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Liseuse numérique et suppression de contenu à distance

Retour vers le papier…?

dans groummphh | lire | mémoire

Quand j'ai lu cette information il y a trois jours, je me suis dit que cela démarrait mal pour Amazon et que cela donnait une assez mauvaise image de son Kindle. Que cette entreprise venait de se tirer une superbe balle dans le pied. Pire, de perdre la confiance de ses clients.

Ce qui est incroyable de plus, ce sont les ouvrages incriminés…: venir désactiver, entre autres, la ferme des animaux et 1984 d'un certain Georges Orwell, c'est énorme comme disent les ados…! Côté "com" et symbole, on ne pouvait rêver mieux.

Quand vous achetez un livre papier, ce bouquin, une fois en votre possession, vous en faites ce que vous voulez et, surtout, vous pouvez le lire au moment qui vous sied. Pas d'équipe de pompiers pour venir, comme dans Fahrenheit 451, le récupérer et le flamber sous vos yeux…!

Car ce qui me gène dans cette histoire, c'est la légèreté du vendeur.
Peu importe l'imbroglio légal et justifié en amont, les questions de droits, les juristes qui s'affrontent, etc. Dans les faits, vous achetez des bouquins avec l'intention de les lire. Au réveil, poufff, ils ne sont plus là et un mail vous indique que l'on vous a recrédité des sommes dépensées.

Désolé, mais il s'agit bien là d'une intrusion dans votre liseuse numérique, acte qui crée un précédent.

Aujourd'hui un problème de droits, d'ayants droits est évoqué. Demain, ce sera un passage du roman qui sera caviardé ou réécrit… Après-demain, des ouvrages mis à l'index par un ministère de la pensée quelconque, ici ou ailleurs.

Je vous engage à aller lire l'analyse de Jules, un juriste blogueur.

Du coup, mon envie de tester le Kindle en prend en sacré coup. Je préfère m'en tenir pour le moment à Stanza (…application rachetée d'ailleurs par le même Amazon, quelle ironie…!) sur mon iPhone et aux ouvrages acquis sur le site en ligne d'O'Reilly ou récupérés via le projet Gutemberg ou Manybooks. Dans la plus part des cas, ce sont des ouvrages que j'ai déjà en papier mais plus simples à trimballer dans mon iPhone.

J'attends une version plus large en terme d'écran du iPhone, ce que je nomme grosPod. Je suis convaincu qu'une partie de nos lectures se fera de cette manière dans les années à venir. Mais je n'ai jamais autant lu de livres papier ces dernières années.

Aussi, s'il est possible de supprimer à distance et à votre insu le contenu de votre bibliothèque virtuelle, autant continuer à s'offrir la version papier qui stocke du carbone. Une solution certes bien plus rustique, sans DRMs, écologique, durable, insensible aux chocs. Un truc qui fonctionne depuis des siècles et que l'on nomme livre. Facile à retrouver grâce à sa couverture et son dos bibliothèque, ce produit banal se prête, se revend, se donne, se relit, s'échange. Mieux, se recycle sans souci contrairement à nos liseuses numériques qui finiront démontées dans un pays émergeant. J'allais ajouter par des enfants qui n'ont pas eu le temps d'apprendre à lire mais bon, c'est un poil mélodramatique même si c'est du domaine du réel.

Merci à Amazon d'avoir remis, bien involontairement, les pendules à l'heure.

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Et une bibliothèque de livres papier, ça meuble. Une liste de titres sur un écran, pas franchement.

Note de fin : inexorablement, nous allons vers des livres numériques. Barnes & Nobles a ouvert un rayon ebook tout comme Eyrolles qui utilise la plateforme Izibook. Et les ventes suivent. Ainsi le livre écrit par Sébastien Abric sur DPP (l'application de traitement des fichiers RAW spécifique à Canon) bat des records…

Une iApp gratuite (un eReader de 5,1 Mo) est disponible sur iTunes pour iPhone ainsi que des équivalents pour Mac, Windows et Blackberry. Et pour démarrer, 6 livres sont offerts gratuitement… À condition de s'inscrire chez B&N.

le 21/07/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #