Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Byword sur iPad et iPhone

Attendu et enfin arrivé…

dans écrire

Byword est arrivé cette nuit(1) sur l’iPad – mais aussi sur iPhone, faut-il le préciser — après avoir démarré sa jeune carrière sur Macintosh il y a moins d’un an(2). Je ne reviens pas sur les qualités de ce traitement de texte qui supporte MultiMarkdown(3), je l’ai souvent évoqué avec d’autres challengers comme MultiMarkdown Composer(4) ou iA-Writer(5), toujours sur Mac.

Cette sobre application à l’interface en anglais est dédiée à tous les rédacteurs qui souhaitent saisir du texte au kilomètre sur iPad — mais en MultiMarkdown — avec efficacité. Avec son interface minimale, Byword est pensé pour placer ces fameuses balises via une barre additionnelle étroite et discrète.

Découverte rapide de l’application

En arrivant sur Byword, le premier écran que ce traitement de texte affiche porte sur le choix du service de sauvegarde en ligne.

@urbanbike

Trois options allant du ne rien faire (et donc ne conserver les fichiers localement sur l’iPad) au choix de la sauvegarde en ligne via DropBox ou iCloud. Ici, pas de doublement de mode de sauvegarde comme sur Daedalus touch.

@urbanbike

  • Si vous optez pour DropBox et si l’application dédiée est déjà installée sur votre iPad, il vous restera juste à taper votre code dans cette dernière puis à valider la synchronisation. Immédiatement vous allez être ramené à Byword. Vous pouvez choisir le dossier de destination mais également désactiver — ou non — l’option de synchronisation par défaut de vos fichiers.
  • Si vous choisissez iCloud et que vous disposez déjà de ce service, l’accès est immédiat.
  • Si vous ne faites rien, vous êtes dans l’espace de stockage local de vos fichiers sur votre iPad.

@urbanbike

Une chose est claire, vous pouvez révoquer votre premier choix à tout moment et changer de dispositif. Mais attention, en ce cas, vous n’accéderez jamais aux mêmes fichiers. Vos fichiers locaux ne disparaissent pas mais ne seront accessibles qu’en mode local, souvenez-vous en..

Mieux, en cas de conflit, Byword vous en avertit… À vous de choisir entre version sur votre iPad et version dans le nuage…

Au démarrage, l’écran est scindé en deux. À gauche, une colonne avec les fichiers disponibles dans l’espace de stockage que vous avez sélectionné. À droite, le texte aux deux tiers visible avec son titre. Byword vous incite immédiatement à travailler en plein écran, il suffit de tapoter sur l’icône de liste pour cela.

Ergonomie et confort tout en discrétion

Tant que le clavier n’est pas affiché, vous pouvez visualiser en haut de l’écran trois zones de gauche à droite… La fameuse icône de liste qui vous conduit à afficher les documents disponibles avec date de leur mofification, le titre du fichier (un bref tapotement pour le renommer) et, à droite, l’icône d’un engrenage pour accéder aux réglages de l’application.

@urbanbike

Dès que vous tapotez en dessous de cette zone, cette dernière disparait au profit du clavier surmontée d’une étroite bande horizontale fort discrète (trop…?!). Cette dernière affiche de multiples états (montage à l’arrache du matin — démarrer du bas de la copie d’écran pour les explications qui suivent !)…

@urbanbike

  • le premier est de vous indiquer le nombre de mots et/ou de signes composant le document. Ou encore le nombre de mots sélectionnés (voir les trois états — en partant du bas — de la copie d’écran qui précède…).
  • si vous effectuez un appui glissé du doigt vers la gauche, Byword affiche un premier groupe de touches de caractères orienté Markdown ainsi qu’un second groupe, des flèches pour déplacer le pointeur.
  • si vous effectuez un second appui glissé du doigt toujours vers la gauche, Byword affiche un second groupe de touches orientées toujours Markdown mais plus techniques tout en maintenant le groupe des flèches.

@urbanbike

Selon vos habitudes d’écriture, vous opterez pour l’un de ces deux derniers ensembles qui, du coup, se fait oublier tant il est léger à l’écran.

Des réglages ramassés…

Remarquable également, la compacité des réglages de l’application proposées à l’utilisateur via la roue dentelée en haut de l’écran. Pour y revenir, masquez impérativement le clavier. Les options sont regroupées en quatre groupes…

@urbanbike

  • La prévisualisation du balisage Markdown
  • Les options d’export, elles-mêmes par thématique (HTML, RTF ou texte par Mail)
  • Les options d’impression
  • Les préférences utilisateur qui portent sur le choix de l’une des quatre polices de caractères proposées, celles attenantes à la correction et l’activation ou non de TextExpander. Le fond gris léger de Byword ne peut être modifié pas plus que la taille de caractères comme dans iA-Writer dans cette première version.

@urbanbike

Dès qu’il s’agit de Markdown, les alternatives à Byword sont, bien entendu, Daedalus touch, Nebulous Notes ou encore Phraseology, Writing Kit — voire même les deux applications spécialisées que sont Day One ou Textastic. * Pour de la saisie pure au kilomètre, iA-Writer, Writeroom ou encore Elements, SimpleNote, Notesy, Write 2 sont également de redoutables concurrents.

L’offre en matière de traitement de texte sur iPad est pléthorique mais la grande force de tous ces produits est d’utiliser des fichiers au format .txt (le .md est un fichier .txt) interchangeables entre tous. Ce qui distingue ensuite tel ou tel produit est le plaisir que l’on a à travailler dans son espace, l’intelligence de la barre additionnelle, la possibilité ou non de mettre l’application à sa main, etc.

Bref, pour faire un parallèle avec d’autres outils d’écrivains, certains sont crayons de bois et d’autres MontBlanc, Sheaffer ou Cross.…! Certains consignent leurs fragments de texte dans des carnets Moleskine d’autres sur des dos d’enveloppes usagées ou dans des cahiers d’écolier. C’est la force de l’iPad de nous proposer autant de solutions pour écrire.

En rapide conclusion…

Pour ma part, grand utilisateur de Daedalus touch, je suis conquis par le confort et la sobriété de l’espace de travail.

@urbanbike

@urbanbike

Pourtant ce qui séduit plus encore dans Byword est son support du MultiMarkdown (…même s’il est encore incomplet en prévisualisation, les notes de bas de page ne s’affichent pas correctement mais les développeurs m’assurent déjà d’une mise-à-jour (6)) ainsi que la qualité de son rendu HTML, images distantes comprises, avec la CSS propre à Byword…

La suite va s’écrire dans les mois à venir, tous les développeurs de ces traitements de texte faisant assaut d’imagination et de souci du détail pour nous proposer les meilleurs produits. Dans cette histoire, tous les rédacteurs utilisant une machine à écrire iPad sont gagnants…

Bien entendu, la version Mac de Byword est la seule pour le moment à disposer d’une recherche remplacement, d’une atténuation très agréable de la couleur des balises Markdown, de l’affichage gras ou italique du texte balisé, d’une gestion des marges de la colonne de texte, etc. J’imagine qu’une version 1.5 doit arriver incessamment avec iCloud pour échanger via cet espace de stockage, attendons la mise à jour sur l’App Store… Pour finir, ce billet a été écrit sur Byword Mac et amendé sur son alter ego sur iPad (avec allers et retours). Et corrigé à nouveau sur l’iPhone vers midi.

Je confirme que la version iPhone est réellement utilisable d’ailleurs, ici en passant en 3G et via DropBox. Et surtout avec le support de TextExpander. Sans oublier la subtile modification de la barre additionnelle pour l’iPhone — annulation + masquer le clavier — est un régal !

@urbanbike

En tous cas, me voici désormais doté d’un nouveau traitement de texte aux fonctionnalités identiques sur tous mes écrans.

Pour mémoire : les liens vers le store de l’application sur Macintosh et sur iOS

À suivre…!

NB : bien sûr, on peut se mettre à rêvasser et je ne m’en lasse pas… Tiens, et si Byword exportait en PDF stylé Markdown comme Daedalus touch, nous permettait même un export en ePub mais avec les images distantes piochées sur un serveur, etc.


  1. C’est ça d’avoir des insomnies et de faire l’erreur de se balader sur l’App Store à 3 heures du matin…! ↩

  2. C’était en mars 2011  ↩

  3. Ben oui, c’est ce que l’on oublie fréquemment, Byword Mac ne s’arrête pas au Markdown (la preuve, ce billet rédigé en MultiMarkdown sur Byword Mac et iPad)… ↩

  4. Relire ce dernier billet sur urbanbike ↩

  5. Désormais sur iPhone mais ne supportant que Markdown sur Mac… ↩

  6. La réponse à mon interrogation est la suivante : Footnotes are not enabled in Byword for iOS 1.0. We will submit a fix for this soon. Everything else in MultiMarkdown is supported. ↩

le 14/03/2012 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #