Les doigts sur un grosPad | jour 2
Sérieusement, ça change tout
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Comme je l’écrivais à l’ami HDR, les résistances au changement sont nombreuses dont, au premier chef, nos propres habitudes. Or passer à une taille d’écran supérieure est quand même une grosse partie de ce changement. Bref, comme pour le passage du iPhone au iPhone 6s+, basculer vers le iPad Pro, …du grosPod au grosPad comme dit ma fille, nous amène à des compromis, à faire de nouveaux choix et accepter quelques ruptures.
Je ne vais pas évoquer ici — en fait, si…! — mes nombreuses pages d’écriture manuscrites sur l’iPad Pro mais je ne m’en lasse pas trop pour le moment.
Ce qui est certain, c’est que tout ceci a des effets sur mon cadre de travail.
Ainsi, mon Macintosh portable a égaré son écran externe, un 23” de 2007 que j’ai volontiers filé à mon fils1. Ces derniers temps, hormis corriger mes billets, il n’avait plus de réelle utilité — comme avant — et celui du MBP 17” de 2009 suffit amplement …en plus du iPad Pro. Ma fille a récupéré le Air 2, Béatrice le Rétina 3, ce qui fait que tout le monde profite de ce changement.
Stylus toujours…
Donc, au risque de vous saouler, j’écris encore avec Stylus, je prends un réel plaisir à calligraphier au lieu de saisir au clavier2. Tout n’est pas rose — pas de TextExpander et vitesse raisonnable mais sans plus — mais chacun fait un pas vers l’autre ! J’en deviens un utilisateur averti, n’hésitant pas à jouer avec la ligne d’icônes en dessous de la ligne d’écriture, biffant sans remords des termes erronés, etc.
Mon écriture est mieux reconnue — à moins que ce soit moi qui fasse plus d’efforts de lisibilité ! Je reste convaincu que tous les utilisateurs avec une écriture standard iront nettement plus vite que moi. Ne pas oublier de valider dans les trois propositions inscrites au dessus de la ligne d’écriture — propositions prédictives — la bonne orthographe, ce qui semble permettre au soft — mais je me raconte assurement des histoires — de bien pijer votre graphie. D’heure en heure, je suis surpris des progrès réalisés mais j’ai le gros défaut d’être enthousiaste, voire de prendre mes désirs pour la réalité !
Comme je l’avais écrit, bien que le Pencil d’Apple soit un accessoire épatant, je lui préfère mon truc avec pointe caoutchouc griffé Wacom. Accroche parfaite sur la vitre et total silence sont ses deux arguments clés.
Une cale pour plus de confort
Se souvenir que tout iPad a une épaisseur certaine contrairement à une feuille de papier ! Pour plus de confort, j’ai trouvé une solution temporaire qui consiste à ajouter un support pour hausser ma main à la hauteur de l’écran. En attendant mieux, j’ai retrouvé le manuel du Canon 5D (2005) qui compense la différence de hauteur. Ces 0,8 mm font la différence.
Portrait parfois
Cela se voit sur le seul cliché qui illustre ce billet mais l’orientation du iPad n’est pas neutre. Je n’ai pas besoin d’une imposante surface pour écrire en bas d’écran. Du coup, Je peux lire et relire plus facilement ce qui est à l’écran, et même baliser en markdown avec la barre additionnelle de Drafts 4.

De plus, en mode portrait, je peux me réinstaller dans mon vieux fauteuil étroit et poursuivre ce billet tout en profitant de la luminosité du ciel.
Consommation
Bon — mais c’est à vérifier — cette manière de saisir semble avoir un revers de taille : pomper goulûment la batterie et j’ai besoin de retours pour en attester. Mais, en regard du confort apporté, je m’en moque3.
À suivre !
Note de fin : Vous avez le droit de vous méfier ! j’étais également enthousiaste avec le mode Dicté avant de progressivement l’abandonner. Néanmoins, si vous vous souvenez de mes derniers billets sur Noteshelf, je soupirais réguilièrement à propos d’un mode OCR absent. Pour le coup, je pense l’avoir à disposition et pour toutes les applications, chouette !