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Halte aux abonnements gratuits

Chronique ordinaire | Première version de cette chronique publiée sur 01net en janvier 2001

dans groummphh

Les e-mails, nous en sommes submergés pour le boulot. Et d’aucuns s’amusent à nous abonner à des lettres d’info, en toute bonne foi. L’enfer est pavé de bonnes intentions.
Tiens ! Ce matin encore, j’ai reçu les bons vœux d’une lettre d’information à l’objet vaguement universitaire que je ne connaissais pas. Bilan ? 30 secondes passées à lire, 45 à deviner le pourquoi de l’envoi et 2 minutes perdues pour me désabonner. Sans parler du mail implorant, reçu quelques heures plus tard, qui essayait de me persuader de renoncer à cette dramatique décision. Mais lâchez-moi !

Rien n'est plus désagréable que d'être abonné "à l'insu de son plein gré" à des newsletters qui ne m'intéressent pas. Le pire, c'est que ce système a une tendance marquée à se généraliser. L'heureux destinataire consacre une quantité d'énergie mal mesurée pour s'en débarrasser ; comme le bout de sparadrap dans Tintin et le temple de soleil, c'est dire.

L'intention de l'abonneur est souvent louable, qu'il soit un ami, une relation professionnelle, un cousin, un emmerdeur notoire, le webmaster d'un site en mal d'audience ou autre (barrez les mentions inutiles). Qui qu'il soit, il applique toujours le même principe. Il a récupéré votre e-mail par le biais de la dernière alerte virale (à 99 % un canular du style "si vous voyez les lettres "fw" au début de l'objet d'un message, dépêchez-vous de le détruire, le message est contaminé" expédié à moult exemplaires par des internautes affolés) ou en pillant "pour la bonne cause" un annuaire professionnel.

Il décide alors de vous inscrire à des thèmes qui vous sont chers, si si je vous assure, il en est sûr. Et vous voilà l'heureux destinataire de courriers sur la parapharmacie, l'actualité du voyage, Javascript et ses secrets, les enchères sur le vin, les teckels à poils durs, l'avenir de Dieu dans la net économie et tutti quanti.

Si ces missives étaient des pamphlets cocasses, passe encore. Je serais prêt à me pencher quelques minutes sur une prose surprenante traitant de mondes inconnus. Malheureusement, c'est rarement structuré, à peine rédigé, très souvent soporifique… et fréquemment illisible sur autre chose qu'un PC sous Windows.

Aussi, je demande solennellement à tous les abonneurs de force de m'oublier dans leurs œuvres. Que ce nouveau millénaire soit placé sous le signe de l'info-sobriété !

le 05/08/2006 à 11:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #