhaite, CQFD.
Le retour au 18 mm ne se fait pas aisément, ce très grand angle attrape facilement les rayons du soleil si l’on y prend pas garde. Ensuite, sa large couverture nous oblige à modifier immédiatement nos habitudes.
Sans oublier que le diaph du 18 mm démarre à 4, ce qui n’est pas particulièrement lumineux (le 28 mm utilisé précédemment ouvre à 1,8). Avec une sensibilité réglée à 100 ISO, on tutoie vite les vitesses lentes, voire très lentes et les risques de flou deviennent patents.
L’objectif n’était pas de produire sur le champ des clichés époustouflants mais, plus modestement, de vérifier si ce binome Canon + Contax, ou numérique + optique argentique, était viable.
C’est a priori envisageable mais avec modération ou dans des circonstances ciblées. Un peu comme lors de mes lointains essais du Canon EF 14 mm f/2.8L USM ou du Canon EF 16-35 mm f/2.8L II USM.
Et je préfère ne plus évoquer le Canon EF 24 mm f/1.4L II USM qui est assurément l’une des rares optiques que j’aurais volontiers conservé ! Oui, 1.4 mais avec un prix que je peux qualifier de pharaonique !

Utiliser ce type d’optique nécessite une période de prise en main et avec nettement plus de concentration que mes pauvres essais effectués il y a une dizaine d’années !
Gag : après une demi-heure, la carte du 1D mark II a déclaré forfait car pleine comme un œuf.
Surprise de ma part d’autant que j’avais eu l’idée, heureusement non suivie d’effet, de la formater. En effet, une fois de retour devant mon Mac, je me suis rendu compte qu’elle contenait des images de 2016, clichés jamais exploitées et pris au 100 macro.
En déchargeant les clichés dans Lightroom, pas mal de déchets (d’où ce test, pardi !) mais également quelques vues rigolotes à défaut d’être épatantes.

Mais le plus intéressant dans cette expérience est ailleurs !
Viseur ou écran ?
Habitué depuis pas mal de temps à tout faire avec le iPhone 7 plus et ses deux optiques, ma manière de prendre des photos, de cadrer passe par un écran et non plus l’œil rivé au viseur.
Or cela n’est pas un détail.
Je me souviens avoir fustigé les premiers écrans qui présentaient des des pixels gros comme le poing ! Et écrit quelques paragraphes d’amour aux viseurs optiques.
Sans renier cette période, je prends conscience que l’usage quotidien du smartphone est passé par là. Et que viser à ras de terre la bogue d’une châtaigne, la cadrer confortablement sans s’applatir sur le sol pour la cadrer via un viseur optique est nettement plus simple avec un iPhone ou le M qu’avec un 1D.

- Pas question de mettre un genou en… boue (!) alors qu’avec un iPhone ou le M, survoler une surface humide tout en cadrant ne pose aucun problème…
Bref, je constate, amusé, que mes habitudes ont totalement changé, que l’écran tactile a des tas d’avantages (hormis en plein soleil).
Même constat pour ma fille qui, au visionnage de mes essais, a décidée de poursuivre ultérieurement ses propres tests avec le M et le 28, me laissant (sans que cela me dérange…!) le 1D et le 18 sur les bras !
Bref, cadrer avec un écran que l’on peut tendre à bout de bras, abaisser au ras du sol ou lever le boitier au dessus d’une foule ou d’une clôture, tout en conservant suffisamment de visibilité pour deviner ce que l’on …cadre, offre un énorme confort pour réaliser des images que l’on peut qualifier de “créatives” …même si ce terme est mis à toutes les sauces.
À suivre…