Quelques sauvages dans la jungle urbaine | 2
Des îlots de résistance…
dans
dans mon bocal |
mémoire |
potager
Suite improvisée de ce billet…
Pendant la pandémie du Covid, notre quotidien était la végétation insulaire …dont des orpins à foison.
En ce début de printemps dans le Sud, préparé depuis février par une prise régulière d’antihistaminiques, je n’hésite plus à me balader, le nez au vent (…expression adaptée avec les rafales soudaines) malgré les vagues potentielles de pollen…!

Je suis épaté par la capacité de la nature à investir la ville. Ici, nettement plus de collectifs, moins de zones pavillonnaires…
Je ne croise plus les petits vieux de mon enfance (j’en suis un désormais !) qui avaient tendance à vouloir dompter toute « mauvaise » herbe en usant et abusant de glyphosate !
- Je me souviens des jardins modestes des années soixante, ceux non loin d’où habitaient mes grands-parents à la périphérie d’Orléans, ces petits cimetières où pas un brin d’herbe ne dépassait.
- Même les fleurs semblaient sortir d’un catalogue, comme choisies pour leurs couleurs pétantes, saturées. Des dahlias, cosmos, tulipes …mais aussi des roses d’Olivet.
- Et ces allées de sable ratissées, ces bordures en béton repeintes chaque année…
- Ou encore le puits. Puits qui n’avait plus d’usage avec l’arrivée de l’eau de ville et transformé en un élément de décor. Celui de mes grands-parents était peint en rouge pompier avec les joints blancs. Le tout composait aux yeux de ma grand-mère paternelle un jardin idéal, minuscule, figé, une image de respectabilité donnée à voir depuis la rue.
Ici, à Aix-en-Provence, le végétal s’invite partout, se moque des déchets amenés par le vent !

J’ai un plaisir à déambuler, à repérer les quelques plantes que je reconnais, à découvrir des espèces modestes (aujourd’hui une euphorbe des jardins ci-dessous…), remettre un nom sur des fleurs discrètes, etc.

Je me sers de PlantNet et de mon iPhone, n’hésite pas à m’arrêter le long du trottoir pour admirer un îlot de résistance.

C’est tout…!