Inutile d’être dans le déni : en vieillissant, ton audition commence à partir en vrille. Ce n’est pas toi qui le ressent nécessairement mais ton entourage. Une expression mal comprise, un truc marmonné que tu piges de travers et hop, te voilà loti d’une nouvelle infirmité !
— Mais tu deviens sourd !
Tu as beau opposer une argumentation détaillée, rien n’y fait ! Même pour rigoler, cela devient parfois lourd.
Seule solution, passer un audiogramme chez un spécialiste.
J’y suis passé récemment et c’est amusant, indolore. Entre appuyer sur un bouton dès que tu perçois un bruit léger ou répéter à haute voix des termes inusités qui baissent régulièrement d’intensité, peu d’efforts à faire pour obtenir une carte détaillée de mes oreilles.
L’avantage de ce type d’examen est que cela sert également de juge de paix.
Comme tu as passé cette épreuve, que les résultats sont bons pour un individu de ton âge, que le spécialiste ne souhaite te revoir que dans 5 ans au plus tôt, que la personne qui a procédé à l’examen t’a expliquée combien nombre de personnes sont dans le déni à l’opposé de ta propre démarche, que l’idée de t’appareiller est repoussée aux calendes grecques, tu as désormais des arguments béton face aux allégations rigolotes de ton entourage… à qui tu conseilles, à leur tour, de passer le même type d’examen.
Et toc.
Mais il est tout aussi clair que je repasserais cet examen dans quelques années, on perd 1 dB par an à partir de 60 ans si j’ai tout compris.
— Hein ? Parlez plus fort !
Avertissement : bien sûr, ce qui se déroule là-bas ne peut certainement pas arriver ailleurs… Quoi que…!
C’est une info que j’ai reçue de nos amis de bandcochon qui vivent sur cette petite ile splendide nommée La Réunion (…enfin, 2500 km carrés quand même…!) et distante de 9400 kilomètres de Paris…!
Rappel : là-bas aussi c’est la France… Et donc on y trouve les mêmes services, les mêmes administrations chargées d’aider comme de protéger les citoyens… Bref, une parfaite continuité territoriale malgré onze heures d’avion…!
Là où je veux en venir est cette incroyable découverte des limiers de bandcochon :
Ni plus, ni moins que des documents officiels, des dossiers entre autres de l’ANPE des années 2000 - 2008 en train de brûler tranquillement sans surveillance en lisière d’un champ de cannes…!
Je vous laisse découvrir cette étonnante histoire ainsi que les nombreuses photos explicatives (et, heureusement, caviardées par bandcochon).
Bref, les questions en suspens sont tellement énormes que je vous laisse les formuler…!
Déjà trouver des résidus de batteries calcinées dans la nature sauvage de cette île, c’est hallucinant mais là, des fiches personnelles, des dossiers personnels, comment dire…?!
J’ai, pour ma part, fait ces derniers mois et à de nombreuses reprises l’expérience de la déchetterie (ici) et aucun souci pour trier et faire recycler papiers comme produits plus nocifs… Il suffit de faire quelques kilomètres.
Sinon, bravo à bandcochon pour leur initiative épatante qui consiste à alerter sur les dérives écologiques de ce splendide territoire. Lire notre chronique de mai 2012 déjà…!
Note de fin : Comme je cherche un emploi, j’ai — via internet — rentré nombre d’informations sur le site de pôle-emploi dont mes coordonnées bancaires (certes, inutiles dans mon cas, car professionnel libéral, je n’ai pas à être défrayé pour mon chômage…), adresse mail, téléphone, etc. Je leur fais confiance pour garder confidentielles ces données, bien sûr… Mais comme un léger doute depuis la lecture de cette info…!
Propos en vrac.
Comme toutes les semaines (sauf quand mon véhicule ou moi sommes grippés…!), je rends visite à mon père dans son EHPAD. Récemment, ayant été à l’expo Kanak au quai Branly, je lui en parle avant de me souvenir que j’avais réalisé quelques photos à l’iPhone.
Il a pris le temps de toutes les regarder et je me suis dit, en le trouvant aussi concentré, qu’il me fallait impérativement récidiver lors de mes prochaines balades avec sa petite fille.

Si la politique en matière de photographie est fort agréable au Musée des arts premiers (lire ce Tweet de @quaibranly), n’allez pas imaginer que c’est ainsi dans tous les musées de la capitale…!
Que nenni.
Je m’en suis souvenu en visitant l’exposition sur le monde étrusque, les gardiens nous ayant (…fort gentiment car presque gênés…) demandé de nous abstenir de photographier les objets présentés, s’attirant un gros soupir de désespoir de ma fille.
Il est vrai que des photos d’objets créés 900 ans avant JC restent une préoccupation essentielle pour leurs nombreux ayant-droits, prompts à sortir leurs juristes à toute occasion…!
C’est toute l’aberration de ces décisions déconnectées dé la marche du monde… À croire que les mentalités sont restées figées à l’époque des prises de vues en pause longue, sur pied et avec flash. Une sorte de droit sur l’objet possédé alors que les pratiques (relire cette chronique de 2008 sur urbanbike) ont totalement changé.
Avec un simple iPhone, facile de prendre une image à la volée qui ne concurrencera pas la splendide impression des livres vendus au magasin des souvenirs du musée. Cette image, c’est souvent un pan de mémoire, une croquis numérique, un point à partager avec des personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Mieux, sur un blog, une incitation faite aux lecteurs à se déplacer, s’ils le peuvent, à se rendre sur place…!
En activant l’option HDR de mon iPhone, je suis souvent surpris par la balance des blancs et donc le rendu fort convenable de l’image. De plus en plus difficile de prétendre que la photo numérique est moins bonne (et donc dénature la perception des œuvres, argument déjà entendu…) que celle effectuée par un professionnel d’autant que ce dernier travaille également avec un boîtier numérique.
Certes, je ne vais pas singer le travail de mon ami Laurent Thion qui, avant de devenir photographe d’architecture, était photograveur professionnel.
De plus, prendre une image à main levée avec un valeur ISO élevée évite de passer du temps devant l’œuvre et rend inutile ces fameux coups de flash dévastateurs. En passant, Le Canon PowerShot G1 X qui j’ai en mains depuis quelques jours pousse tranquillement à 12 800 ISO. Mais sans aller aussi loin, lire ce test de dpreview pour employer du 1 600 ISO…!
Aussi, dans un musée de la république financé avec nos impôts, il est amusant de découvrir que la photo nous est interdite… ce qui n’empêche nullement une foule de touristes d’en faire avec une déconcertante décontraction comme ils le font chez eux…! Or, attention, leurs smartphones sont de dangereux appareils photos, lire ce billet de @craigmod…!
Bref, il va falloir trouver d’autres arguments pour gonfler le chiffre d’affaires des marchands du temple…!