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Bosser chez soi, une chouette option en période de pandémie

Entreprises : pensez à faire confiance à vos équipiers…

dans bosser partout | dans mon bocal | usages

Rapide rappel : lukino1 et moi avons eu beaucoup de plaisir à écrire et illustrer notre « Comment travailler chez soi » en 2005. Le projet avait vu le jour avec un (alors…!) jeune éditeur2 qui avait lu mes chroniques parues dans feu MacDigit3.
C’est lui qui m’a convaincu de transformer cela en un bouquin. Et comme je craignais que cela soit indigeste, j’ai contacté Jacques qui, devenu co-auteur, a réalisé tous les strips.
Pour mémoire, nous avions même eu le soutien inattendu de Serge Eyrolles, notamment pour l’impression de ce livre en deux couleurs. Bon, inutile de gloser, ce fut un flop4 malgré quelques passages de Lukino à la radio, une télé à Lille de quelques minutes où je fus tétanisé par le trac et, il faut également le dire, pas mal de billets sympas dans le monde informatique (merci à tous les copains dont un certain Capitaine).

Au début de la pandémie, lors de la première vague, notre contribution fut de proposer en téléchargement5 notre bouquin (il existait au format HTML mais, cette fois-ci, au format PDF) : urbanbike | Travailler chez soi, 15 ans après ! [edit 2].

Si quelques copains sur Twitter ont relayé cette initiative, cela nous a amusé de constater que cela ne débordait pas hors de ce cercle amical. Personne (!!!) ne nous a contacté pour une radio (ou une télévision…!) pour disserter en tant qu’experts sur le télétravail en temps de pandémie…!
Preuve que nous sommes des losers…!
Pfffff…!

Et puis la première vague s’est éteinte (…en apparence) et nous nous sommes dit que nous avions eu raison de ne rien faire (c’est tout un art…!) même si nous nous attendions6 à une possible reprise à la rentrée…
Seconde vague qui est arrivée sans se presser…

J’écris ces quelques lignes après avoir allumé (sic !) la radio7 ce midi et entendu — à nouveau — les difficultés de mise en œuvre du télétravail.

Groumphhhhhh…!

Entre les freins au changement dans les entreprises (…mais quelle surprise !) et, trop souvent, la difficulté bien réelle pour les salariés de se ménager un espace de travail pour les accueillir chez eux sans heurts alors que le reste de leur famille risque également de chercher à se connecter, suivre des cours, etc.

Pour nous, bosser chez nous était une évidence tant pour s’éviter des allers et retours avec force transports inutiles8 ; cesser de finir des missions à point d’heure loin de chez nous pour redémarrer aux aurores9.

Mais nos activités de graphistes indépendants, nos choix technologiques à base de pomme, l’arrivée du RNIS et notre volonté de profiter un peu de nos gamins nous ont permis de basculer naturellement.

Sans oublier que nous étions décisionnaires et nous autofinancions, ce qui simplifie la mise en œuvre rapide.

Quelques trucs qui ont changé en 15 ans

Ce qui suit est une liste au débotté !

Premier point, en 2005, l’offre de connexion numérique n’était pas aussi fournie. Entre les Box 4G, la fibre et de l’ADSL de course, même dans un coin perdu, ça devient nettement plus facile de bosser10.

L’autre grande innovation est l’absence de câbles à tirer, un routeur Wifi et du matériel léger, des imprimantes connectées au réseau, ce sont des options agréables pour s’installer en souplesse chez soi.

Le matériel est devenu moins volumineux, doté désormais de disques SSD d’une incroyable fiabilité et disposant de tailles de stockage renversantes !

Côté téléphonie, plus besoin de téléphone fixe, on est joignable partout (même hors des frontières) avec nos portables à des coûts de communication qui ne sont plus stratosphériques !

Il est possible de changer de lieu temporairement (genre, filer à la campagne) et bosser avec de la 4G en partage11.

N’oublions par les solutions clouds et les sauvegardes partageables.

Bref, il est clair que bosser aujourd’hui en télétravail est nettement plus facile.

À condition d’être motivé12 pour ce faire et, surtout, d’avoir la place pour s’installer confortablement (au minimum une pièce dédiée en partie, un vrai bureau, un fauteuil idoine13 et ce truc qui se nomme silence).

Ah, j’oubliais : autre élément de confort du télétravailleur, le micro-ondes ! Mais ça nécessitera un billet spécifique un de ces quatre. Ou pas…!

Bosser chez soi avec des pauses

Une fois chez soi à bosser, il faut quand même s’occuper de faire des courses (…en dehors des heures d’affluence), se sustenter (en l’absence de restaurant ou de bar ouvert), continuer à faire du sport (gainage musculaire, monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur), conserver un sens minimum de l’hygiène (…un bureau ça s’aspire aussi), ventiler son local et ne pas trop le chauffer, s’habiller (si, si… pour les séquences FaceTime…!), mettre un polaire si on a froid (…ou faire du gainage).

Mais aussi savoir faire des pauses et se protéger d’une pression un poil envahissante.

Je reste un adepte de la sieste14 mais également de fixer tout de suite des limites tant aux clients qu’aux collègues.

C’est dans notre vieux bouquin, lisez-le…

À ce propos, ces boites qui cherchent à exercer un contrôle permanent de leurs employés font fausse route : soit les équipiers ont des missions précises à réaliser (…et merci de leur foutre la paix) ; soit les équipiers sont en jachère (et merci de continuer à leur foutre la paix !).

Il faut retrouver cette notion toute bête que l’on nomme confiance. À partir du moment à l’entreprise fixe des tâches, laissez à celui qui doit les réaliser le soin de s’organiser. Et s’il a envie de les faire à partir de 04:00 du matin, c’est son problème. Le tout est qu’elles soient réalisées dans les délais, non…?!

Bon, comme la tempête se calme, je termine ce court billet d’humeur.

Bosser chez soi, c’est aussi cela, laisser à chacun la maîtrise de son temps du moment que le boulot est effectué.

À suivre…


  1. Jacques s’est chargé des illustrations et moi des textes mais nous n’avons jamais cessé d’en discuter et d’échanger quasi quotidiennement (au téléphone la plus part du temps entre Versailles et Montpellier), ce bouquin était une parenthèse déjantée dans notre quotidien de graphistes indépendants. Ceci explique aussi le retard et la perte de cheveux de notre éditeur car il nous fallait d’abord assurer la subsistance de nos familles respectives… en télétravaillant pour nos clients ! ↩︎

  2. le jeune éditeur, Joël, vit désormais aux USA dans un coin perdu du Minnesota avec sa micro tribu…! ↩︎

  3. Dominique et moi avons préféré fermer alors ce blog, certainement pas au meilleur moment de la promotion mais nous étions sans calcul et sans illusions ! ↩︎

  4. ce que d’aucuns nomment succès d’estime ! ↩︎

  5. aucun souci technique, nous avions récupéré les droits de ce livre vers 2015, j’ai une belle lettre de la directrice éditoriale en charge de ce département chez notre éditeur d’alors. ↩︎

  6. sans être des experts, ceci explique cela…! Et puis Jacques a une série de planches à terminer pour une BD quand, de mon côté, je pensais d’abord à me poser sur mon caillou. J’écris d’ailleurs ce bref billet au coin d’un poêle à bois — pour chasser l’humidité — alors que ça souffle et pleut en Bretagne…! ↩︎

  7. lancé l’app radio-france sur mon iPhone… ↩︎

  8. nous avons fait des choix différents mais l’idée était d’offrir un cadre de vie correct à nos gamins. Tout en n’était pas trop loin de nos clients, pour ma part à une heure poste â porte. ↩︎

  9. j’ai fait ça assez longtemps en période de charrette, rentrer de Paris à 01:00 du matin pour repartir à 06:00. On avait un bureau en plein centre de Paris et assez vite, nous avons proposé à nos équipiers de bosser de chez eux… ↩︎

  10. même sur mon île, connexions dégroupées et ADSL stable, voire routeur 4G. ↩︎

  11. quelques souvenirs de mes installations en vacances (oui, je bossais pendant ces dites vacances !) avec une bande passante saturée dès 10:00 du matin. L’envoi des gros PDF pour l’impression difficilement assurée sauf la nuit vers 02:00 sur des FTP dédiés… ↩︎

  12. tout le monde n’en a pas envie et je peux parfaitement le comprendre. ↩︎

  13. un Aeron sinon rien ! urbanbike | Un siège aérien. Ces sièges nous ont suivis dans nos déménagements, juste changé les roulettes et une garniture, lire urbanbike | Usages | Plus de 12 années sur un Aeron… ↩︎

  14. si vous voulez rester à bon régime tout l’après-midi, trente minutes réparatrices (pour ma part, je dors…) sont loin d’être inutiles. ↩︎

le 27/10/2020 à 17:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Migration douce vers CaptureOne | 1

Post traitement et RAW

dans photo | usages | vieillir

Cela fait quelques années que j’utilise des boites à pixels numériques et autant de temps à essayer d’en tirer quelques clichés à mon goût.

Je n’ai jamais été un féru de techniques complexes consommant du temps (ceci explique pourquoi j’utilise du Apple…), j’apprécie les solutions qui me permettent d’obtenir un résultat correct sans y passer des plombes.

Déjà, du temps de l’argentique, passer une après-midi à traiter sous lumière inactinique des tirages à l’agrandisseur n’était pas mon occupation favorite.

Depuis que je suis gamin, je n’arrive pas à rester en place et à me concentrer sur une activité élémentaire, mille idées court-circuitent mes deux neurones.
En prenant de l’âge, j’arrive néanmoins à consacrer chaque matin dix minutes à préparer un Muesli en découpant, sans (trop) m’énerver ni me couper, des fruits1 que j’intègre à cette mixture étrange.

Il en est de même pour le post-traitement de mes clichés.
Ce sont des instants capturés lors de mes déambulations, tant en ville que dans la nature qui ne méritent pas d’y passer plus de quelques secondes.

Je sais ce qu’est un vrai photographe, mon ami Horvat2 vient de disparaître. Je l’ai vu corriger ses clichés numériques dans son atelier/studio/maison de la rue de l’ancienne mairie et ces opérations requierent un savoir-faire et un œil que je n’ai pas.

Donc, je traite mes images à la même vitesse que je les cadre. Vite.

Sur mon antique MacBook Pro, la version 5 de Lightroom consomme3 un temps infini, tant pour ouvrir ma base d’images que pour la sauvegarder.

Sur le MacBook Pro 16 fraîchement acquis, à coté de RawPower, j’ai réinstallé CaptureOne que je connais depuis ses versions 6 puis 8.
Après quelques soucis pour activer la version de démo (…il faut impérativement conserver la page web ouverte pendant l’installation de CaptureOne), j’ai converti mon catalogue Lightroom en l’espace d’une nuit en laissant le MacBook bosser.

Une solution avec Avalanches4 devrait arriver prochainement et je suis prêt à recommencer cette opération, ma base d’images compulsives étant proche de 300 000 clichés.

Mais je m’égare.
CaptureOne a le mérite d’aller à l’essentiel et de proposer un outil fabuleux de dématriçage des RAW.
Mieux, cette application va à l’essentiel : traiter des images et les exporter aux formats souhaités sans perte de temps.

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Bref, j’ai acquis la version 20 avec déjà la promesse de la version suivante.
Vu l’état de mes boites à pixels (…de très vieux boitiers Canon), de mes optiques dépassées, cela occupera les quelques années qui me restent à vivre.

Alors ?

J’ai retrouvé du plaisir à décharger mes images sur des dossiers dans un disque dur5 puis importer ces dernières dans CaptureOne et les traiter sans trop d’efforts sur un écran… qui ne clignote6 pas !

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Puis lancer un export en Batch des fichiers traités avant de sauvegarder rapidement ma session.

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Enfin, sauvegarder sans trépigner…

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Bref, j’apprends…

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C’est tout pour aujourd’hui.


  1. je pense que c’est le début de la sagesse ! Il était temps ! ↩︎

  2. une recherche dans urbanbike devrait calmer ceux qui me prendraient pour un mytho… ↩︎

  3. prend car je n’ai pas poubellisé mon antique MacBook Pro 17 (de 2009) qui tient compagnie au d’jeun MacBook Pro 16 ! ↩︎

  4. merci à François Cunéo pour cette info : ce sera disponible sur l’Apple Store ou sur le site de l’éditeur… Avalanche - Migrate your photo libraries without loosing any data ↩︎

  5. je persiste à avoir un disque dédié et des clones de ce dernier… ↩︎

  6. disposer d’un écran de portable avec toutes ses composantes chromatiques est un luxe ! ↩︎

le 24/10/2020 à 11:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Balisage markdown dans WordPress

Une extension ad hoc, WP Githuber MD

dans écrire | usages

Je rédige tous mes billets et notes au format texte, écrits que je balise ensuite avec du markdown.

Je ne reviens pas sur ce balisage à base fait de conventions faciles à retenir : peu bavard, il ne gène nullement la lecture et permet ensuite d’exporter en divers formats …dont en html.

Sur urbanbike (sous ExpressionEngine), c’est une solution que j’utilise depuis des années.
Mais quid sous WordPress ?

C’est d’ailleurs ce que j’ai commencé à faire :

  • écrire, me relire
  • baliser en markdown
  • exporter la sélection de texte convertie en HTML
  • coller le code
  • puis …publier

Mais pourquoi faire simple quand on peut faire encore plus simple.
Voire s’éviter d’employer du code HTML plus bavard.

WordPress ?

En effet, j’ai tué (sic…!) le contenu de la version précédente de ancr.es et ai décidé de rédiger un blog dédié à nos petites balades et lieux sympas (quand j’aurais le temps…!).
Bref, dédié aux voyages modestes…

Sous les conseils de monarobase, j’ai opté pour un WordPress et le dernier thème1 fourni par cet éditeur, Twenty Twenty2.

Après deux premiers billets pour tester (convertis en HTML), j’ai cherché une extension WP qui me permette de coller directement mon texte markdown, voire de me permette de le modifier avec ces mêmes petites balises simples.

Et après avoir fait le tour des solutions existantes, j’ai fini par choisir la solution proposée par Terry Lin, WP Githuber MD.

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Je pourrais arrêter mon billet ici : cette extension répond à mes besoins.

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Elle offre nombre d’options dont des choses très basiques pour un rédacteur, celle de découper le panneau de rédaction en deux avec, à gauche le texte en markdown avec coloration syntaxique et, à droite, son rendu texte tel qu’il sera dans WP.

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On peut se dispenser de ce second volet et n’afficher que le texte markdown. Pour ma part, c’est la disposition que je préfère.

Comme écrit plus haut, sur urbanbike.com, j’utilise aussi un convertisseur markdown vers HTML et je retrouve ici, dans WordPress, un système qui me permet également de conserver mes notes de bas de page.

Intérêt ?

Si c’est une faute de frappe, je peux la corriger directement dans cet éditeur sous WordPress.

Si j’ai envie de modifier mon texte en profondeur (…cas le plus fréquent…!), je repars de la source, du texte que j’ai rédigé dans Drafts, Ulysses, Editorial ou ia Writer.

Je corrige tranquillement dans mon traitement de texte habituel (…Drafts à 99%), je lance un dernier script pour la gestion des insécables, je copie et je colle dans WordPress à l’emplacement de mon précédent texte.
Puis je mets à jour et basta.

Maintenant, c’est une solution.
Chacun a ses habitudes et celle qui précède est un simple rappel de la mienne, on peut s’éviter du code HTML avec du markdown, c’est dit à nouveau.

À suivre…


  1. juste opté pour la typo monospace JetBrains que j’emploie tant dans Drafts que Marvin. Merci à Richard pour l’assistance. Il subsiste un petit dysfonctionnement qui ne me gêne pas, le retour de la typo originelle du thème dans Safari. Je ne vais pas perdre du temps à chercher : les deux options sont sympas ! ↩︎

  2. j’ai changé la couleur proposée (celle d’origine est pourtant très chouette) et rajouté le vieux logo de ancr.es. Et hop ! ↩︎

le 24/08/2020 à 21:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #