Pour la prise de vue sur iPhone, les applications ne manquent pas, de l’excellent Appareil Photo d’Apple livré avec iOS à ProCamera en passant par Provoke, mais également 65x24, Bayer Cam et bien d’autres…
Prendre un cliché n’a jamais été aussi agréable avec un iPhone, plus encore avec une version à trois objectifs…
Certes, j’apprécie de sortir avec un boitier numérique et une optique macro vissée dessus mais, au quotidien, mon iPhone ne quitte pas ma poche…
Après capture de l’image, il est aisé avec l’app Photos de corriger son cliché d’autant plus si vous avez préalablement opté pour un Style Photographique pour Appareil Photo. J’utilise l’option vif même si je ne m’empêche pas d’ajuster après coup…
Et puis arrive le moment où l’on a envie d’aller un peu plus loin…
Focos …pour le flou…!
Ayant acquis il y a longtemps Focos, j’échappe aux nouvelles conditions d’utilisation.
Ça tombe bien car je l’utilise finalement assez peu, juste pour modifier parfois une image en lui octroyant un peu de bokeh…

Image originale prise avec Appareil Photo…

Une fois dans Focos, la possibilité de choisir sur quel point de l’image s’appuyer, doser le diaph…

Hier, j’ai finalement opté pour ce rendu…

AgBr …pour l’émulsion noir et blanc…
Si Focos comme Appareil Photo permettent de basculer en noir et blanc, j’ai acquis une app qui reprend le principe de Black découvert en 2016 mais qui n’est plus maintenue…
J’en ai parlé en avril dans ce billet : À la recherche d’Alvaro Arregui et Peter Stojanowski…!!
Bref, je suis devenu accro à AgBr — lire également Couleur ou… noir et blanc ?.
Cette app permet de puiser dans un chouette catalogue d’émulsions et de les appliquer sur un cliché…

Finalement ce rendu (…avec un filtre jaune en plus, de mémoire…)

Et tout cela tranquillement sur iPhone…
Bref, ce court billet pour expliquer comment j’illustre mes billets nazbrokology avec, généralement, un cliché en noir et blanc…
C’est tout !
Consommateur de fichiers ePub, ma situation actuelle m’a amenée à bricoler temporairement une solution en agglomérant quelques fonctionnalités propres à iOS 18.5 sur mon iPhone 15, écran qui me suit partout…
Bien entendu, je pouvais opter pour l’acquisition de livres audio grand public ou me contenter des nombreux podcasts du Collège de France, d’écouter la radio…
Sauf que j’ai quelques livres empilés …numériquement dans l’app Livres (ou dans Yomu).
Dont De mémoire d’arbre de Thierry Gauquelin que j’avais laissé en plan…
Faire lire une sélection de texte…
Dans Livres, il est possible de faire lire une sélection de texte si l’on a préalablement activé dans les préférences Accessibilité/Contenu énoncé les deux options en haut de cette copie d’écran…

Dès lors, dans Livres, cela on a un item supplémentaire…

Sauf que la lecture s’arrête si vous changez d’app, d’où la poursuite de ce billet…
Choix de la voix…
Je ne reviens pas sur les paramètres Voix (toujours dans Accessibilité…).

Pour ma part, j’apprécie celle d’Aurélie que j’ai un peu modifié en terme de tonalité…
Défilement vertical de préférence…
Dans Livres comme dans Yomu, j’opte systématiquement pour un défilement vertical à l’écran et non pour des pages écran…
L’option Calme dans Livres répond à mon souhait et, dans Yomu, il faut chercher dans les paramètres de contenu et faire le choix suivant…

J’ajoute — choix totalement personnel — que je décoche la césure et opte généralement pour un alignement au fer à gauche en lieu et place de la justification…
Lire le contenu…
Pour lancer la lecture automatique du contenu, j’ai à nouveau recours aux options d’Accessibilité en affichant l’onglet Toucher…
En bas de l’onglet se trouve une ligne… Toucher le dos de l’appareil

Et pour éviter que mon iPhone se mettre à lire le contenu de l’écran affiché au passage d’un …coussin berlinois (…du vécu…!), j’opte pour l’option …Toucher trois fois le dos de l’iPhone…!

Abracadabra, tapoter trois fois…
Bon, je n’insiste pas !
Dans Livres, la lecture démarre en haut de l’écran…

…mais comme j’ai opté pour défilement vertical, elle se poursuivra bien qu’arrivée en bas de l’écran…!
La fenêtre noire — que l’on peut déplacer — peut se replier à la valeur d’une petite flèche…
Je peux même accéder à une autre app (ou masquer l’écran) tout en laissant ce dispositif poursuivre sa lecture…

Sur Yomu, il faudra parfois jouer des touches optionnelles avancer ou reculer mais ça fonctionne aussi…

Ailleurs…?
Qui dit lecture de l’écran sous entend que cela fonctionne en dehors de Livres et Yomu…
Et pas qu’en français…
Ici dans News Explorer, un chouette agrégateur de fils RSS…

Si vous avez pris le temps d’assigner une voix précise à chaque langue que vous comprenez ou parlez, c’est parfait…!
En terminant ce billet, je prends conscience que je n’ai opté que pour des voix féminines : Mónica en espagnol, Alice en italien, Ava en anglais, Catarina en portugais …du portugal…
À vous de jouer…
Face aux images générées par l’intelligence approximative, il est clair que mes agglomérats de pixels ne valent pas tripette pour un public qui plébiscite le cliché d’un pape en doudoune !
Oui, je perds un temps précieux à remettre en usage des boites à pixels qui tutoient deux décennies, histoire de produire des images que j’ai eu plaisir à cadrer (…une récente émission sur les tiques m’a rappelé qu’il n’était pas prudent de me coucher par terre pour photographier…!).
Alors oui : je pourrais demander à l’IA de produire une image d’un groupe d’orpins d’Angleterre ou de coquelicots et basta. Il y aura (peut-être) des incohérences mais l’image sera spectaculaire.
Mais moi, je deviens quoi !?
À part écrire ce qui se nomme des prompts !?
Un être qui passe sa vie sur une chaise (confortable) devant un écran… au lieu de se balader dehors le nez au vent et exhiber sa calvitie au soleil !?
Car en dehors d’un éventuel cliché pas trop mal bigorné, il y a une notion qui semble échapper aux promoteurs de cette nouvelle révolution technologique, le plaisir !
Redonner de l’énergie à ces outils pondus naguère par d’autres humains, les trimballer sur mon vélo, puis parcourir à pied des chemins côtiers jusqu’a un emplacement préalablement repéré lors de précédentes déambulations. Et enfin, en fonction de la lumière et de vent, essayer de capturer une scène.
Même si au retour, une seule image sort du lot, j’ai pédalé, marché, respiré les embruns, senti le vent (…et ingéré quelques pollens !), bénéficié de la chaleur du soleil, me suis senti vivant tout en essayant de ne pas me fracasser au pied de la falaise !
Ai-je envie de devenir un humain tel que le film d’animation WALL-E nous les présente !?

Ce matin, j’ai récupéré dans notre boîte à lettres commune le jeu de batteries pour 1D mark II expédié par Josquin et après les avoir rechargées, premier emploi de ce 8,2 Mpx revigoré dans les parages.

Est-ce que les coquelicots sont plus beaux avec l’IA ?
Ce Canon EF 135mm f/2L USM de 2008 (j’ai fini par l’acquérir…) se défend pas trop mal !

- Ici, deux clichés capturés en RAW (avec un profil Adobe) puis exportés en HEIC (avec le profil P3)

Je ne vous propose pas de charger la copie d’écran originale mais juste de visualiser le RAW versus le HEIC (et le profil Display P3 Color Encoding) tel que je le perçois sur mon écran entre la source et son export avec le même nombre de pixels…
Pour la photo en mode portrait (ci-dessus), cela me permet de passer d’un fichier de 8.4 Mo à 1.1 pleine résolution.

Bref, j’entérine mes choix… Et vais traiter peu-à-peu mes RAW sur iCloud…
À suivre !