Une charte inaltérable "Made in Belgium"
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Jean-Luc Ernst, photographe de son état, a imaginé un produit pratique pour ses randonnées quotidiennes chez les clients et, désormais, le fabrique en Belgique… C’est cet aspect pensé sur le terrain qui m’a séduit… C’est le Digi Grey…!
Ce produit n’est pas nouveau car nombre de photographes numériques le connaissent… C’est une charte de gris à 18 %. Cette dernière est généralement imprimée sur du carton épais et “fatigue” pas mal au bout de quelques mois d’utilisation…
Là où Jean-Luc a eu une idée de génie, c’est de la fabriquer dans une matière plus solide ou stable dans le temps… Du plastique (enfin, c’est pour simplifier car c’est une composition synthétique nettement plus complexe qu’un bout de descente de pluviale de chez Nicoll…!)… Votre charte est sale…? Un petit bain dans de l’eau pure et tiède et un coup de savon et hop…! Plusieurs formats existent — dont une version carte de crédit, et des tas d’accessoires pour les fixer lors de la prise de vue…
Alors certes, c’est pas donné mais on est en droit de penser que le Digi Grey durera plus longtemps que nos chartes habituelles. Une boutique en ligne existe qui vous permet de payer via PayPal… J’ai testé et j’attends la livraison…

Test : laquelle de ces images est la plus équilibrée…?! Bon, cela dépend de votre navigateur comme de votre écran…
note de 13:15 : Vincent Luc (Le Vincent Luc…!) me rappelle qu’il existe un produit similaire aux USA… Mais même en dollars et avec frais de transport, il ne semble clair que ce produit belge est nettement plus économique…! Une fois…
Du scanner au RAW…?
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Aujourd’hui, quand on pense traitement des images, on pense immédiatement aux produits qui gèrent les images numériques issues de nos boîtiers… Pourtant, c’est tirer un trait sur ce qui, il y a peu de temps encore, occupait une grande part de la vie des graphistes, l’acquisition des images via un scanner…
Si vous utilisez un scanner à plat, vous devez certainement connaître LaserSoft Imaging, une société allemande qui développe un soft universel pour toute une série de constructeurs… Généralement, la version SE est livré en bundle avec les scanners.
Pour ma part, j’ai un vieux Epson Perfection 3200 Photo qui fonctionne depuis des années et qui était piloté par la version précédente, la 6.x…
Depuis quelques semaines, la version 6.5 est disponible avec plein de nouvelles fonctionnalités qui méritent d’aller jeter un œil (frame detector ou export en .pdf et des meilleurs…). Du coup, j’ai fait hier une mise à jour de ma version AI, histoire de bénéficier de ces quelques avancées pratiques pour mon activité…
Et puis, par pure curiosité, j’ai fait un peu le tour du site web de LaserSoft. Là, j’ai (re)découvert que ce sont plus uniquement les scanners à plat qui sont concernés mais aussi les boîtiers numériques… Et donc, la gestion du RAW de très nombreux boîtiers…!
Du coup, j’ai téléchargé également hier soir une démo de leur application (les images sont traitées exactement comme la version définitive, simplement barrées par une phrase qui rappelle que c’est bien une version de démo que vous utilisez…). Pour info, si vous utilisez déjà d’autres applications de chez cet éditeur, le lanceur vous permettra de sélectionner celle que vous allez démarrer.
Les utilisateurs de SilverFast pour scanner à plat ne seront pas déconcertés, même interface… Au lieu de scanner des images, le principe revient à traiter les fichiers RAW ou les fichiers JPG avec une interface qui ressemble trait pour trait à celle des scanners mais adaptés au numérique. Bien évidemment, un catalogueur a été ajouté en entrée, bien que très rustique comparé à iView.

Une fois que vous avez sélectionné l’image à traiter, nous revenons dans une logique de photograveur avec l’ambition de réaliser une image parfaite pour l’impression avec incorporation d’un profil ICC.

Sans oublier les outils habituels, les diverses palettes, le densitomètre, etc. Certaines corrections peuvent être testée sur des zones précises…

Et l’imagepilot propre à SilverFast, qui rappelle toutes les étapes de traitement (bien évidemment à définir par l’utilisateur selon ses besoins…). Ce truc assez moche à première vue s’avère en fait très intelligent et production car, si vous êtes consciencieux, il vous permet de ne rien oublier dans votre démarche et ouvre immédiatement la palette suivante dès que vous avez validé les réglages de la précédente…

L’ouverture d’une image RAW prend un certain temps car elle est d’emblée convertie pour être affichée par l’application et un message vous demande de lui allouer d’emblée le profil ICC de votre choix. Le plus intéressant dans cette démarche est que vous pouvez calibrer — à condition de disposer de la grille ad hoc — votre boîtier et enregistrer les informations pour des usages ultérieurs… L’opération est simple, photographier cette grille dans les mêmes conditions que les vues à traiter…

Remarquez que deux types de grilles sont disponibles…

De petites vidéos en QuickTime sur le site expliquent comment procéder et c’est franchement assez simple… Ensuite, inutile de vous faire un dessin, on revient aux réglages traditionnels de la photogravure avec affichage des histogrammes par couche, globaux ou par zones, etc. Là, pour les photograveurs, c’est un monde archi balisé et connu.

Conclusion provisoire…
Même si ce produit peut sembler plus rustique que nombre d’applications à l’interface particulièrement soignée (euphémisme…), il serait incompréhensible de ne pas surveiller l’approche de cet acteur éprouvé des arts graphiques d’aller vers la photo digitale… Ce serait faire fi d’un nombre élevé de professionnels qui ne seront pas déroutés par un tel produit, qui se moquent plus encore des nuances de gris de l’ergonomie… Quand on est en production, ce qui compte, c’est avant tout la fiabilité de l’application et sa vitesse de traitement, pas trop le design de la loupe sur laquelle trop de personnes s’interrogent…!
J’ai trouvé la démarche encore embryonnaire mais néanmoins très positive même si tout cela demande encore à être optimisé… Certes, on est loin d’un Photoshop Camera RAW mais la notion de traitement en batch est présente sans oublier le traitement des yeux rouges ou des poussières et rayures. Quand au reste, ce sont des outils éprouvés que j’utilise pour mes scans…
Bref, à suivre très sérieusement car les professionnels des arts graphiques ont encore beaucoup de cartes à jouer. Cet éditeur a aussi la très bonne habitude de mettre à jour régulièrement ses versions…
Note : ce billet est juste une petite note vite griffonnée sur le fait que ce genre de produit existe et qu’il n’est pas inutile de s’en souvenir. Bref, loin d’être un test. Mais je serais curieux de connaître l’avis de mon ami Volker…?
Le "must" de la classitude…!
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Il existe des tas d’applications sous Macintosh pour classer ses courriels, bookmarks internet, numéros de série, mots de passe, etc. Généralement ce sont des produits spécialisés et bien foutus mais élaborés pour une tâche donnée… L’autre solution est de s’organiser tout seul. C’est ce que j’ai fait pendant des années avec une base de données assez rudimentaire sous FileMaker. Puis j’ai trouvé beaucoup plus simple (je ne dis pas plus efficace) en terme d’accessibilité et surtout d’affichage instantané dès que j’en éprouve le besoin.
J’utilise Yojimbo depuis son lancement — aujourd’hui en 1.4, il y a bientôt une année (…déjà)… C’est un gestionnaire de fiches qui offre la possibilité de protéger vos notes sensibles avec un mot de passe solide (clé AES-256). Du coup, même si votre machine est accessible (ou si votre portable se fait subtiliser — je sais, cela n’arrive qu’aux autres…), vos informations restent protégées. En ce cas, utilisez éventuellement un mot de passe différent de celui qui donne accès à votre session pour être encore plus tranquille… Les autres infos comme les numéros de série ou les bookmarks ne sont pas protégées mais à vous de choisir ce qui sera encrypté ou non…

Ce qui est très chouette avec les développeurs de BareBones, c’est qu’ils sont à l’écoute de leurs clients, que leurs produits évoluent graduellement au gré des remarques pratiques des uns et des autres. Yojimbo a été mis-à-jour quatre fois avec, dans tous les cas, des “plus” bien pratiques. Dont des tags assez vite puis des scripts pour créer directement un bookmark depuis FireFox ou Safari, un autre pour générer un .pdf qui sera ensuite rangé également dans Yojimbo, etc.
Mais c’est surtout la manière de se repérer dans le fatras de notes qui est superbe… Hormis la création de dossiers (… de collections), ce qui est plaisant c’est l’attribution de tags à chaque note avec la possibilité depuis la 1.4 de repérer les notes qui sont pas tagguées… Sans oublier une recherche puissante basée sur SpotLight…C’est cette souplesse, cette capacité à se plier à votre manière de ranger, d’organiser vos données qui rend l’application à la fois discrète et puissante. Un peu comme PathFinder, Yojimbo est un outil que vous pouvez adapter à vos besoins même si d’emblée toute une série de propositions vous sont faites avec les masques de saisie prêts à l’emploi…
Alors, je ne regrette pas une seconde mes $39 d’autant que je peux installer cette application sur une autre machine et, surtout, sauvegarder le tout via mon .mac, automatiquement.

Mais le plus simple est d’effectuer un test gratuit — à condition d’être au minimum sous OSX 10.4.3 — pendant 30 jours avec une version complète et de vérifier par soi-même si ce produit convient à votre usage. Lire la documentation en ligne livrée avec Yojimbo vous permettra de gagner pas mal de temps d’autant que des petites vidéos sont disponibles pour embrasser toutes les fonctions subtiles du produit…
Ce qui est intéressant également, c’est des développeurs externes proposent également d’autres modules ou extensions. Ainsi cette disposition sur trois colonnes pour les possesseurs d’écran large ou cet envoi de notes d’un courriel vers l’application… Consultez Hawk Wings pour en découvrir d’autres…
Il existe bien d’autres produits. Ainsi Eaglefiler — auteur de l’excellent SpamSieve. Mais bon, Yojimbo permet d’encrypter ce qui est sensible. Dont acte.