Billet d’humeur…
Première immatriculation fin juillet 2005, puis acquis d’occasion par nous en mai 2018, notre mazout additionne 361 101 kilomètres à la date de ce billet…
Fin 2019, j’avais rédigé un premier billet… Pourquoi je conduis — quand même — un méchant SUV ?.
Quasi sept ans plus tard et 60 000 kilomètres, nos usages ont changé. L’équivalent d’un plein de (gros) réservoir depuis fin juillet 2026 et l’emploi quotidien de mon dragon rouge électrique pour les courses à 15 kilomètres…

- Oui mais, JC, tu devrais passer à la voiture électrique… ce serait (…mettre dans l’ordre que vous souhaitez) plus écologique, plus économique, plus adapté…
J’entends tous ces conseils et/ou témoignages d’ami(e)s passé(e)s aux véhicules électriques, le sourire de ceux qui s’amusaient de me voir attendre en juin un coup de fil de mon copain mécano pour aller récupérer notre vieux véhicule au nord de Paris.
En allant vérifier le niveau d’huile (…réflexion qui m’est venue soudainement hier soir), je viens de faire le tour de notre vieux jeep et rédige ce billet d’autant que l’on attend la pluie (pas vue à la fin de ce billet…!). Je déploie mes arguments…!
Ce véhicule nous accompagne depuis pratiquement neuf ans et nous a permis — à notre tribu de trois ou de cinq — de passer un semestre en Espagne, un autre semestre en Italie ; de déménager par cinq fois depuis son acquisition, chargé de bouquins ou d’un piano électrique et de nos affaires ; de ramener des surmatelas dans les locations aux lits inconfortables ou des meubles de chez IKEA…!
Et vous voudriez qu’on le laisse dans une casse pour opter pour une nouvelle caisse (rime riche)…?!
- Premier point : un crédit (?) pour acquérir un véhicule électrique (…rappel, retraite de graphistes…!) alors que nous pouvons nous déplacer en bus ou à pied…? Ou en vélo, CQFD.
- Second point : pour quel usage…?! Effectuer 30 kilomètres par semaine pour les grosses courses, celles qui nécessitent un coffre…? Ou juste avec quelques allers et retours quasi quotidiens en vélo…? Okay, pratique dans le Sud pour aller randonner autour de la Sainte-Victoire…
- Troisième point : pour quels usages…? Si l’on reste sur notre ile, un simple quadricycle deux places suffirait… Mais une fois arrivé sur le continent, c’est bus (ou train depuis Quiberon) vers Auray puis… trains et bus pour descendre dans le Sud.
- Quatrième point : contrôle technique sans réel problème car véhicule entretenu…
- Cinquième point : en 2005, ce jeep était un haut de gamme (totalement inabordable pour nous) mais 12 ans plus tard, avec un fort kilométrage, une opportunité…
Enfin…
Compact…?
Fin 2026, ce jeep s’avère être un petit SUV (1,86 de large pour 4,74 mètres de long). Il suffit de se rendre sur le parking d’une grande surface pour en prendre conscience…! Et lors des croisements sur les routes départementales…
Or placer une tondeuse électrique (eh oui, ça arrive…) dans le coffre ou (…voir plus haut) trimballer des trucs improbables en plus des bagages courants, autant garder ce break…
Économique…!
Ok, à 2,678 € le litre (coût ce jour sur Belle-Île en mer… ouuufff…!), plus du tout…!!
Mais pour un usage ponctuel, ça change totalement la donne. Si les alternatives pieds, vélo, bus ou stop (entre îliens) font l’affaire quotidiennement, ça reste — à trois ou cinq — un moyen de transport économique pour accéder à des endroits éloignés (dans le Sud notamment) ou voyager.
Note de fin : ce jeep est donné pour une consommation de 13 à 15 L/100 kilomètres…! Sauf que ça dépend de la personne au volant et de la vitesse…! Je tourne depuis des années autour de 9 à 10 litres et encore moins sur notre île (8,6). Le tout pour une utilisation qui avoisine désormais les 4 000 kilomètres/an depuis notre retour d’Italie…
Okay, l’entretien représente un coût (train de pneus, plaquettes, etc.).
Écologique…!!
Une voiture que l’on conserve et entretien devient de plus en plus écologique chaque année…! Celle-ci a 21 ans (bel âge…!). Bien entendu, les incitations à basculer vers l’électrique sont nombreuses et je lis nombre de publications, de témoignages d’utilisateurs ravis…
Bref, nous allons continuer à user ce véhicule, tenter de le maintenir roulant : atteindre au rythme actuel les 400 000 kilomètres au compteur, c’est l’affaire d’une dizaine d’années…! Sauf accident, panne maousse.
Et puis, j’envisage de cesser de conduire si mon propre état physique se délabre…! Lu quelques conseils à propos des tricycles électriques… Anticipons…!
Mais si quelques lecteurs souhaitent aider le rédacteur de ce blog à se convertir à un véhicule électrique, qu’ils n’hésitent pas…!
En guise de conclusion : seuls nos iPhones peuvent nous pister, pas besoin d’avoir un traqueur sur roues…!

- Même après des années dans un environnement salin, ça tient… la route.

Depuis plus d’un mois, j’expérimente la prise de notes vocales. J’ajoute que l’arrivée d’iOS 27 tout comme les améliorations de Drafts ont été déterminants.
Mais cela reste un premier jet.
La note vocale enregistrée à 3h du matin via le iPhone posé sur ma table de chevet est un épatant moyen de consigner une pensée, une réflexion qui soudainement émerge avant de s’évanouir …tout aussi brutalement !
Ou l’impératif besoin de noter une tâche oubliée à réaliser impérativement au réveil !
Bref, ce vocal/cette note vocale n’est pas un fragment de texte prêt à l’emploi !
Charge à moi — dans les heures, jours qui suivent (ou jamais…) — de la forger comme un morceau de métal en attente dans le brasier du forgeron (ouhaaaa : sacrée métaphore…!).
En effet, l’enregistrement d’un vocal est prodigieux, époustrouillant… dans la mesure où je n’ai nul besoin de saisir quoi que ce soit, juste me laisser à un (trop ?) long monologue d’une voix pâteuse …et sans rechercher mes lunettes !
À moi subséquemment (hihi…!) de supprimer mes redites ; trasher les circonvolutions stylistiques …comprendre : tailler sans merci dans mes formules capillotractées…!
D’aucuns vont me faire remarquer que c’est justement le rôle quasi miraculeux de la …super intelligence (…ce que l’on nommait , il y a encore quelques jours, intelligence artificielle).
Je leur rétorque aussitôt que c’est me priver de l’un de mes rares plaisirs ! Celui de me coltiner avec mes propres mots, idées (en mode : mais qu’est-ce que j’ai voulu exprimer…!), quitte à livrer un résultat décevant au lecteur de passage ! Cela m’évite de laisser la porte grande ouverte à l’accaparement de ces bribes par un data center lointain !
Redonner au filandreux (!) une structure, intervenir autant de fois que je le juge nécessaire pour être à l’aise avec mon propre texte.
Puis le juger passable, équilibré …même s’il reste embryonnaire.
Alors oui !
C’est long, ça prend du temps, ça sollicite mes derniers neurones pour un résultat approximatif qui, sublime ironie, finira noté négativement par PanGram ou ChatGepPeTto !

Note de (en)fin…! : ce qui précède rejoint une discussion hier midi avec Zhadra, une étudiante en neurosciences rencontrée sur BelleileLande. Nous évoquions notre besoin de revenir au carnet papier et au crayon de bois, comprendre l’usage de notre main pour synchroniser notre pensée au temps incompressible de la calligraphie.
Pour l’heure, je poursuis avec MyScript Notes (Nebo) sur mon iPad mini avec un Apple Pencil pour rédiger — à la main — des bribes de textes qui sont ensuite convertis en caractères d’imprimerie et exportés illico dans Drafts !
Mais la tentation du retour au papier est de plus en plus forte…!

- Port Blanc | septembre 2026
A chaque rentrée universitaire, le même cri d’alarme est poussé par les syndicats : trouver un logement pour un étudiant relève presque de l’exploit, quelle que soit la ville où il réside. Le président de Century 21 a ainsi confié au « Figaro » : « En cette rentrée, la tension n’a jamais été aussi forte. Quand nos agences publient un bien à louer, elles retirent l’annonce au bout de deux heures. Elles sont dans l’incapacité de gérer les centaines de sollicitations par téléphone ou par mail. »
L’affaire de l’écrivain haïtien soupçonné d’avoir abusé de l’IA n’est pas qu’un désastre littéraire : c’est aussi un très gros coup dur financier pour sa maison d’édition, déjà fragilisée par le départ de nombre de ses auteurs stars qui ont suivi l’ancien patron Olivier Nora, débarqué au printemps par Vincent Bolloré. […] Et pour cause ! Le roman est publié par Grasset, une maison du groupe Hachette, propriété de Vincent Bolloré. Et, chez le milliardaire breton, quand le péril – économique – menace, il n’y a plus de combat idéologique qui vaille.
La peste a doublé l’offre de logements. Ceux qui avaient survécu à la peste ont quitté leurs habitations insalubres pour des maisons plus agréables. Comme cela pourrait nous arriver (et comme c’est déjà le cas dans un Japon qui se dépeuple), “beaucoup de fermes et certains villages ont été abandonnés, mais pas les villes”. À la fin du XXIe siècle, on pourrait donc observer un excédent de logements, y compris dans les grandes villes, à mesure que les personnes âgées sans enfants mourront sans laisser d’héritiers.
During the interview, Johnson once again insisted that the economy is doing fabulously, or it’s just about to. Americans just need to give it a little bit more time because Joe Biden keeps screwing things up. Now, it is almost October. What does that mean? That means it has been 20 months since Donald and the Republicans have been in charge of everything.
[Deepl] Au cours de l’interview, Johnson a une nouvelle fois insisté sur le fait que l’économie se porte à merveille, ou qu’elle est sur le point de le faire. Les Américains doivent simplement lui laisser encore un peu de temps, car Joe Biden ne cesse de tout gâcher. Nous sommes désormais presque en octobre. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que cela fait maintenant 20 mois que Donald et les républicains sont aux manettes.
“The word super is the best word of all, and it’s the simplest,” Trump said at an event announcing the launch of America.gov earlier on Tuesday, and said Chinese President Xi Jinping, who visited the White House last week, “loves it,” too. “We don’t want to hear artificial. Because it’s not artificial. It’s very powerful, it’s very brilliant. It’s going to mostly be put to good use and we’ll stop the bad use.” Artificial, he added, “is like the news. Fake news.”
[Deepl] « Le mot “super” est le meilleur de tous, et c’est le plus simple », a déclaré M. Trump lors d’un événement annonçant le lancement de America.gov mardi matin, ajoutant que le président chinois Xi Jinping, qui s’est rendu à la Maison Blanche la semaine dernière, « l’adore » lui aussi. « Nous ne voulons pas entendre parler d’« artificiel ». Car ce n’est pas artificiel. C’est très puissant, c’est très brillant. Cela sera principalement utilisé à bon escient et nous mettrons fin aux mauvaises utilisations. » « Artificiel », a-t-il ajouté, « c’est comme les actualités. Des fausses informations. »
These startups’ continued existence is entirely a function of venture capital, as all of them are deeply unprofitable. This means that before the bubble bursts, these companies will continue to sap the venture capital world of billions more dollars, all with little chance of an acquisition and a near-zero chance of an IPO considering their ugly economics. These economics are also load-bearing for OpenAI and Anthropic, representing around 80% of their revenues, meaning that once they die, the AI labs’ underlying revenues begin to decay.
[Deepl] La survie de ces start-ups dépend entièrement du capital-risque, car elles sont toutes profondément déficitaires. Cela signifie qu’avant que la bulle n’éclate, ces entreprises continueront à ponctionner le monde du capital-risque de plusieurs milliards de dollars supplémentaires, tout en n’ayant que peu de chances d’être rachetées et une probabilité quasi nulle de réaliser une introduction en bourse, compte tenu de leur situation financière désastreuse. Cette situation financière pèse également lourdement sur OpenAI et Anthropic, représentant environ 80 % de leurs revenus, ce qui signifie qu’une fois qu’elles auront disparu, les revenus sous-jacents des laboratoires d’IA commenceront à s’effriter.
Réduire la pression permet de gagner du temps sur la pénurie et de conserver de l’eau courante en attendant la pluie.
Dans les Chantiers de la recherche, on s’intéresse à la prise en charge des enfants atteints d’un trouble du spectre autistique en Inde. Comment les enfants autistes sont-ils pris en charge et à quelles difficultés les mères de ces enfants sont-elles confrontées ?
C’est le fameux « arrêtez d’emmerder les Français » que Sébastien Lecornu emprunte à Georges Pompidou ?
Sauf qu’en 1973, le gouvernement de Pierre Messmer, dont Sébastien Lecornu est fan, confronté au premier choc pétrolier, est beaucoup moins frileux. Il décrète le changement de vitesse.
“Sur la totalité du réseau routier français, la vitesse sera limitée à 100 km/h.” (P. Messmer, le 12 juin 1973)
Et Georges Pompidou, 5 jours avant Noël, s’invite à la télé.
“Je fais appel et nous faisons appel, avant tout, à cette vertu traditionnelle, paraît-il, du peuple français, qui est l’esprit d’économie : économisez l’essence, l’électricité, le chauffage.” (G. Pompidou, à la télé, le 20 décembre 1973).
Émerveillement, apaisement, excitation, peur, fureur, courage, etc. : nous serons toujours l’épicentre de cette réaction émotionnelle, quelle qu’elle soit. Et c’est tout le privilège d’exister en vrai. Ce que l’œuvre permet, c’est d’évoquer chez nous notre passé, notre arc-en-ciel intérieur, notre gamme de souvenirs, qui diffèrent pour chaque personne.
Henri Marre n’est pas un idéologue. Le cinéaste le définit comme un « idéaliste du pragmatisme ». Il est méticuleux, ordonné, réfléchi. Il s’exprime comme un consultant, pas comme un fanatique. Mais derrière des colonnes de chiffres, il y a le calcul des litres de carburant nécessaires à l’acheminement de « produits » humains vers les camps de la mort.
[…] Il n’y a pourtant pas de monstre dans Notre salut. Juste un « M. Henri », fonctionnaire épris d’efficacité, qui symbolise les centaines de milliers de personnes au service de l’administration de Vichy. Et nous fait comprendre ce qui a rendu l’impensable possible, et dont personne ne peut dire que ça n’arrivera plus.
Le paysage est l’un des concepts les plus travaillés en géographie, car il révèle la relation entre les sociétés et leur milieu. Il entretient aussi des liens étroits avec la littérature. Anouchka Vasak évoque « Par monts et par vaux », un abécédaire de Martin de la Soudière, qui nomme la colline, le marais ou le col et s’attache aux paysages ordinaires plutôt qu’aux lieux remarquables. Ces paysages, découverts “à hauteur d’homme” et avec les cinq sens, sont subjectifs et pluriels.
l marche d’un pas prudent, mais droit comme un arbre. À l’intérieur, des livres de toutes époques nous accueillent, sur des poutres. On visite, brièvement : c’est qu’il a beaucoup à dire, notre patriarche, et pas de temps à perdre. Et pas seulement parce qu’il aura 98 ans à la fin d’octobre. Mention inévitable, qu’il s’empresse de relativiser : « On est tous coincés dans le temps qui passe. »
Le collectif marseillais “Le nuage était sous nos pieds” milite contre l’implantation des data centers. Lors de sa mise à jour le 26 août 2026 sur sa cartographie, il a recensé 354 data centers déjà existants sur le territoire français et 94 en cours de déploiement : 62 annoncés, 22 en cours d’instruction par les services de l’Etat et 10 en cours de construction.
[…] Au niveau national, la filière revendique environ 50.000 emplois directs, dont plus de 90% en CDI, selon le baromètre 2025 de France Datacenter et du cabinet EY. Mais selon des chercheurs, ces infrastructures géantes génèrent peu d’emplois directs au vu de ce qu’ils accaparent en espace et électricité. Le sociologue Loup Cellard, qui étudie ces sites depuis 2021, rapporte qu’”à emprise au sol équivalente, une boîte de logistique c’est entre 300 et 400 employés, alors qu’un datacenter, ça va être du 15 ou 20”.
Dernière catégorie de travailleurs : les indépendants. Leur nombre a fortement progressé depuis 2017, Emmanuel Macron ayant encouragé ce type d’emploi. 711 000 personnes supplémentaires sont désormais à leur compte, la plupart sous le régime du microentrepreneuriat. Au dernier pointage précis (2022), 1,76 million de microentrepreneurs étaient actifs en France, contre 925 000 fin 2017. Une croissance qui a gonflé les créations d’emplois, mais qui interroge lorsqu’on observe les revenus générés : en 2024, la moitié des microentrepreneurs retiraient moins de 330 euros par mois de leur activité non salariée.
Avec RIMe, Vyctor Ego ne traduit plus un classique : il entreprend de bâtir tout un environnement numérique autour de la lecture, de l’écriture et de la pratique littéraire. Un an de développement, assure-t-il, à raison de journées particulièrement monacales – « 15 h/jour » – avant la mise en production, le 30 août 2026.
Le détecteur Pangram ne se tromperait que sur un texte humain sur 24.000 environ, soit 0,0041 %. Il présente vingt passages du livre qui ont été signalés - ici, ce n’est pas ce nombre qui pose problème.
La probabilité que le détecteur se soit trompé vingt fois serait donc, toujours selon lui, de 0,0041 % multiplié vingt fois par lui-même : un nombre qui s’écrit avec 87 zéros après la virgule. Autant dire zéro. En quelques heures, sur la foi de ce nombre, un premier roman salué par la critique et déjà primé est devenu un livre suspect, et son auteur un accusé.
Je pense d’ailleurs qu’aucun détecteur ne devrait être la seule preuve d’une accusation… Par exemple, un texte humain qui est passé dans un correcteur orthographique full IA ou alors un texte qui est dicté avec un modèle de speech to text IA peuvent très bien être reconnus comme étant des textes IA alors qu’en fait ce sont juste des textes écrits / dictés par des humains et qui ont été “un peu” modifiés ou “un peu” réorganisés par un LLM. Je dis ça parce que c’est exactement ce que fait mon application de reconnaissance vocale Kassis , qui dispose de fonctionnalités de correction et de réécriture… héhé.
Basta! : Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a dénoncé en juillet 2025 une « hystérie » autour des pesticides. Cette accusation d’hystérie, la biologiste américaine Rachel Carson en a aussi fait les frais dès 1962, année de la publication de son ouvrage « Printemps Silencieux ». Les preuves qu’elle apporte sur les effets sanitaires catastrophiques du DDT vont pourtant concourir à l’interdiction de cet insecticide dix ans plus tard. Comment agir face au dénigrement orchestré par les partisans des pesticides ?
Fleur Breteau : À l’évidence, on a une force, c’est notre nombre. Une fois qu’on comprend que notre santé est menacée et qu’on n’arrivera pas à guérir dans un monde qui nous empoisonne, c’est un moteur bien plus fort que des dividendes d’actionnaires. Il s’agit de notre vie à nous, de toutes les personnes qu’on aime, de notre environnement. Ces gens-là nous volent aussi notre imaginaire, ce pouvoir de se projeter dans dix ou vingt ans en train de danser, de bosser, de faire des trucs trop cool qui nous passionnent dans la vie.
Des enfants tombent malades, des parents entrent en lutte, et pendant ce temps les pesticides n’en finissent pas de polluer les corps et les milieux. Deux enquêtes majeures dénoncent une situation ahurissante et appellent à des changements radicaux. Entretien croisé avec les autrices, à la veille de la journée de mobilisation internationale “Stop pesticides”.
Cet été, le magazine — Bay Area Current — a eu la bonne idée d’interviewer un « dresseur » de robotaxis Waymo, un de ces employés chargé de s’occuper des taxis autonomes quand ils ne circulent pas. Car derrière l’autonomie des voitures qui semblent circuler par elles-mêmes, se cache toute une économie invisible de gens chargés de mettre à jour les voitures, de les nettoyer, de les récupérer… comme les trottinettes en libre service ou les vélos ont leurs armées de juicers et autres réparateurs dédiés. L’occasion de faire un peu de lumière sur les pratiques sociales déplorables de la filiale d’Alphabet et de rappeler les grandes limites de l’autonomie des voitures autonomes.
En marge des débats sur les pertes d’emploi liées à l’intelligence artificielle, la start-up américaine Wajo lance un agent IA qui s’appuie sur… des humains pour fonctionner. Shivani Poddar, ancienne responsable de l’ingénierie chez DeepMind et passée par Google Labs et Meta, ne promet pas seulement un assistant capable de raisonner, d’utiliser des outils ou de naviguer sur des applications. Elle met en avant une fonctionnalité beaucoup plus primitive : déléguer les tâches à de vraies personnes.
[…] Cette logique existe déjà dans de nombreux systèmes informatiques. Ce qui change avec les agents, c’est leur ambition. Ils ne veulent plus seulement assister l’humain : ils veulent faire le travail à sa place. Le problème est que plus ils deviennent autonomes, plus les cas dans lesquels une intervention humaine est nécessaire deviennent importants, parce que la machine est désormais responsable de l’ensemble du processus.
[…] Pour le moment, le dernier composant nécessaire à l’agent universel n’est donc peut-être pas un nouveau modèle, une multitude de sous-agents ou davantage de puissance de calcul. C’est quelqu’un au bout du téléphone.
Una investigación publicada en Nature, punta de lanza de la mejor ciencia, apunta a que las mariposas usan una estrategia de defensa radicalmente diferente: cuanto más llamativas son sus alas, cuanto más vivos sus colores y cuanto más contraste hay en sus patrones, más difícil se lo ponen a los depredadores. El análisis de los apéndices alares de centenares de estos lepidópteros muestra que, al echar a volar, lo que hace bellos a estos insectos a ojos de los humanos, provoca en las aves que se las comen ilusiones ópticas que las confunden. La investigación ayudaría a explicar la enorme variedad de formas y diseños que tienen.
[Deepl] Une étude publiée dans Nature, fer de lance de la science de pointe, suggère que les papillons recourent à une stratégie de défense radicalement différente : plus leurs ailes sont voyantes, plus leurs couleurs sont vives et plus leurs motifs sont contrastés, plus ils compliquent la tâche de leurs prédateurs. L’analyse des appendices alaires de centaines de ces lépidoptères montre que, lorsqu’ils s’envolent, ce qui rend ces insectes magnifiques aux yeux des humains provoque chez les oiseaux qui les dévorent des illusions d’optique qui les désorientent. Cette étude contribuerait à expliquer l’énorme variété de formes et de motifs qui les caractérisent.
Cette nuit du 29 au 30 septembre 2026 restera sans doute comme une date majeure dans l’histoire de l’intelligence artificielle (IA). Via un simple document d’une page, les Etats-Unis ont écarté toute tentative de régulation de cette technologie. Ils ont aussi laissé officiellement toute liberté à leurs champions nationaux pour développer leurs nouveaux modèles. Avec une seule contrepartie : un zeste d’autorégulation de la part d’Anthropic, OpenAI ou Google.
C’est la société mère de Blueprint Data Centers qui a donc récupéré une partie de ce terrain pourtant destiné à installer un espace vert, notamment à destination des familles et des enfants. À la place, un centre de données IA alors que ces sites poussent comme des champignons et provoquent l’exaspération des locaux face aux conséquences sur leur vie.
[…] Le symbole est donc brutal pour cette famille qui a accepté à peine 10 $ pour que ces 35 hectares soient réservés aux enfants du quartier. 25 ans après, cette terre est au cœur d’une opération à 10 millions de dollars dans la course à l’IA. Une course frénétique menée par des entreprises qui s’installent (s’imposent ?) à coup de gros chèques, sans demander l’avis des locaux.
…Peut-être que George Orwell (1903-1950) n’aurait pas eu l’idée de 1984 si son épouse, la poétesse Eileen O’Shaughnessy (1905-1945) n’en avait pas, bien avant de le connaître, écrit pour ainsi dire le “prompt” : un long poème satirique et dystopique intitulé End of the Century, 1984 dans lequel était évoquée, déjà, une société de la surveillance et la mort du langage. (Eileen a aussi tapé et édité tous les textes d’Orwell, et c’est elle qui lui a conseillé de faire de La Ferme des Animaux une fable et non un essai).
Le marché du fourrage est donc sous tension. “Habituellement, le prix varie entre 100 et 120 euros la tonne. Aujourd’hui, c’est d’office 120 minimum. Ça peut monter à 180, 200 euros”, explique-t-il. L’homme assure : “Certains ne pourront rien acheter”.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, estime qu’il est possible de réduire les « dépenses les moins efficaces » dans le champ social, grâce à l’élaboration de tableaux de bord, « des KPI (key performance indicator ou indicateur clé de performance, NDLR) dirait-on dans le monde de l’entreprise », précise-t-il, assumant de diriger l’Etat comme une société privée… Cette « efficacité de la dépense » ne s’applique toutefois pas à tous, puisque le projet de budget ne prévoit pas de réforme de niches fiscales dont l’efficacité n’est pas démontrée, comme le crédit impôt recherche (CIR) ou le pacte Dutreil.
If we take the cynical path and assume that the AI industry won’t be able to pull off this miracle, then any major tech firm currently doubling down – like Zuckerberg’s Meta – will have functionally spent the better part of the 2020s rigging up their own corporate noose. As finance professor at the University of Pennsylvania’s Wharton School Jessica Wachter penned in her own analysis of the AI financial bubble, if the promised money shower “fails to materialize,” then future historians will look back on this moment as the “largest misallocation of capital in history.”
[Deepl] Si l’on adopte une vision très cynique et que l’on part du principe que le secteur de l’IA ne parviendra pas à réaliser ce prodige, alors toute grande entreprise technologique qui mise actuellement gros, comme Meta de Zuckerberg, aura en réalité passé la majeure partie des années 2020 à se préparer sa propre chute. Comme l’a écrit Jessica Wachter, professeure de finance à la Wharton School de l’université de Pennsylvanie, dans sa propre analyse sur la bulle financière de l’IA, si la pluie d’argent promise « ne se concrétise pas », les historiens de demain considéreront cette période comme « la plus grande mauvaise utilisation de capitaux de l’histoire ».
Kupperman’s diagnosis was blunt: because data center components break down so quickly, the industry would need to see some $1 trillion in revenue across 2025 and 2026 just to cover the costs of their hyperscale facilities, let alone start turning a profit. With AI revenue today accounting for only a small fraction of that total, Kupperman’s argument is that the financial logic behind the data center buildout simply doesn’t hold up. But as the last year has shown us, the magnates of the AI industry – and their funders – have a remarkable knack for kicking the can down the road, no matter how bad the numbers might look.
[Deepl] Le diagnostic de M. Kupperman était sans détour : étant donné que les composants des centres de données tombent en panne si rapidement, le secteur devrait générer environ 1 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires entre 2025 et 2026 rien que pour couvrir les coûts de ses installations hyperscale, sans parler de commencer à dégager des bénéfices. Les revenus liés à l’IA ne représentant aujourd’hui qu’une infime fraction de ce total, M. Kupperman fait valoir que la logique financière sous-jacente à l’expansion des centres de données ne tient tout simplement pas la route. Mais comme l’a montré l’année dernière, les magnats du secteur de l’IA — et leurs bailleurs de fonds — ont un talent remarquable pour repousser le problème à plus tard, quelle que soit la gravité des chiffres puissent paraître.
« Maintenant que nous avons pris conscience du danger que représente la surveillance de masse assistée par l’IA, nous pouvons opter pour ne pas la mettre en œuvre. L’interdiction de la reconnaissance faciale et d’autres technologies d’identification peut ralentir leur développement ; des mesures solides de protection de la vie privée et des données peuvent limiter le suivi et la conservation de ces dernières ; des réglementations sur l’IA peuvent restreindre ses usages les plus intrusifs ; enfin, des réformes structurelles peuvent nous aider à examiner de près – et à démanteler – les puissants cartels associant États et entreprises technologiques, qui ouvrent la voie à des dérives telles que la surveillance par IA. »
Un dessin géométrique uniquement visible du ciel, sur un plateau difficile d’accès, à plus de 3 500 mètres d’altitude, coincé entre des montagnes, dans la région de Mendoza, en Argentine.
Et si tant de traces sur un projet si sensible ont été laissées, Weber avance l’hypothèse de fuites tolérées, faisant partie de la tactique de dissuasion russe. “À quoi bon un tel système si l’autre camp en ignore l’existence ? Poutine veut que ses adversaires sachent que ce système est opérationnel.”
Desde la segunda mitad del siglo I a.C., poco después de la conquista de la Galia por Julio César, el lugar se estructura en una trama de parcelas. Dentro de cada una se separaban espacios para preparar la arcilla, modelar las piezas y cocerlas, junto a edificios de postes de madera y otros con cimientos de creta y arenisca. Quien trabajaba allí también vivía allí, ya que aparecen hogares, hornos domésticos, pozos, grandes tinajas (los dolia, comparables a las que se usaban para almacenar aceite y vino en Hispania) y restos de comida.
[Deepl] Dès la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C., peu après la conquête de la Gaule par Jules César, le site s’organise en un entrelacs de parcelles. Au sein de chacune d’elles, des espaces étaient délimités pour la préparation de l’argile, le modelage des pièces et leur cuisson, à côté de bâtiments à poteaux en bois et d’autres dotés de fondations en craie et en grès. Ceux qui y travaillaient y vivaient également, comme en témoignent la présence de foyers, de fours domestiques, de puits, de grandes jarres (les dolia, comparables à celles utilisées pour stocker l’huile et le vin en Hispanie) et de déchets alimentaires.
Quand je glisse le Code Houellebecq dans Pangram, il apparaît 100 % humain. Logique : je n’ai cessé de retravailler le texte, compressant la prose IA, n’en conservant que ses traits les plus expressifs de 2023. Il me semble que nous pouvons utiliser les IA et rester auteurs de nos textes, sans devenir des plagiaires.
J’ai fait un rêve : un soir de mélancolie, un whisky à la main, Jordan discute avec un ami israélite, et dans l’intimité de leur conversation, il ouvre le robinet attendrissant de la confidence et de la sincérité…
Après un pic de curiosité à 8 500 spectateurs simultanés au démarrage, la chaîne a perdu 95 % de son audience au bout de deux jours…
Selon le quotidien madrilène, entre 2015 et 2025, le prix moyen d’achat d’un bien immobilier en Espagne a bondi de 80 %, tandis que les loyers ont augmenté de 85 %.
[…] Le journal madrilène souligne également que l’explosion du nombre de touristes dans le pays a eu des répercussions sur le marché immobilier dans de nombreuses provinces. À Malaga, Alicante ou encore Las Palmas, le nombre de nuitées dans des hébergements touristiques a ainsi plus que doublé entre 2018 et 2025. Une concurrence qui a des répercussions sur le nombre de logements disponibles.
Once again, a core feature of a major piece of AI technology will actually just be people working in a call center, doing work that a company says AI is doing. It is not clear how often or when a call is routed to a so-called “human agent,” and when a call is done exclusively by AI.
[Deepl] Une fois de plus, l’un des composants essentiels d’une technologie d’IA majeure ne sera en réalité rien d’autre que des opérateurs travaillant dans un centre d’appels, effectuant un travail que l’entreprise revendique comme étant le fait de l’IA. On ne sait pas exactement à quelle fréquence ni à quel moment un appel est transféré vers un soi-disant « agent humain », ni quand un appel est entièrement traité par l’IA.
Les Parisiens et Barcelonais sont les champions de la marche, effectuant à pied la moitié de leurs déplacements dans l’aire métropolitaine comme dans la ville centre. Les Tokyoïtes marchent moins, mais réalisent la moitié de leurs trajets en transports en commun dans la métropole.
Les jeunes attendent des réponses à la mesure des enjeux : une école moins inégalitaire et qui offre des conditions d’apprentissages plus sereines. Les pistes sont connues. Le véritable danger n’est pas que la jeunesse se politise. C’est qu’elle finisse par ne plus croire que la politique puisse changer quelque chose.
Le phénomène technofasciste n’est pas une rupture, mais une culmination. Trump, Milei et les autres ne sont pas implacables ; Musk, Thiel et les techno-oligarques ne détiennent pas les clés du futur. Leur hégémonie actuelle est artificielle, bâtie sur trente ans de dérégulation et d’impunité légale manufacturées par une classe politique complice. Pour mettre fin à leur règne, il est donc impératif d’observer leur mode opératoire et d’en identifier les vulnérabilités.
It bears noting that Pecknold’s taste for cruelty predates his involvement with DHS. Within minutes of Supreme Court Justice Ruth Bader Ginsburg’s death in 2020, he tweeted a meme with the caption “Ding Dong the Witch is Dead.” Coming under fire, he quickly deleted the offending tweet and then insisted, preposterously, that it had nothing to do with Ginsburg. A theologian who gloats at a fellow American’s death, then lies about it, has been well prepared as a spokesman for a department that mocks the people it deports.
[Deepl] Il importe de noter que le goût de M. Pecknold pour la perversité est antérieur à son engagement au sein du DHS. Quelques minutes seulement après le décès de la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg en 2020, il a publié sur Twitter un mème accompagné de la légende « Ding Dong, la sorcière est morte ». Confronté à une vague de critiques, il a rapidement supprimé ce tweet controversé, avant d’affirmer, de manière grotesque, que cela n’avait rien à voir avec Mme Ginsburg. Un théologien qui se réjouit de la mort d’un compatriote américain, puis ment à ce sujet, est particulièrement bien préparé pour occuper le poste de porte-parole d’un ministère qui se moque des personnes qu’il expulse.
Cette recherche illustre un défi plus large. Celui de la conservation d’objets fragiles issus de civilisations disparues, aujourd’hui conservés loin de leur terre d’origine. Réussir à consolider des tablettes en terre crue sans altérer leur valeur archéologique reste un exercice délicat. La chimie et le respect du patrimoine y avancent main dans la main.
Negli Stati Uniti è quindi in atto uno scontro su due livelli: da una parte un’opinione pubblica chiede regolamentazioni più severe su pesticidi e additivi ormai in aperto contrasto con l’industria alimentare; dall’altra, una battaglia per il controllo della narrazione sul cibo, che vede opporsi il governo degli Stati Uniti contro le lobby del settore.
[Deepl] Aux États-Unis, un affrontement se déroule donc à deux niveaux : d’une part, une opinion publique exige des réglementations plus strictes concernant les pesticides et les additifs, ce qui la place désormais en opposition frontale avec l’industrie agroalimentaire ; d’autre part, une bataille pour le contrôle du discours sur l’alimentation, qui oppose le gouvernement américain aux lobbies du secteur.
“Kushner a échappé à un examen plus approfondi de ce conflit d’intérêts potentiel en agissant en tant qu’émissaire bénévole, plutôt qu’en acceptant un poste au sein du gouvernement qui l’aurait obligé à divulguer ses informations financières”, affirme CNN.
Molly Ingersoll Tester chez des mâles coûte tant ; tester chez des mâles et des femelles coûte tant de plus ; tester chez des mâles et des femelles pré- et post-ménopausées, davantage encore. On voit vite comment la facture grimpe. Je le constate dans ma recherche animale : quand nous avons commencé à tester les deux sexes, mon budget a doublé. Et vous avez sûrement croisé ce chiffre : moins de 1% de l’ensemble des financements de la recherche est consacré à la santé des femmes.
[…] Les femmes passent 25% de leur vie en plus en mauvaise santé que les hommes. Et ce n’est pas de la fatalité biologique. Elles vivent plus longtemps, oui. Mais elles vivent aussi plus longtemps en mauvaise santé. Douleurs non diagnostiquées, traitements inadaptés, maladies mal comprises.
L’essence de la politique, c’est de faire des choix et les assumer. Pour que ces choix soient acceptés, il faut expliquer, écouter les remarques, et consulter ceux qui sont concernés. La règle d’or va faire tout l’inverse, en réduisant le champ des possibles. Elle donne aussi aux politiques l’excuse « il n’y a pas d’autres choix » pour continuer à imposer des décisions présentées comme technocratiques, alors qu’elles sont très politiques, mais pas assumées comme telles.
Pourquoi …Paul-Eu-Gazette…?
En hommage à Gilles Vigneault…