Sur la plage… réfrigérée
À Dubai, Versace soigne ses Beautiful people
Parmi les constructions pharaoniques que l'on trouve à Dubai, il y a également des hôtels construits pour une clientèle internationale que la crise financière semble ne pas avoir trop dérangée. Le problème sous ces latitudes reste que le soleil tape très fort et que l'estivant peut avoir un peu de mal à s'allonger sur le sable brûlant quand la température moyenne est de 40°C avec des pointes à 50.
Un hôtel pour happy few, le Palazzo Versace, a imaginé une solution radicale pour ses clients, une plage réfrigérée (…en gros, un système enterré destiné à pomper les calories et réduire la température de surface du sable) contrôlée informatiquement ainsi que des ventilateurs pour dispenser une brise fraîche sur ses prestigieux clients… Étant dans un pays producteur d'or noir, les inventeurs de ce cette solution jouent sur du velours. Amusant de ne pas prendre en compte une option 100 pour 100 solaire pour pourrait également créer l'énergie nécessaire et même servir de brise-soleil…?
Pour ma part, je rappelle qu'il existe une invention bien plus pratique, mobile, qui consomme peu d'énergie, se plie et se déplie à la demande, existe en plusieurs tailles et couleurs, a été adoptée dans des tas de pays où il faut également chaud…
Cela s'appelle un parasol de plage et il en existe de très beaux en bois…! Bon, si réellement, vous voulez vous différencier, il existe des systèmes de voile maintenue sur un socle…

Sachant que les piscines du cru sont déjà réfrigérées, ce projet est assez délirant. D'autant que l'article ajoute ces données :
Aided by cheap oil and gas, Middle Eastern nations have poured enormous resources into controlling temperature. About 60% of Dubai’s huge power bill is for air-conditioning; each person living there has a carbon footprint of more than 44 tons of CO2 a year.
Bref, vous avez bien lu. 60 % de l'énergie sert localement à rafraîchir l'atmosphère, cela représente — d'après cet article — 44 tonnes de CO2 par personne et par an. Une paille…

J'espère simplement que certains happy few se rendront compte de l'aberration de cette solution, mais, à lire les commentaires, c'est mal barré…!