Mind Mapping, iThoughtsX et iThoughtsHD
Structurer, structurer encore puis exporter pour rédiger enfin…
Prolégomènes Ce qui est réellement démententiel dans l’univers des outils d’écriture, c’est que cela ne cesse d’évoluer. Je vous entends marmonner… à condition d’employer de bons produits ! Mais cela ne cesse d’affluer tant les développeurs les améliorent, les peaufinent, les nettoient au coton-tige ! Encore hier, ma collection d’outils a reçu trois mises à jour. Du coup, revisiter chacun d’entre eux devient une entreprise délicate car parfois on passe à côté d’une option réécrite. Mais il est clair que l’on a souvent de bonnes surprises. Là, je reprends sous Write for iPad (2.0.1) un texte démarré hier avec MultiMarkdown Composer (2.5.3) sous OSX. La version précédente de Write for iPad partait dans tous les sens mais le dernier correctif rend, pour l’instant, ce traitement de texte épatant. J’y reviendrais…
Mais ce n’est pas de Write que je souhaite m’entretenir mais bien des interactions entre iThoughtsX sous OSX et iThoughtsHD sous iOS.
Je me suis essayé à employer iThoughtsHD sous iOS en relation avec Tree sur OSX (voir cette chronique sur urbanbike) en jouant sur des exports via le format OPML, etc. J’ai fini par m’en lasser car on dardait bien entendu la disposition originale de l’arborescence sous iThoughtsHD.
Et puis iThoughtsX est arrivé sur OSX avec un format partagé (lire cette chronique sur urbanbike).
Du coup, même si les options d’import et export de la version iPad demandent un peu de réflexion (pas idiot de simplifier tout ça à terme), cette compatibilité naturelle change la donne.

Ce que j’apprécie dans ces deux produits, c’est bien entendu le mind-mapping qui n’est qu’un mode plan beaucoup plus souple avec la possibilité à tout moment de modifier les relations entre bulles mais également la possibilité d’affecter à chaque bulle une note.

Cette note est souvent la promesse (ou l’ébauche) du texte à venir, un fragment de ce que la branche de l’arborescence déployée contiendra. Et pour un auteur, la possibilité de laisser des indications, des instructions, une esquisse de ce qu’il devra écrire par la suite.
Pour l’utilisateur, la version OSX permet de déplacer sans souci des pans entiers de structure ou juste des nodules ou bulles qui viennent aisément (avec leurs notes) se replacer aux bons endroits de l’arborescence par un coup de souris. Cela permet par la simple lecture des titres de regrouper de manière plus logique des infos qui, en mode liste, ne sont pas toujours perçues comme proches ou ayant un rapport direct.
Bref, en déployant la structure d’anciens projets, c’est parfois la découverte de parallèles et donc d’informations que l’on aurait pu (ou du…!) regrouper.
Ces deux applications supportent TextExpander et cela permet une saisie des notes plus rapide. Comme nous sommes en mode texte, employer du Markdown garde ici du sens. Je vais y revenir.
Bref, à nous les regroupements, les déploiements…! Et, en fin de process de ce traitement de structure, soit un export vers l’application compagnon sur iOS ou OSX, soit l’export dans un format image, CVS ou .docx. Soit un export directement au format Markdown.
C’est ce format qui m’intéresse, CQFD.

Ici sur iPad… Respect total de mon fichier importé et monté préalablement sous OSX…
L’ordre des branches de la structure affichée à l’écran, de gauche à droite, est impeccablement respecté lors de cet export dès lors que l’on déplace chaque point pour les positionner sur la page selon nos besoins.
Le fichier Markdown exporté suit scrupuleusement les niveaux des bulles et leur affecte le nombre de # nécessaire pour structurer le flux.
Et n’oublie pas au passage nos fameuses notes. J’en arrive même à penser qu’il est parfaitement possible d’écrire un bouquin directement dans cet outil.

Certes, la barre additionnelle de la version iPad (il y en a une minimale pour déplacer le pointeur comme vous louver le vérifier sur la copie d’écran qui surplombe de paragraphe…) manque singulièrement de touches annexes et ne propose rien pour baliser aisément, ce qui est logique, l’emploi du Markdown n’étant nullement le but de cet outil…
Des options à imaginer…
J’ai réouvert mon export Markdown dans MultiMarkdown Composer comme dans Byword et me retrouve avec une structure lisible dans la première application (mode sommaire).
J’ai proposé hier aux développeurs de Ulysses III de pondre une fonction d’import de gros fichiers Markdown ainsi structurés.

En effet, imaginez une option d’importation qui créé, dans un dossier dédié sous Ulysses III, autant de feuilles séparées qu’il trouve de niveaux dans le texte Markdown importé (…limitons néanmoins ce découpage aux niveaux 1 à 3 par exemple).
Bref, je rêve d’un dispositif d’automatisation pour basculer aisément sa structure Mind Mapping en une structure en mode corde à linge utilisable tant dans Ulysses III que dans Daedalus touch sur iPad.
Des outils pour construire
En cette période où pas mal de blogs se penchent sur les techniques d’écriture, j’adhère volontiers à une recherche d’outils pratiques pour ce faire.
Et ces instruments de structuration et de mise en relation de flux sont très intéressants même si nombre d’options me dépassent en terme d’usage. Mais j’apprécie de plus en plus de trouver des passerelles basiques entre mes divers écrans et mes fichiers texte.
note de fin : très, très surpris de la bonne tenue de Write for iPad. Le correctif de version (2.0.1) ne fait plus sauter les lignes dès que j’emploie TextExpander et affiche conjointement les balises Markdown et un rendu WYSIWYG confortable dans un mode hybride astucieux lors de la saisie. Du coup, la prévisualisation Markdown est quasi inutile si vous choisissez cette option de travail. Hormis cela, la touche unique et centrale de déplacement du pointeur s’est assagie et s’avère réellement confortable à l’usage. Bref, pendant que les applications majeures se font attendre, c’est l’instant idéal pour les challengers de tenter de s’imposer. Je reviendrais sur Write for iPad qui possède comme 1Writer des actions à la mode Drafts et permet du coup de bosser de manière plus astucieuse. Par contre, côté gestion de lien, Write for iPad a encore quelques progrès à faire comme employer l’URL dans le presse-papiers au lieu d’écrire un début d’url qu’il faut à chaque fois supprimer. Bref, un bon équivalent TextExpander est préférable.