S’éclater dans le… MétaVert | 1
Nature et cinq sens aux aguets !
dans
dans mon bocal |
groummphh
Non, il n’y a pas de faute dans le titre… MétaVert en lieu et place de métavers, explications dans ce billet décousu…!
Je démarrais une nouvelle série de mes… Paul-Eu-Gazette1 et, en parcourant mes fils RSS, je tombe sur ceci :
Facebook, Microsoft ou encore le studio de jeux vidéo Epic Games ont annoncé vouloir développer des métavers, des univers virtuels très élaborés, évoluant indépendamment de chaque utilisateur. Mais dont le contour exact reste à imaginer. | Métavers : le fantasme d’un monde virtuel parallèle - Sciences et Avenir
Vous avez bien lu : « Mais dont le contour exact reste à imaginer »… Pffffff…!
Je ne sais si c’est l’effet de la troisième dose qui booste mes derniers neurones mais ces annonces me sidèrent2…
Bon sang, commencez par lever vos fesses, enfilez de bonnes chaussures et sortez vous balader en ville ou à la campagne, tous vos sens aux aguets.
La réalité augmentée, c’est quand le froid et le pluie s’invitent…!!
MétaVert : le réel à la chlorophylle…
Ce futur univers numérique à forte consommation de ressources énergétiques, prolifération de nouveaux périphériques qui seront démodés l’année suivante commence à me les briser menu.
Suite à l’annonce de Zuck, j’avais écrit urbanbike | Sous mes méta-averses…, billet d’humeur depuis mon île entre deux tempêtes…! Lire en priorité le billet d’Olivier Ertzscheid, affordance.info: Méta. Et les GAFAM dirent MAMAA. …
Un mois plus tard, et une fois sur le continent, le Métavers m’apparait toujours comme une incroyable déconnexion de la nature !
Nature qui reste accessible gratuitement et sans accessoires (…enfin, avec une bonne polaire présentement…!).
Je n’arrive pas à comprendre (ok, je suis vieux…) pourquoi ce serait nettement plus excitant de se balader dans sa piaule avec un casque immersif au lieu de…
- gambader sur les falaises de #BelleÎleLand (…avec des rafales — non calculées par de l’IA — pour nous font dévier de notre trajectoire sur un sentier traitreusement tapissé de vrais cailloux casse-gueule).
- galoper au pied de la Sainte-Victoire avec force dénivelés et toujours des p’tains de cailloux — les cousins des précédents — prêts à nous recevoir de manière tranchante au moindre faux pas…!
Copie numérique ou original ?
Qu’est-ce qui pousse certaines individus à singer la réalité qui est à leur portée (je me répète, ouvrez la porte…!)
Qui sait si, à force de vivre devant des écrans, se faire livrer des pizzas et boissons énergisantes par des esclaves en vélo, ces personnes perdent peu à peu le lien avec le monde dans lequel nous vivons (…nous qui n’avons pas la 5G à tous les étages…).
Je ne leur jette pas la pierre (quoi que…!) : ils évoluent dans un monde où les tiers-lieux semblent inexistants (…naaan, la table de ping-pong n’est pas un tiers-lieu…) ; où marcher dans une rue est soit suspect, soit dangereux ; où la peur des communautés est entretenue ; où il faut effectuer quelques bornes en bagnole pour se retrouver dans une nature réinventée, artificialisée, disneylisée…
Et payante, CQFD.
Pour autant, je serais curieux d’essayer, un de ces quatre, des lunettes (…adaptées à ma vue fatiguée) disposant de l’affichage minimaliste de quelques informations que j’aurais préalablement sélectionnées (une carte pour me localiser) et non un tombereau de sollicitations publicitaires…
Pour l’heure, mon iPhone s’acquitte fort bien de cette mission mais ramassé dans un verre de mes lunettes, ce serait captivant…
Manifestement, nous ne sommes pas sur le même fuseau horaire, nous ne partageons pas la même culture.
Je cite à nouveau cet article provocateur de Courrier International, Quelle chance d’être européen !.
Car ai-je envie de partager les fantasmes de ceux qui n’ont aucune idée de notre quotidien, cherchent à nous vendre une vision numérique d’un univers assez rudimentaire ?!
Au moment où j’écris ces lignes, je pense à ma petite tribu partie prendre l’air le long de l’Arc, petite rivière qui court en contrebas de l’autoroute qui longe le sud d’Aix-en-Provence bordée de chemins…

On s’y rend à pied, il suffit de passer le pont3, c’est tout de suite l’aventure comme le chantait Brassens l’année de ma naissance.

Des dizaines de personnes de toutes générations s’y baladent sans flingues(!!), s’y croisent, font du jogging, du vélo.
Ces chemins ne sont pas artificialisés (parfois ce serait nécessaire…!), proposent des bifurcations vers les collines environnantes, vers des espaces aménagés (ou pas…!), des endroits où les familles et les mômes se rassemblent pour jouer.
Pas de police, juste des gamins qui se marrent, des chiens qui tirent leurs maîtres au bout de leur laisse, des gens qui flânent…!
Le tout dans une nature sauvage, gratuite …avec de vraies feuilles qui tombent des arbres…!
Si l’on souhaite entreprendre des chemins de randonnée plus longs, il suffit d’attendre le bus ou d’emprunter en voiture les routes qui permettent d’accéder à l’un des nombreux parkings autour de la Sainte-Victoire à huit ou douze kilomètres de la ville.
Des hordes de randonneurs équipés (ou non…) de bâtons nordiques s’y risquent, des cyclistes transpirent dans les pentes, des groupes de gamins herborisent avec leurs enseignants.
Tout ce monde se salue, s’interpelle.
Est-ce que le casque immersif rendra compte des odeurs du romarin en fleur ? Du souffle du vent ? De bruit de nos pas lourds dans la pente, voire des brèves glissades quand le sol se défile ?!
Du passage des averses4 qui transforment certaines portions en miroirs de boue…?

Quid des rencontres bien réelles, des échanges pour identifier la flore (…ici, des fleurs de Globulaire…) ;

Quid du vert épatant d’unPolypode du sud ;

Quid de la beauté délicate des fruits de la Clématite odorante ?

Ou de ceux, oranges ou rouges, de l’Arbousier5…?

Bref, le monde virtuel que vous souhaitez me vendre ne m’intéresse pas…
Je sais comment cela va se conclure car nous sommes dans une période où l’absence de nuances prédomine… « OK boomer…! »
J’assume…
Tout comme j’assume de ne pas répondre au téléphone ou à un SMS quand je me balade dans la nature, dans mon… MétaVert…!
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démarré néanmoins… ↩︎
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sans oublier l’annonce de ce 29 novembre, alors que je révise une nouvelle fois ce billet, le départ de Jack de Twitter… Sur cet aspect là (vu l’orientation de la plateforme et le travail de sape depuis 2020 d’une société d’investissement), j’avais anticipé un chouïa. Après FaceBook, Instagram, Glass, Vero, tumblr, flickr, WhatsApp et quelques autres réseaux sociaux, au tour de Twitter comme expliqué dans ce billet, urbanbike | Blog, vieux billets et RSS. Pas de suppression de compte comme pour les plateformes citées précédemment (…j’apprécie Twitter, énorme différence), mais bien un nettoyage au coton-tige qui va prendre quelques jours. Tant pis, je n’attendrais pas l’objectif de 100 000 tweets…! ↩︎
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qui enjambe l’autoroute… ↩︎
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certes, nettement moins sur #BelleÎleLand ! ↩︎
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je cherche à ce propos une confiture d’arbouses comme celle-ci qui ne semble plus distribuée dans les boutiques que je sillonne… ↩︎