Je rencontre régulièrement des personnes hostiles à l’idée de posséder un téléphone évolué.
Discussions courtoises sans plus.
Puis je retourne pianoter sur mon iPhone avec le sentiment d’avoir oublié un truc ! Mais quoi ?
En ce début de semaine, je pense avoir trouvé (…mais quelle prétention !) un élément qui m’échappait, une situation négligée depuis 4 ans.
En effet, mes arguments dans ces discussions se concentrent exclusivement sur mes usages actuels. Mais jamais sur mes choix en amont.
Or il y a un point que je ne développe pas : j’ai banni tout qui relève de Meta, Musk ou Google.
- Tu veux dire que tu n’as pas de compte chez eux ?
- Je l’ai écrit ici-même. Je n’ai plus de comptes chez ces trois acteurs, ce qui explique que je ne suis pas sollicité.
Non seulement j’ai fermé ces comptes mais j’ai également désactivé leurs DNS …DNS que je suis amené de temps à autre à réactiver temporairement …pour choisir — un exemple — un relais colis quand je commande un ventilateur alors en rupture sur mon ile.
Et ceci explique pourquoi je suis pas obnubilé par l’écran de mon iPhone vu que je reçois pas/peu de notifications ou sollicitations.
J’ai désactivé 95 % des notifications …ce qui peut agacer d’ailleurs ceux qui cherchent à me joindre.
Le seul réseau social que j’utilise reste Mastodon — que je consulte quand ça me chante.
Mes propres pouëts sont affichés 48 heures maximum.

- Et, là également, pas de notifications, par choix…
Inutile de me téléphoner…
Mon iPhone est réglé sur silencieux, les messages vocaux que l’on me laisse deviennent alors des textos dont je prends tardivement connaissance.
Ma messagerie principale est celle d’Apple même si je peux être joint via Threema ou Signal. Mais leurs notifications, sonores ou non, sont désactivées …comme celles de Messages.
Et comme je deviens un peu… dur de la feuille, même les vibrations du iPhone ne me parviennent pas …sauf si ce dernier est glissé dans ma poche.
Du coup… mon iPhone me sert pour :
- écrire (…ce billet par exemple),
- lire (livres, fils RSS, sites d’actualité…)
- écouter la radio ou des podcasts en marchant,
- prendre des clichés,
- repérer la localisation (d’une halle, lieu remarquable) dans un village,
- identifier un végétal avec PlantNet,
- reconnaître des oiseaux via leurs chants,
- échanger des SMS avec ma tribu et amis,
- repérer la localisation de ma fille pour la retrouver quand elle court,
- prendre nos billets de train,
- afficher l’heure de passage du prochain bus,
- lire mes courriels,
- vérifier notre compte bancaire,
- surveiller la météo pour anticiper le passage des averses,
- lire l’amplitude de la marée,
- m’informe du nombre de pas ou des kilomètres effectués quotidiennement,
- lister les courses à faire,
- définir les taches administratives à réaliser,
- accéder à un site web,
- créer un alias de courriel (très, très pratique),
- réserver un hébergement pour une nuit,
- traduire un article et/ou rédiger dans une langue oubliée,
- consulter l’un des dictionnaires embarqués,
- ajouter un contact ou retrouver des coordonnées,
- dicter une note vocale (…qui deviendra — ou non — un billet…),
- écouter — parfois — un peu de musique…
- [Edit] résumer ma journée, les événements marquants qui l’ont jalonnée dans Day One (Merci Rudy pour ce rappel)…
Mon iPhone me sert également de box pour relier mes autres écrans à l’internet via le réseau cellulaire.
Est-ce que j’oublie des trucs ? Certainement.
Mais, en revanche, plus de …Facebook, Twitter, Instagram, d’échanges sous WhatsApp.
Quel épatant silence numérique …qui me donne la possibilité de laisser la radio allumée — faiblement — sur Culture dans ma cambuse.
En revanche, Mastodon, c’est quand je veux… d’autant plus que je poste à 90 % sans m’y connecter via linky.
Alors oui : j’apprécie cet outil nommé iPhone que je glisse dans mon jean et qui, tel un couteau suisse (…je n’en ai pas mais l’idée me plaît…), me sert au quotidien selon mes besoins. Dont prendre cette photo ce matin après avoir nagé…

Nb : j’avais rédigé ce qui suit en janvier 2024, Mon iPhone, qu’il est trop méchant… et évoqué les modes concentration de l’iPhone, l’une des grandes forces d’un smartphone …intelligent !
Je radote, preuve que je suis définitivement vieux…!
J’ai opté récemment pour flot que j’ai découvert lors d’une insomnie (…ingurgité trop de café en milieu d’après-midi…) et remarquable de simplicité.
Pas besoin de faire un long discours, ces quelques copies d’écran parlent d’elles-mêmes. Je prends comme spot Quiberon qui a les mêmes amplitudes que Belle-Île en mer et Le Palais.

- Autant de lieux que souhaités…

- Les informations clefs du jour…

- une représentation que je trouve très efficace et qui montre le décalage quotidien des marées…

- Et les courbes d’amplitude (les fameux coefficients)…
J’apprécie particulièrement les widgets (…plusieurs tailles avec plus ou moins d’infos) dont celle-ci qui me rappelle qu’il est inutile de filer en fin de journée m’entasser sur une plage rikiki avec des tas d’estivants dés que le coefficient de marée est élevé !

Certes, je pourrais y retrouver nombre de personnes de notre village et me prive assurément de l’occasion de discuter…! Mais d’autres lieux sont disponibles …dont sur les routes ou chemins où l’on s’arrête pour échanger (…ce qui exaspère nos visiteurs…!).
Généralement, nous filons nous baigner le matin et repartons vers 11:00 quand la plage commence à se remplir.
Mais autant anticiper la proportion de sable découvert et, surtout, choisir notre point de baignade selon les vents dominants, quitte à faire 30 minutes de vélo pour nous rendre sur un autre spot.
Le vrai problème n’est pas la température de l’eau, le vent ou la densité de vacanciers mais leurs voitures qui roulent aussi vite que sur le continent (…des annonces à faire sur les ferrys ?!) sur nos routes étroites. Il n’est pas rare de se faire engueuler par des estivants qui ne comprennent toujours pas que l’on partage ici la route avec les piétons et les vélos !
Bref, flot ne fait pas tout : il est indispensable de le coupler à une app ou site météo comme Windy par exemple.
Mais il fournit l’info clé qui nous permet de nous organiser quotidiennement. Bref, très (très…!) chouette app.
Un peu de provocation car les nombreuses fois où nous jetons littéralement une eau propre est loin d’être négligeable.
Sur notre ile qui ne dispose pas de sources, il est naturel d’économiser l’eau, de ne pas la gâcher…
En été, ce n’est pas compliqué : éviter de prendre des douches longues, éviter d’arroser son jardin en pleine journée mais surtout ne pas vider inutilement l’eau vers l’assainissement.
Laver une salade, c’est — de facto — arroser a minima au pied les végétaux dans le jardin avec l’eau de rinçage.
Le rapport avec ta cambuse ?
N’ayant pas de machine à laver la vaisselle, j’ai acquis chez IKEA une petite essoreuse à salade dont j’utilise en permanence la partie bassine.

Cette dernière reste à demeure dans mon évier de 40 par 40 cm et réceptionne l’eau que j’utilise pour …laver une tasse, rincer une cuillère, mes mains, etc. Typiquement des activités qui démarrent dès le petit-déjeuner.

Comme cette eau n’est généralement pas souillée (ou si peu), je l’emploie pour arroser les plantes du jardin.
Arroser les plantes…
Je n’ai pas acheté chez IKEA les produits de la collection BERGVATTNET dont le seau astucieux qui est proposé pour récupérer automatiquement les premiers litres d’eau froide d’une douche via un déviateur…!
En lieu et place, j’ai posé sur le réceptacle de douche un simple saut en plastique. La taille de la douche (80 x 100) le permet aisément.

Aussi, quand je démarre une douche, rince mon maillot de bain (…le machin suspendu dans l’image qui précède), je dirige le pommeau de douche dans ce seau, CQFD.
Et avec cette eau encore frâiche, j’arrose les gauras qui survivent devant l’entrée !
Idem quand je nettoie tous les trois ou quatre jours la poubelle qui réceptionne nos déchets organiques : le tuyau l’arrosage permet de décoller ce qui est au fond du bac et, au lieu de perdre cette eau, j’arrose — même si surnage dedans quelques pelures d’oignons ou de carottes — les arbustes du jardin.
Nous avons un composteur de 650 litres qui permet de récupérer les tontes mais, surtout, tous nos déchets organiques… Vu la canicule, il est au repos en ce moment mais le volume du compost tend à se réduire, preuve que le process est en marche (…ne pas oublier de malaxer, remuer, aérer son compost).
Ou la chasse d’eau…!
Enfin, j’utilise une chasse d’eau avec deux options d’évacuation, évite d’utiliser des kilos de papier hygiénique. Et partage avec Amélie Nothomb la même obsession…! D’ailleurs s’il est inutile d’arroser, l’eau de la bassine sert alors de chasse.
Prochaine étape, ajouter un abattant qui fait office de bidet (…je pense que les prometteurs de ce modèle se sont bien marrés en choisissant son nom…) mais je sais d’expérience que c’est efficace car si l’on a supprimé cet objet dans l’hexagone, cet accessoire est toujours installé en Italie comme en Espagne et cela n’a rien de décoratif…
D’aucuns vont nous expliquer que l’on pourrait basculer vers des toilettes sèches. Or, ne vivant pas continuellement sur place, nous avons opté pour des toilettes conventionnelles (et non suspendues…!) avec cette possibilité de ne pas déclencher un tsunami à chaque utilisation !
Enfin, disposant d’une app pour notre consommation d’eau, facile de surveiller cette dernière au jour le jour au même titre que la consommation électrique.
Reste à installer des réservoirs d’eau de pluie en aérien — des pas trop abomifreuses réserves… — au pied de chaque gouttière en évitant d’en faire des spots à moustiques…
À suivre…