Bon sang, mais où sont passés les humains…?
Standard automatique…
dans
dans mon bocal |
groummphh
Cela fait deux ou trois jours que notre chaudière fait du yo-yo… À chaque fois, l’eau chaude sanitaire continue à fonctionner mais les radiateurs chutent en température après une douche1… Le phénomène est reproductible et, hormis ne plus se laver, seule l’expertise d’un chauffagiste peut nous permettre de comprendre, voire résoudre, cet étrange phénomène…
Hier, Béatrice contacte l’assistance et, miracle de la téléphonie, toutes les lignes sont occupées… Mais un message lui indique qu’elle peut laisser un message d’une minute maximum. Bref, qu’elle sera rappelée. L’année n’est pas indiquée, 2015 est proche, qui sait…! Elle attend encore…
En début d’après midi, bis repetita…
Reset total de l’électronique, j’arrête la chaudière, appui sur le bouton de redémarrage, etc. Ça repart, lentement… Mais ça repart.
Bon, c’est certainement nous qui sommes en mode stress, j’ai mes habituels 15,8°C devant l’écran, les radiateurs sont tiédasses, la maison en régime…
À mon tour d’appeler le centre de maintenance pour lequel nous payons un contrat d’entretien annuel : idem, toutes les lignes, etc.
Je laisse mon message et mes coordonnées…
Je subodore un ras le bol de la chaudière quand elle est sollicitée trop longtemps pour la production d’eau chaude sanitaire, une envie de se mettre en pause après effort, une quasi dépression…! Seulement, j’aimerais en discuter avec la centrale de maintenance, avec un technicien 30 secondes au téléphone…
Ben non…
L’humain a été remplacé par un système téléphonique sophistiqué… C’est moins couteux que des employés et j’espère, fort des économies réalisées, que les actionnaires festoient en se félicitant d’avoir investi dans une boite qui sait aussi bien limiter les charges (…oui, le salarié est une charge, le client une vache à lait)…
Bon notre chauffage fonctionne2, espérons passer les jours frisquets sans incident…
Maintenant, j’imagine que ces actionnaires sont également clients de leur propre entreprise.
Que la vie, qui n’est pas dénuée d’ironie, leur donnera l’occasion d’expérimenter par eux-mêmes ce-délicieux-service-automatique-qui-ne-répond-pas, de découvrir le bonheur de ne jamais avoir un humain au téléphone quand leur chaudière est en rade : juste ce dispositif automatique qui ne-se-fâche-jamais, répète inlassablement ses consignes aseptisées d’une voix égale…
Bref, totalement hermétique au désespoir de l’usager, actionnaire ou simple client…!
Note de fin : le problème était bien la perte de pression du circuit d’eau. Purgé un radiateur à l’étage pour vider l’air, remis de l’eau dans le circuit jusqu’à 1,3 bar, histoire que chaud, la pression s’équilibre vers 1,5. Et merci à L’ami Cédric de m’avoir répondu à 23:00 un samedi.
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Mon expertise…? Dès que le fiston prend une (très, très…) longue douche (brulante)…! ↩︎
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Merci aux copains qui s’inquiètent ou me vannent sur Twitter… Non, notre habitude de vie reste autour de 16°C — relire cette chronique — et le chauffage fonctionne sans souci. Juste que ce tirage à plein tub(e) — cf la note de pied de page précédente — n’est pas judicieux, CQFD. ↩︎