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Conte de Noël : L’histoire de Troizarsh

Toute ressemblance… gnagnagna… est fortuite…!!

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Il était une fois Troizarsh…! C’était un professionnel modeste qui expérimentait sans relâche une formule originale dans son domaine.

Jadis, il avait vécu des années noires sur lesquelles nous glisserons1, période où il accompagnait son géniteur en fin de vie et écrivit son premier ouvrage. Après avoir mis son père en terre, Troizarsh quitta la région.

Cap sur un autre coin de France loin de ces mauvais souvenirs. Un lieu a priori plus tranquille où il s’installe pour écrire son second bouquin, porté par le succès du premier. Un nouveau laboratoire en pleine nature pour poursuivre ses expérimentations…

Troizarsh met au point une formule améliorée… dont le potentiel n’échappe pas à ses nouveaux voisins, Derhaizon and Cevice et Frombah…!

Ici, lecteur, vous vous dites2 que l’on est en plein running-gag

Ubu, reviens…!

Ces derniers mesurent bien avant Troizarsh le potentiel financier qu’ils peuvent en retirer. Et comme leur propre fonds de commerce n’est pas franchement glamour, ils décident de piller tranquillement, à leur profit, le boulot qui s’élabore quotidiennement sous leurs yeux.

Et que je prends des photos des protos, que je copie les schémas et même que je passe dans la presse en endossant le rôle de l’inventeur, voire de l’auteur.”

Une fois lancé la commercialisation avec succès, reste pour Frombah et Derhaizon and Cevice un emmerdeur potentiel, Troizarsh lui-même…!

Or Troizarsh est déjà parti à l’issue de l’écriture de son second bouquin et sillonne la France pour diffuser son procédé tout en racontant enfin ses déboires3

Et a laissé derrière lui un bout de terrain et une remise. Retenez ce détail. Son départ attise la fureur des spoliateurs.

Mobilité oblige

Troizarsh vit dans un camping-car avec son téléphone portable et son PC. Il est autoentrepreneur, auteur de livres, va de région en région réaliser interventions, formations. Il est parfaitement d’équerre sur le plan juridique et son site web explique comment le contacter4, ce que font ses clients.

Il déclare ses revenus et paye ses impôts en ligne, gère son compte bancaire à distance, libre de bouger pour répondre aux demandes. Et, CQFD, il paye les taxes pour ce lopin de terre et cette remise qui n’est pas son domicile principal vu que son logement/bureau est désormais sur 4 roues.

Par ailleurs, après la publication de son second livre, Troizarsh a pris le taureau par les cornes, est allé voir tous les distributeurs qui vendent comme Derhaizon and Cevice le fruit de ses recherches et prouve à chaque fois qu’il est bien l’inventeur de la fameuse formule qui s’écoule avec succès. Bref, l’idée de Troizarsh prolifère mais sans rapporter un cent à son auteur…!

Après une année 2014 pleine, apaisée pendant laquelle il a créé un chouette concept au pied d’un des plus beaux châteaux de France, Troizarsh gagne de prestigieux prix qu’il affiche sur son site internet5, reconnu par ses pairs, ses utilisateurs et lecteurs.

Fort de cette tranquillité retrouvée et après des années de recherches, le hasard lui présente enfin le terrain dont il rêve, idéal pour se poser. Il va discuter avec une banque qui (si, si…!) s’enthousiasme pour son projet écologique et qui est encline à lui fournir d’emblée le prêt nécessaire pour acquérir l’emplacement souhaité.

Youpii…!!!

Mais, patatras : Derhaizon and Cevice et Frombah arrivent à opérer une saisie sur les comptes de Troizarsh sans qu’il en ait été informé, les procédures étant notifiées dans la boîte à lettre de sa resserre. Ou pas…!

La situation est telle (ses maigres réserves financières coupées…) que Troizarsh imagine plusieurs options. Se flinguer…? Pas le genre, bien qu’écœuré par la pression permanente de ceux mêmes qui l’ont pillé. Il est reparti, seul, sur ses deux jambes, bien décidé à se battre.

Voilà…

Et vous6, qu’en pensez-vous, comment aideriez-vous Troizarsh…?

Pour ma part, si Derhaizon and Cevice & Co, qui ont déjà obtenu tout le gras financier (sic…!) du pillage des recherches de Troizarsh, lui lâchaient définitivement les baskets… ce ne serait que justice.

Note de fin : j’ai lu avec beaucoup d’émotion le récit de Anne Cunéo de ses Sept semaines à l’hôpital. Là également, on est dans l’ubuesque vécu…

@urbanbike


  1. Avec dépôt de plainte déposée en 2009 sans suite à ce jour. ↩︎

  2. Récit simplifié pour éviter tout pathos, la réalité dépasse trop souvent la fiction…! ↩︎

  3. Ce qui devenait indispensable, ses spoliateurs se moquant sans honte de lui sur internet…! ↩︎

  4. Je songe sérieusement à remettre à jour Comment travailler chez soi car la notion de mobilité offerte désormais par les smartphones change la donne. Sauf que l’administration, qui multiplie les portails d’accès sur le net (bravo…!), ne prend pas encore en compte la mobilité de ces professionnels… Il leur faut encore une adresse physique, une boîte à lettres. Mais comment la contrôler à distance. ↩︎

  5. Malgré les divers crocs-en-jambe et actions pour fermer le site de Troizarsh ou ses accès aux réseaux sociaux… ↩︎

  6. Mise à jour du 13 juillet 2015 : …Et puis, au fil des mois, tu détricotes l’histoire exemplaire (sic…) de Troizarsh. Comme tu as pris l’habitude d’enquêter ces deux dernières années, au lieu de t’en tenir à l’unique discours de ce dernier, tu te retrouves à en discuter avec des proches/relations/amis/contacts (…qui, comme toi, n’ont plus aucune nouvelle depuis des mois). Tu poses naivement quelques questions précises… Et, de fil en aiguille, le conte admirable s’embourbe dans ses contradictions, bute sur ces mêmes élements que tu avais soulevé naguère auprès du principal intéressé…
    Qui avait alors botté alors en touche, feint d’être vexé par ce qu’il t’objectait comme un manque patent de confiance (parade habituelle fort pratique…).
    Comme cela ne détruisait pas le récit, tu avais laissé tel ce conte car l’histoire semblait crédible, publiable malgré les doutes qui s’amoncelaient…
    Désormais, laissons à Troizarsh — à nouveau dans son travail de création quelque part sur cette planète — nous étonner. Ou pas.
    Mais humainement, gros désastre, Amère Ubu↩︎

le 21/12/2014 à 16:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #