GrosPod et tactile plus que jamais…
Pourquoi Surface ne m'intéresse pas
Ce billet est destiné en priorité à moi-même bien qu’il soit publié. Juste une liste d’arguments au cas où j’aurais un instant d’absence !
Cela fait des mois (années ?) que j’entends parler du grosPod comme d’une simple machine de consultation au clavier nullissime. Et autant de temps à lire ci et là des techniques sioux pour greffer un vrai clavier à cette tablette.
Entre le clavier souple que l’on dispose sur la partie basse de l’écran, le clavier Bluetooth Apple connecté, voilà une solution de rêve a priori proposée par Microsoft : un véritable clavier qui n’est que la couverture très fine de leur tablette. Et puis, comme un bonheur n’arrive jamais seul, disponible en plein de couleurs (ah, que trois pour le moment…?).
QWERTY à coup sûr, AZERTY itou. Bref, le bonheur pour tous les rédacteurs qui ont besoin de retrouver un vrai de vrai clavier sous leurs doigts experts.
Je devrais m’arrêter ici et hocher la tête. Et, qui sait, même commander cette nouvelle tablette révolutionnaire. Ben non.
Comme je m’en suis déjà expliqué ici par le passé, je ne limite pas l’iPad à un usage consultatif. J’ai même du pondre un livre sur ce sujet dont toute la presse spécialisée s’est fait l’écho (…bon, c’est de l’ironie, je ne suis pas même allé voir).
En fait, je suis ravi (…certainement en mode ravi de la crèche !) par ce dont je dispose actuellement sur mon iPad. Je m’explique.
Entre…
- les raccourcis à la mode Apple (okay, qu’il est pour l’heure impossible d’exporter vers un autre périphérique) et que je n’utilise pas car ils se battent en duel avec ce qui suit…
- TextExpander que j’utilise partout — sauf dans les applications Apple, c’est ballot
- la complétion dans la langue du clavier que j’emploie
- mon propre dictionnaire de mots qu’enregistre à l’insu de mon plein gré l’iPad
- le dictionnaire dans la langue de mon clavier que je peux désormais appeler sans quitter mon application depuis iOS 6
- les dictionnaires tiers, fabuleux disponibles sous la forme d’applications (Robert, Larousse, etc.)
- le Markdown, voire le MultiMarkdown avec mes traitements de textes
- je n’évoque pas même SIRI qui est également une sacrée avancée
- ou encore la possibilité d’écrire à la main en formant mes lettres sur noteshelf à l’aide d’un stylet
Je suis servi, non ?!
Mais je reviens sur un point que nombre d’utilisateurs n’emploient pas. Ou peu.
- La possibilité de changer de clavier au sein d’une même application de traitement de texte. Et accéder aux dictionnaires intégrés pour chaque langue quand ils existent…
Là, je rédige ces quelques lignes sur Byword sur iPad. La barre additionnelle de cette application me permet de styler après coup une sélection de texte en Markdown ou m’affiche le nombre de signes de cette chronique (509 mots à l’instant).
Mais imaginons que j’ai envie de vous parler de l’Α (…facile en apparence) et de l’Ω…! Combien de temps vous faut-il pour retrouver ces deux caractères grecs sur votre superbe clavier AZERTY en dur…? Et en minuscule maintenant ? Genre α et ω…?!
Plus trivial. Vous devez saisir un courriel en anglais. Avez-vous remarqué comme c’était pénible de vous bagarrer contre les suggestions de mots puisque votre clavier est en français ?! Basculez votre clavier en AZERTY (pas QWERTY) anglais, le bonheur et, surtout, les suggestions désormais dans la langue idoine :
Enough ne va pas être interprété et proposé comme le début mal orthographié de envoi, en pige ou émouvoir ! Enough or big? Just perfect!
Borracho (!) en espagnol ne sera pas reconnu comme le début de bord ou de bourrache, etc. ¡Alegría y felicidad! comme disent les d’jeuns. Et pas de souci pour écrire niño avec le tilde au bon endroit. Mieux, la complétion va me placer ce tilde au bon endroit. Sans faire alt+164 comme dans un temps pas si lointain sur des machines à fond d’écran bleu…!
Alors, on peut légitimement m’expliquer l’infini bonheur, volupté — des meilleures et j’en passe — que l’on éprouve à (re)trouver les sensations d’un vrai clavier (douceur, moelleux, réponse des touches, bruit même, etc.), il n’en reste pas moins que je me suis converti au clavier sur écran tactile et, plus gave, que j’espère voir débarquer, un de ces quatre, un portable comme mon 17 pouces (…mais désormais limité au 15") doté — en lieu et place du clavier à touches — d’un écran tactile multifonctions.
Plus de trackpad, juste un espace pour afficher le clavier de son choix, voir programmer des zones selon mes besoins.
C’est que tu ne sais pas ce qu’est un vrai clavier. Ben non, celui de ma composphère IBM était une merveille de confort mais je me suis explosé les ongles des années durant à changer les boules (fragiles) de cette épatante machine à écrire…!
Bref, j’attends cette révolution-là désormais sur des portables après l’avoir rêvé sur grosPod. Voir comme simple clavier autonome.
À la masse je suis ? Certainement !
À suivre…