Vers une vie entièrement connectée…
De la naissance à la sépulture…!
dans
ancres |
dans mon bocal |
groummphh
J’apprécie mon iPad pour les services qu’il rend, dont écrire ce billet. J’apprécie mon iPhone qui me permet de me souvenir par où je suis passé en vélo, le nombre de kilomètres effectués, échanger avec mon fils, sa petite princesse de soeur. Ou conserver une photo d’un moment (merci pour ce…!), localisation comprise.
Je suis, de facto, connecté.
Par contre, je suis encore capable de lire mon poids exprimé en kilos sur ma balance (si, si…!), je peux constater tout seul si j’ai repris 200 grammes ou non. Pas besoin de peser mes aliments pour me rendre compte que je mange un peu trop de ce pain à la farine de châtaignes nappé d’une confiture de figues et noix…!
Je n’ai nul besoin que ma brosse à dents m’engueule si je n’ai pas atteint les trois minutes de brossage conseillés, etc.
Mes neurones sont connectés (okay, pas tous…!).
Depuis des mois, je limite ces rappels permanents qui, dès 09:00 pétantes, m’annonçaient l’anniversaire de telle personne (perdue de vue depuis longtemps) ou l’info météo locale… vu que je peux le vérifier en jetant un œil par ma fenêtre.
Par contre, j’ai organisé sur mon iPad ma fenêtre de notifications que je déroule d’un simple glissement vertical de haut en bas… quand j’en ai besoin…!
Je peux alors connaître le passage du prochain RER, la température extérieure donnée par la WunderStation (connectée…!) de mon quartier, les heures de marée sur mon île. Des informations utiles ou nostalgiques.
Mais là, gros, gros soupir vis à vis de ces objets connectés qui déferlent et vont du thermomètre1 (tout un symbole… pour ne pas citer Zazie…!) à l’inclinaison du biberon pour s’assurer que l’enfant est bien nourri…
Bienvenue dans le monde des assistés. Sommes-nous incapables de vivre sans cette surveillance aimable des objets ?!
Mais comment faisions-nous avant toutes ses merveilleuses inventions…?!!
Pour le bib, facile : tant que le gamin n’est pas tout bleu ou tout rouge, c’est bon…! Je n’ai pas eu besoin de cours et conserve de très chouettes souvenirs de mes têtes à têtes nocturnes avec mes mômes… même si aucun selfie les a immortalisés.
Bref, le bon sens, les erreurs (qui appartiennent également à l’apprentissage …sauf si incapacité à les comprendre), la capacité à simplement regarder ceux qui savent, apprendre de leurs gestes (Je ne ma lasse pas de regarder un artisan travailler, du jardinier au souffleur de verre…) ou encore la lecture du fucking mode d’emploi, tout cela nous guidait.
Je préfère rester un humain moyennement connecté (même un peu ours), essayer de réfléchir par moi-même que d’entendre une petite voix de Jimmy Cricket digital me dire “plus haut, plus haut, plus à droite, plus à gauche, votre température corporelle est de 37,2°C, couvrez-vous car il va faire froid ce matin, vous n’avez fait que 1345 pas et votre objectif est de…”
Même sur mon TomTom, chouette outil qui me guide dans ma jungle urbaine les rares fois où je dois me rendre en terre inconnue, j’ai désactivé le relais vocal. Pire, je ne suis pas toujours les recommandations de trajet (…sachant que l’application va recalculer ce dernier), ayant aperçu un bâtiment exceptionnel, un bout de campagne splendide.
Bref, connecté2, oui - mais pas trop - me convient…!
Note de fin : @doopix me signale sur Twitter ce billet de Korben avec lequel je suis à 200 pour cent d’accord…!
