Pourquoi il ne faut pas tester une application en 24 heures
Et pourquoi il faut y revenir, encore et encore…
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J’aime revisiter de temps à autre les applications que j’ai délaissées après une chronique dans urbanbike et, désormais, dans MacPlus. J’ai toujours le sentiment d’avoir raté un détail, une fonction clé qui mettrait à bas les meilleures raisons de leur mise à l’écart. Ensuite, parce que je ne suis qu’un humain avec des détestations puériles et des enthousiasmes imbéciles…!
Écrire un test après 24 ou 48 heures intensif n’est pas raisonnable.
Il est souvent astucieux de laisser reposer ses premiers préjugés1 puis de revenir 72 heures après sur un produit. Comme je me sens rarement guidé par une quelconque urgence, soit je publie dans la foulée de mon enthousiasme… soit je tricote lentement mon argumentation, surtout si elle est négative.
Voire, plus simplement, je n’évoque pas le produit : en parler est déjà lui faire de la pub.
Mais il y a plus simple, ne pas hésiter à revenir sur le sujet, deux fois, trois fois, plus encore. Bref, avoir une certaine honnêteté à parler de ses doutes ou, au contraire, batailler pour défendre un mode de fonctionnement épatant peu ou pas compris. Daedalus touch a été souvent cité dans ces pages et je lui reste fidèle.
Inversement, il y a des produits que j’ai sous-estimé et qui sont devenus les pierres angulaires de ma fabrication de billets. J’ai eu de sacrées réserves sur Drafts et j’ai été plus virulent encore à propos d’Editorial avant d’en comprendre l’étonnante mécanique qui me sert désormais.
Certes, ce truc que l’on nomme l’expérience, l’emploi régulier des applications concurrentes permet de se faire assez vite une opinion parfaitement défendable et argumentée mais…
Il y a souvent un mais.
De fait, c’est souvent un problème d’angle.
L’angle sous lequel j’ai abordé l’outil texte. Bien entendu, une application qui ne me permet pas de baliser en Markdown une sélection de texte à l’écran m’horripile immédiatement. Surtout quand les versions se succèdent et que la situation n’évolue guère. Ou, pire, quand le developpeur décide d’un commun accord avec lui-même (sic !) de virer une fonction indispensable à mes yeux !
Bien que profondément rancunier (je me soigne !), je ne peux m’empêcher de revenir à cette application qui m’irrite. Que je ne comprends pas.
Et essayer, dans la mesure du possible, de me placer sous l’angle du développeur même si je reste campé sur mes convictions en matière d’outil idéal pour écrire selon mes besoins.
C’est pourquoi je conserve pas mal de traitements de texte sur mon iPad ou dans mon Macintosh, modulant mes cordiales détestations…!
Ceux qui croisent ce blog depuis des années ont déjà identifié l’application à laquelle je fais allusion.
Soit je vieillis2, soit je deviens un poil plus sage3, mais il est clair que changer d’approche (on nomme cela prendre du recul) n’est pas une mauvaise chose. Et amène à se mettre dans le peau du concepteur à défaut d’endosser celle de râleur.
Je ne me suis pas converti à iA Writer qui continue à ignorer TextExpander, conserve une barre additionnelle réduite et cherche désespérément à me pousser vers iA Writer Pro (application que je possède également et qui m’agace plus encore…).
Mais, paradoxalement, j’apprécie (si, si…!) de saisir un premier jet de mes billets sous cette version originelle, exempt certes d’un thème nuit, mais supportant MultiMarkdown 4.6 et m’obligeant à basculer sur le clavier de TextExpander régulièrement (clavier sans cases prédictives)4 même si je complète certaines balises à la main comme les notes en bas de page.

Même si ce traitement de texte n’est pas mon premier choix (…premier obstacle étant l’absence de TextExpander nativement), j’apprécie la typo de labeur (si, si…!), l’ambiance, la tranquillité et ce mode focus (sur iOS encore un peu trop net et, qui sait demain, un peu plus… flou).

Oublier balisage et workflows pour ne me concentrer que sur mon texte. Sur ce plan, j’apprécie TextCenter qui conserve un identique dépouillement mais, planqué dans les coins, des tas de petites options qu’il suffit de réveiller.
Bref, au moment de conclure ce billet, je préfère les outils cités (…et j’en oublie, CQFD), il n’en reste pas moins que je me refuse à vouer aux gémonies iA Writer comme j’ai pu le lire dans quelques tweets ou commentaires acerbes.
Je me suis déjà étripé avec Oliver un bon nombre de fois, lui reprochant ses choix, une arrogance certaine et moquant son marketing qui convoque d’illustres auteurs… qui auraient peut être fait le choix des outils Markdown pour écrire.
Mais je reconnais la qualité de ses produits5 sans pour autant les utiliser en continu (cf. mes griefs précédents).
Voilà, c’est dit. Quand vous aurez un dixième de son talent, faites-moi signe.
Note de fin : je me suis relu suite à une Alerte de Richard M., le cisaillement de mon dos ne doit pas être un prétexte à laisser des tas de fautes…
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Même s’ils sont souvent vérifiés à l’usage, ne pas les entendre est une erreur encore plus grossière, il en va des applications comme des individus, sous l’image souriante se cache souvent de réels sales cons. ↩︎
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Condition remplie dans tous les cas :-) ↩︎
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Par contre, là, je n’y crois pas trop ! ↩︎
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Mais en constante évolution, le clavier AZERTY pour le français n’est pas inutile. ↩︎
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Texte écrit à 95 pour 100 sous iA Writer assisté du clavier tiers TextExpander 3 pour appeler mes équivalents. Mais relu et amendé une ultime fois sur mon Macintosh sous Byword même si j’ai également iA Writer à ma disposition dans cet environnement… Et à la fin, comme quoi, un passage dans iA Writer Pro et ses trois typos pour corriger mes fautes de frappe et d’inattention… ↩︎