Quatrième mouture d’un billet tour à tour colère, ironique et, finalement, pondéré…
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Une fois le coup de colère passé, le temps de la recherche d’alternatives, voire de manière de modifier mes procédures de travail – vous avez même échappé à des billets listant les options disponibles – il est nettement plus pragmatique de reconsidérer tous les arguments …dont ceux de l’éditeur qui prend le risque de perdre un grand nombre de ses clients et, enfin, de peser le “pour” et le “contre” depuis la fenêtre de ma …cuisine…!

Bien entendu, je peux me passer de Ulysses que j’emploie pourtant (héhé…) depuis 2009. À une période où il n’était pas 100% markdown ni déployé sous iOS.
Mais le jeu en vaut-il la chandelle ?
J’ai déjà eu cette question à régler avec Day One : avec 4603 billets et 3614 photos à ce jour, je n’ai pas hésité longtemps à opter pour un abonnement.
Pourquoi Ulysses et pas Drafts…?
Le seul produit qui aurait droit à ma souscription d’abonnement sans aucune discussion est Drafts. Tout ce que j’écris l’est d’abord dans Drafts sous iOS puis exporté vers Messages, Mail, Twitter, Day One, Editorial, iA Writer ou… Ulysses…!
Bon, revenons à Ulysses : j’apprécie ce produit et le confort qu’il m’apporte (surtout depuis que j’ai pondu mon propre style de coloration syntaxique) mais je n’en ai pas un usage quotidien en cette période de ma vie… Dois-je souscrire un abonnement pour ne pas l’employer régulièrement à l’inverse de Day One ou de Drafts…!
Est-ce qu’il existe une formule famille dans les options d’abonnement car, si je souscris, ce sera essentiellement pour ma fille qui travaille toutes ses fiches universitaires dans Ulysses via son iPad.
Quelles options, quelles types de souscription…?
Car à force de modifier les règles de nos Apps sans nous consulter, on en arrive — de notre côté — à se poser des questions et, plus grave, à prendre le temps de réfléchir…!
Certes, chacun a son point de vue, tant l’éditeur de l’application que chaque utilisateur. Et parfois, nos positions ne coïncident pas. Ou plus.
Ensuite, nombre d’informations nous échappent ou ne sont distillées que par le biais d’une réaction amère sur twitter, une remarque désabusée d’un membre de l’équipe qui peut être comprise de travers, etc.

Détenteur d’un (trop) grand nombre de licences de traitements de texte, histoire de faire mon choix des outils d’écriture en toute connaissance de cause (et partager ici même ces expériences…!), il est évident que je ne peux souscrire d’abonnement pour chacune d’entre elles. Ma maigre retraite n’y suffirait pas.
Ce qui me chagrine, c’est que ces modifications tombent en pleine période où je préfère jouir de la présence de ma tribu plutôt que de m’interroger sur l’opportunité d’acquérir “à vie” (hahaha !) un abonnement de l’excellent Ulysses.
Dois-je basculer vers Bear, faire ma vie avec Scrivener ou iA Writer. Idem, dois-je souscrire un abonnement pour TextExpander, la synchronisation de mes sets ne sera plus assurée dès fin septembre par DropBox. Ballot, non ?!

En attendant de trouver une solution pesée et non dictée par la colère, je conserve Ulysses que j’ai acheté naguère et attends de voir ce qui va résulter de ce psychodrame à la rentrée…
Est-ce que les développeurs vont mettre un peu d’eau dans leur vin…? Lister ce qu’ils nous préparent.
Ou, plus habilement, qu’est-ce que les concurrents vont nous proposer dans leurs prochaines moutures…
Pour le moment, et quoi qu’il en soit, j’écris tous les brouillons à la main sur mon iPad dans l’épatant Drafts - Quickly Capture Notes, Share Anywhere!. Et continue à expédier des TIP Jar directement au développeur par le biais de son application.
À suivre…
Ma vie est passionnante : bon, ça me reprend toutes les décennies, ras le bol du joug du rasoir, des joues lisses, je laisse tout (re)pousser en mode broussaille…
Enfin, non, je razouille un poil (quel humour…!) en haut et dessous, je maintiens les territoires de peau fraîche et laisse le reste envahir mon visage…
Pas question d’avoir une barbe de trois jours (autant continuer à se raser…!), juste un truc maintenu comme un arbuste dans le jardin…!
Mon fiston, qui est barbu z…aussi (…comme l’étaient ses deux grand-pères) m’incite à m’offrir prochainement une tondeuse électrique. Mouiiii, pas bête…
Du coup, j’ai passé deux ou trois bonnes heures à regarder l’offre, visionner les vidéos, lire les témoignages des utilisateurs et comparer les prix…
Rien ne me botte…
Et puis, en changeant les mots clés un bon nombre de fois, je suis enfin tombé sur un rasoir de sécurité que j’ai failli acquérir… Le prix est élevé mais c’est le principe des lames qui me chagrine.
Comme je suis vieux et désormais sans aucune retenue — référence à ce fabuleux film avec Sylvie — Louise Pauline Mainguené — dans le rôle principal, la vieille dame indigne — j’ai écrit au concepteur en lui exposant mes idées. Qui m’a répondu car proche des siennes… Et hop, de fil en aiguille…
Bref : Anthony (…Mister nshaved) bosse sur un nouveau projet (héhé…!) qui est dans la ligne de ce que je souhaite et lance un formulaire pour connaitre nos attentes…!
C’est sur facebook mais aussi sur cette simple URL en ligne.
We need you…
Chers barbus (ou pas), merci de fournir quelques données à Anthony…
Pour ma part, le prix ne doit pas être excessif, la garantie à vie, je m’en fous un peu (…la mienne risque d’être assez… courte…!) mais je suis pour un système non électrique avec un sabot ajustable à mon poil dru zé rugueux…! Bref, utilisable à sec ou sous la douche avec un peu de savon (à la k…).
Bref, partisan d’un système rustique, ben d’chez’nous (made in dans le coin), avec des lames standard et beau, un peu lourd, bonne tenue en pogne et qui taille — plus qu’il n’arrache…! — ma pilosité.
Pour l’instant, c’est ciseaux longs et peigne mais va falloir agir (ou pas…!).
Allez, ça ne dure que trois minutes, le temps d’un rasage…!
Note de fin : savoir que, dans quelques temps, on aura à dispo autre chose à envisager que les excellentes tondeuses électriques de chez Bzzzz ou brrreuuuuuuu (voir les nombreuses vidéos), c’est-à-dire un truc beau et écologique, que l’on pourra se laisser pousser la barbe (et revenir sur notre décision) est une idée qui me ravit…

Alors, oui, j’écris souvent pour améliorer ma calligraphie au stylet sur l’écran du iPad !
Je me suis rendu compte que je prenais trop souvent des raccourcis graphiques (sic !), que nombre de mes gestes dès lors que j’écris à la main sont insuffisamment précis ! Or, à écrire débraillé, MyScript Stylus - Handwriting Keyboard perd parfois pied à me comprendre !
Seul remède à ce relâchement, se reprendre et écrire lisiblement ! Mais pas uniquement !
il m’est devenu essentiel de prendre le temps de valider la bonne interprétation dans l’une des trois cases prédictives au-dessus de la zone de dessin, opération que je néglige depuis une bonne année.
Alors peut-être que je me plante mais cette validation de ma calligraphie améliore, me semble-il, le taux de reconnaissance de ma prose dessinée à la pointe de mon stylet et c’est bien du confort.
Ensuite, cette validation a un autre objectif : éviter que l’application repasse derrière mon dos et corrige – à mon insu – ce que j’ai écrit puis visualisé du coin de l’œil comme correctement décrypté.
Or, quelques secondes après, c’est comme si un méchant troll repassait et modifiait sournoisement ce qui était encore à l’écran !
L’explication tient au fait que je n’ai pas fait de choix pour l’une des propositions, même si la bonne était affichée. Mon absence de validation conduit l’application à s’interroger – avec retard – sur ce que j’ai dessiné. Gag !
Du coup, le seul moyen, la seule méthode est – me semble-il – de valider régulièrement ce qui dessiné, comme pour entraîner l’application à la reconnaissance de ma graphie – que j’ai parfois du mal à comprendre moi-même, c’est dire – et m’éviter, en retour, des crises d’agacement en relisant le texte corrigé par la suite !
Une validation mot à mot, parfois lettre à lettre, est nécessaire mais cela ne semble bien plus rapide que la frappe au clavier dans mon cas. Je suis dyslexique et cela ne s’arrange pas sur le tard.
Je peux écrire nettement plus longtemps sans me retrouver aprés coup avec des passages illisibles …voire totalement incompréhensibles.
Attention, si dans les trois cases prédictives vous ne retrouvez pas ce que vous avez écrit, c’est la preuve qu’il est temps de faire un effort pour vous remettre à écrire “correctement”.
J’insiste : ce n’est pas exclusivement à l’application de faire le travail de reconnaitre votre écriture, c’est également à vous de faire l’effort d’améliorer votre calligraphie !
Enfin, l’accentuation est capitale pour aider l’application à faire du bon boulot même si nombre des mots dessinés seront proposés avec la bonne accentuation.
Certes, cet effort peut sembler lourd mais offre de sacrés “plus” sur le long terme et va également vous conduire à faire de plus beaux dessins, former de plus belles lettres …surtout si vous liez votre écriture.
Souvenez-vous qu’il suffit de biffer ce que vous avez écrit, voire réécrire par-dessus.
Au bout de quelques temps, le gain de temps est impressionnant. Mais il faut s’accrocher, faire un réel effort.
Corollaire : si vous devez écrire quelques lignes au crayon, stylo, bic sur une feuille de papier, vous allez vous rendre compte que vous pouvez passer cette épreuve haut la main !
Or c’est la question : avez-vous envie de faire cet effort ?

Je lis en ce moment un livre de Claude Duneton, l’auteur du Bouquet des expressions imagées. Il avait écrit en 1999 un court ouvrage, La mort du français et j’en extrais ces quelques lignes.
Il faudrait parler ici de la calligraphie, de la disponibilité du corps qu’elle suppose, de la concentration d’esprit qu’elle exige, du temps – du temps surtout – qu’elle nécessite pour le contrôle de chaque geste en détail, et de la respiration que cela implique.
La calligraphie fait appel à des vertus humaines qui sont très exactement l’inverse de celles que requiert par exemple la télévision.
[…]
Télévision ou pas, vous ne pouvez pas demander à un enfant actuel, de six à huit ans, de se livrer à la calligraphie : il n’en n’aura ni la patience élémentaire, ni le rythme, ni la concentration, ni l’endurance, ni l’humilité, ni absolument aucune des qualités indispensables à l’exécution de ces travaux de type obsessionnel.