Cadrer en noir et blanc
Mais photographier en couleurs…!
Billet improvisé qui devait n’être qu’un simple pouët sur Mastodon…
J’écoutais ce matin (samedi 21 avril) sur #FranceInter l’épatant Raymond #Depardon qui évoquait son usage de la photo noir et blanc à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, “Les années déclics”.
Il n’est pas rentré dans les …détails techniques et je ne le ferais pas !
Aujourd’hui l’écrasante majorité des photos produites et imprimées sont en couleurs.
Je diverge… Même s’il y a un retour vers l’analogique1, j’apprécie la légèreté de nos boîtes à pixels qui nous évitent de nous ruiner les épaules ;-)
Pour ma part, je n’ai aucune nostalgie de l’argentique que j’ai pratiqué dans un cadre purement professionnel.
Des nuits à développer dans des odeurs de chimie à la lampe inactinique…
Depardon évoque le “doublage de certaines scènes, en couleur et en noir et blanc”.
Cela nous obligeait à nous balader avec deux boîtiers2, échanger les objectifs pour utiliser la même focale. Ou juste (sic…!) changer le dos contenant la pellicule sur le Blad3.
N’oubliez-pas que les pellicules étaient limitées en nombre de vues (12, 24, 36 selon les formats) et que nous nous déplacions avec des boîtes d’émulsions vierges plein nos poches.
Désormais sur un smartphone, il est très facile de basculer de la couleur au noir et blanc après prise de vue.
Et il est aussi simple de prendre une centaine de clichés, les capacités de stockage sont quasi infinies.
C’est Frank #Horvat qui m’a décomplexé vis à vis du numérique à cette période charnière ! Le premier (à ma connaissance) à se balader avec un petit boîtier numérique4.
Ces derniers jours, je reviens à ProCamera5 qui m’offre une option que j’adore, celle d’afficher la scène en noir et blanc comme le fait #Provoke avant de déclencher.
Intérêt ? Jouer sur l’ombre et la lumière seules sans que la couleur soit l’élément prépondérant.
Mais, et c’est là où cela devient intéressant, de pouvoir ensuite développer ce cliché en …couleurs, les faire remonter, réinterpréter la chromie.
Car l’appareil numérique, lui, prend imperturbablement la photo en …couleurs !
ProCamera ?
Rappel : rencontrer Edouard Boubat (charmant) ou passer des après-midis chez Frank Horvat et Véronique à Boulogne-Billancourt n’a rien changé : je bricole inexorablement des pixels carrés, ce qui me permet de revenir à …ProCamera !
Quelques copies d’écran6 pour illustrer ce qu’il est possible de trafiquer (ou bidouiller) avec cette app sous iOS.

- Une option permet de forcer l’affichage du viseur/écran en noir et blanc (BW)

- Et donc de la capturer telle… Fin de l’histoire…? Que nenni…!!

- #ProCamera regorge d’options et va exploiter l’image (…qui, rappel, a été bien été capturée en couleurs)… Volontairement, j’ai pris une capture d’écran entre deux ambiances disponibles

- Ici le set Vitalize qui va me servir (…dans cette démo des possibilités) de base…

- Les plus attentifs ont décelé que j’ai changé d’icône en bas de l’écran et suis passé sur les réglages fins… Ici, un (gros poil) plus fort dans la saturation pour lire les rayures du t-shirt à côté du portemanteau…

- il est possible de jouer sur les paramètres habituels, température de couleurs, etc.

- De jouer sur les courbes, etc.

- Puis, une fois vos choix effectués, enregistrer l’image… Qui pourra, j’insiste, revenir au noir et blanc ou revêtir d’autres filtres selon votre humeur…
Pas d’équerre…!
J’allais conclure ce billet quand je me suis souvenu que ProCamera dispose d’une fonctionnalité accessoire (et payante), la correction de perspective que j’emploie pour que …la mer en penche pas en bord de cote…! Mais pas dans la série d’images précédentes…!!

- L’app redresse la perspective et indique quelle portion du cliché va être conservé…

- Photographier en noir et blanc n’empêche pas de filtrer avec un set plus …asséchant…

- Voilà, c’est droit…
C’est tout !