Pour mémoire : mi-août 2012, un premier billet en relation avec celui l’idée originale de François Bon, mettre l’accent sur les applications que nous employons quotidiennement…!
Quelques autres billets ont suivi puis rien. Je rédigeais des BonApp ! pour MacPlus tout en préparant ma nouvelle vie avec une donnée inattendue et compliquée…
Neuf ans après…
Les années passent — quasi une décennie — et l’objectif (…le mien s’entend) reste identique.
Disposer d’outils de texte qui m’offrent :
- la synchronisation de mes textes entre iOS et macOS
- le balisage MultiMarkdown
- des options poussées de personnalisation
- l’organisation de mes notes à ma guise
- une flopée d’options d’export
Le tout pour un usage quotidien…
Je ne vais pas revenir en détail sur les outils qui suivent, juste lister ce que je l’emploie et, en quelques lignes, pourquoi.
Mais un élément s’est invité entre-temps, c’est le retour de l’écriture à la main, …au Pencil…
Beaucoup de mes amis haussent les épaules quand j’évoque cette possibilité, pensent que la calligraphie est morte, remplacée par l’usage omniprésent des claviers, voire les progrès balbutiants du mode dictée…
Si l’iPhone m’accompagne quotidiennement, me sert de réveil matin, de radio, de carnet de notes, d’appareil photo (et plus encore), je dispose d’un vieil iPad Pro pour lire en grand format mes livres au format ePub.
Nebo sur iPad
Première parenthèse : dès que j’ai besoin d’écrire « à la main » sans retenue, c’est le duo Nebo + Pencil sur iPad Pro. Cet outil d’écriture manuscrite ne me limite pas, ne me freine pas car interprète instantanément mon écriture. Il conserve affiché ma graphie le temps souhaité… avant conversion en caractères d’imprimerie.
le taux de reconnaissance de Nebo est pratiquement de 100 % et cela pour une raison évidente : j’ai réappris à écrire à la main grâce à Nebo et Stylus. C’est un réel plaisir que de coucher sur l’écran quelques réflexions à la main que je peux amender d’un simple trait horizontal !
En revanche, j’ai modifié ma manière de calligraphier, dessiner certaines lettres pour permettre à l’application de les reconnaître aisément. Ainsi, à espacer les parenthèses pour qu’elles soient comprises comme telles (et non interprétées comme des C majuscules), etc.
Une fois ce premier “jet” manuscrit, il ne me reste plus qu’à l’exporter vers Drafts.
Griffonnage, l’option écriture manuscrite proposée par Apple progresse, c’est indéniable. Néanmoins, cette fonctionnalité développée par Apple reste en deçà de Nebo pour mes usages.
Drafts, la clé de voute de mes écrits
Avec une version 27 qui a révisé intégralement les fondations de l’application, Drafts est l’outil que j’emploie quotidiennement une trentaine de minutes en moyenne avec des pointes autour de cinq heures.
Que ce soit pour la coloration syntaxique, le choix de la syntaxe ou son catalogue d’actions, les dossiers de travail, cette application répond à tout ce que j’attends d’un traitement de notes.
Un utilisateur de cette application écrivait que Drafts le stimulait et je ne peux qu’être d’accord…
Pourquoi ? Parce que Drafts est l’une des rares applications que l’on peut parfaitement adapter en continu à ses besoins, aucune version de Drafts ne peut être identique vu que nous avons tous la possibilité d’intervenir sur une myriade d’options et adapter à nos doigts l’outil.
Rien n’est figé : toutes les semaines, je modifie mon environment Drafts en fonction de mes usages : en y joignant une option découverte au fin fond d’un script existant, en déplaçant telle autre sur l’une de mes barres additionnelles, en virant telle action chargée récemment et qui s’avère inutile (…virer… en sachant où aller le rechercher si besoin). Bref, je dispose de briques que je peux assembler à ma guise…
Avec ou sans l’assistance en amont de Nebo pour une écriture de mes premiers jets à la main, c’est clairement Drafts qui est mon outil de prédilection quotidien.
Ulysses, assemblage et exports…
J’ai eu de longs argumentaires juridiques à bâtir et le dispositif des fragments que l’on peut assembler de manière visible dans des dossiers et sous dossiers, balises en Markdown et MarkdownXL, puis exporter en PDF ou au format Word reste ses points essentiels…
Je suis moins fan de ses barres additionnelles comme du manque actuel de quelques actions mais les dernières versions intègrent des outils de correction orthographique (le français est pris en charge) qui sont loin d’être accessoires…
Bref, c’est l’application idéale pour assembler une myriade de feuillets, visuels et exporter le tout avec force notes de bas de page en un gigantesque fichier stylé Word, PDF ou ePub…
Des scripts astucieux me permettent de transférer depuis Drafts mes notes dans Ulysses (mais également vers iA Writer ou Obsidian), je peux ainsi utiliser le meilleur de chaque application.
En observation : Obsidian et iA Writer
Pour finir, je citer rapidement un couple étrange, Obsidian et iA Writer… que j’explore sans avoir assez de recul encore.
Je ne suis pas fan de l’interface d’écriture disponible dans Obsidian mais le fait de pouvoir disposer d’un dossier dans iCloud avec des fichiers .md ou .txt (plugin Obsidian nécessaire) me permet d’éditer en Markdown les fichiers dans iA Writer ! Donc dans une interface minimaliste impeccable…
En revanche, Obsidian me permet de gérer des wikis épatants avec des [[liens]] dédiés et je suis assez satisfait de cet angle d’utilisation, iA Writer étant un éditeur de texte MultiMarkdown parfait en mode concentration…
Je les insère dans ce sixième À quoi carburent mes écrans car c’est loin d’être anecdotique pour mes usages…
Et Day One pour mes notes personnelles
Je fais une seconde parenthèse (après Nebo) pour Day One car elle est à part dans mon flux de production (…façon de parler). C’est mon carnet de notes, celui qui mémorise nos évènements personnels : rappel des balades ou voyages, de l’avancement de tel ou tel projet…
Première utilisation fin 2011, dix ans pour le coup… Et plus de 13 500 entrées, 17 000 clichés sur quasiment 3 400 jours…
À ce propos, pas mal de mes notes Day One sont écrites dans Drafts puis exportées en Markdown directement…

En conclusion
Ce qui précède sont mes petites marques sur le piste des traitements de notes, il existe mille autres méthodes, outils, applications… Le seul point reste que ce sont les solutions que l’emploie où que je continue à explorer…
Si je devrais ne conserver qu’un seul outil, il me faudrait trancher entre Drafts et Day One…! Donc je ne tranche pas : je conserve les deux sur tous mes écrans…
C’est tout !
Billet improvisé (il fait chaud et je suis resté à l’ombre). Au départ, c’est Josquin qui m’a fait découvrir Obsidian et je sais qu’il en a un usage professionnel intense dans son job de chercheur en neurosciences…
J’ai testé un peu, regardé et ai relaté mes essais sur mon fil dédié sous Twitter. Je reste un inconditionnel de Drafts qui me permet de rédiger tant sous iOS que sous macOS.
Et puis la version iOS d’Obsidian est arrivée…
- L’un des points intéressants de cette application est que l’on peut centraliser en clair tous ses fichiers Markdown (au format .md mais une extension existe pour lire les .txt, je l’ai découvert tardivement… avoir utilisé Name Mangler 3…!)
- L’autre est la lecture des fichiers image dans Obsidian, ce que ne fait (pas encore) Drafts.
J’avais envie de tester et j’ai donc démarré une mini flore en employant les clichés que Aurélia et moi réalisons quand nous nous promenons…
Je ne vais pas rentrer dans les détails car d’autres sont plus habiles et pragmatiques : je vous engage à visiter ce que fait Yann Houry, l’auteur du site ralentirtravaux.com et, accessoirement, véritable geek pédagogue ici-même dont, pour obsidian, la partie un et deux…!!
Petite flore à l’usage…
Donc, j’oublie la partie pédagogique et technique (…voir Yann), j’avais juste ici envie de montrer un usage assez basique de cette app.
Au ras des pâquerettes…
Et bien entendu, sous iOS vu que j’emploie un iPhone quotidiennement (…oui, ça fonctionne sur iPad)…

- J’ai crée plusieurs ensembles (
vault) dont un truc intitulé pompeusement Flore illustrée…

- Attention, il y a des chances de — parfois — se planter : heureusement, l’app Obsidian est localisée — en partie — en plusieurs langues (à vous de choisir l’idiome).
Enter vault donc…!

- Comme c’est une flore au final, j’ai organisé ça avec deux index et trois dossiers, un réservé aux clichés…

- Le dossier Familles contient celles que nous avons rencontré et pourra être étendu à tout instant…

- Comme c’est un truc en cours de réalisation (pour notre usage), j’ai listé les espèces que j’ai rencontré, seules celles dont j’ai retrouvé des photos ont droit à une fiche comme…
[[Sedum andegavense_ (DC.) Desv.]] par exemple !

- Un appui sur le lien (rouge) de Sedum andegavense_ (DC.) Desv. me conduit à sa fiche (ça ne se fait pas toit seul mais Obsidian propose plein de fonctions pratiques)

- En haut de chaque fiche, uns série de liens pour revenir à l’index principal (
Flore index), à la famille de l’espèce…
- ou à un second index …qui me sert à indexer nos clichés dans CaptureOnePro, comme…
Sedum rupestre L.|Orpin des rochers|Crassulaceae
- Mais je m’égare… L’idée est de constituer pour chaque espèce un ensemble de notes pratiques avec… nos photos bien visibles…

- Ce second index me permet de vérifier ce que j’ai entré comme clichés et si j’ai bien créé la fiche, etc.

- Au final, ça devrait ressemble à ça… Toutes les photos sont redimensionnées à 180 pixels de large pour que je puisse les voir en petit format dans l’iPhone…
![[20210614_170214_10383_pblanc.jpg|180]]
- Il suffit ajouter
|180 à la fin du lien…

- Un volet latéral dans iOS permet de vérifier si les liens vers les index depuis la fiche sont corrects…

- Parfois, ils ne le sont pas…
- Là, oubli d’un lien depuis le sous index famille vers la fiche…!

- On sélectionne le terme (proprement, sans espace en trop ou lettres en moins), on ajoute les deux paires pour réaliser cette balise
[[fiche]]. Et hop.

- Et comme le fichier était créé, ça doit fonctionner de suite…
- On vérifie au passage que l’on est dans le bon dossier cible mais tout peut se corriger (et sur Mac, par simple cliqué déplacé du fichier vers le bon dossier de destination, les liens sont réajusté… Magique…!)

iCloud pour tout centraliser…
En arrière plan, j’ai choisi de tout héberger sur le Apple iCloud familial (comme le savent nos amis de chez… Pegasus).
Cela se hiérarchise comme suit pour ce Vault…
Bref, la même structure que dans ce dernier, trois dossiers et deux fichiers texte au premier niveau…



- Que l’on peut d’ailleurs éditer avec n’importe quel outil de texte, c’est du pur Markdown…

Je ne m’étends pas plus : l’idée était de montrer avec cet exemple simple que n’importe qui avec trois neurones (moi !) et un minimum d’organisation peut se servir de cela…
Comme je l’ai déjà dit, hormis cette capacité de visualiser des fichiers images (comme Ulysses d’ailleurs), je garde au quotidien Drafts (…sur lequel je rédige d’ailleurs ce billet).
Avant de retourner corriger quelques erreurs dans cette flore sous Obsidian, j’en ai découvert quelques unes sur mes copies d’écran…
À vous de tester, Obsidian est une app gratuite…
Drafts aussi mais l’accès aux scripts Pro nécessite un abonnement temporaire ou annuel.
Il y a déjà quelques actions vers… Obsidian disponibles…!