Le fait d’entendre Laurent de Wilde aux côtés de Jacques Gamblin, de partager avec ma fille ce pur moment de jazz, découvrir qu’elle ne se bouchait plus les oreilles face à des sons puissants, qu’elle avait apprécié tant la trompette d’Alex Tassel que les solos de Guillaume Naturel au saxophone m’a transporté de bonheur.

Du coup, j’ai recherché dans mes archives les divers CD de de Wilde pour les lui passer. Sauf que je me souvenais que celui de Colors of Manahattan était revenu désespérément vide de galette et, du coup, que je l’avais poubellisé de rage.
Aussi, ce dimanche, je l’ai acheté à nouveau sur iTunes pour le lui faire entendre en voiture après avoir déposé son frère chez lui puis belle-maman.
Je n’avais pas entendu Colors of Manahattan depuis… dix ans, quinze !? Je me souviens de l’emprunteur (…la galette a dû rester dans sa platine) mais il y a prescription…!
En réécoutant cet enregistrement, du miel dans mes oreilles !
Bon, pas avalé des centaines de kilomètres vu que ce n’est pas ma manière de rouler. Je suis un petit rouleur (sic !). Juste quelques déplacements urbains car plus rapides qu’à pieds.

Dont, le dernier, vers le Potager du Roi avec ma fille…
Résumons, cela se résume à trimballer un 180 macro et sa boîte à pixels, une batterie de secours, revenir avec du pain frais et/ou un bocal de confitures.
Certes il est possible de tout empiler dans un sac en bandoulière, de se ruiner une épaule, sentir le bagage frapper sa hanche et parcourir ainsi des centaines de mètres en maudissant l’idée de se rendre au potager avec deux kilos de matériel photo.
Où placer les mêmes ingrédients dans un sac ad hoc, l’accrocher sur la fourche avant de son Brompton et rouler en douceur.
Alors, cette selle ?
La Cambium n’est pas une Brooks traditionnelle affinée (sic !) par des années de déplacements, c’est immédiatement opérationnel et, oui, un peu raide. L’effet hamac est bien présent mais pas perceptible de suite.
Néanmoins, je l’ai déjà assimilée, acceptée. Elle m’a simplement rappelé à son bon souvenir la première soirée puis je m’y suis fait dès ma seconde balade sans soucis ni effets secondaires !
Mais, comme je suis un piètre mécanicien, que je n’ai toujours pas compris comment entretenir, démonter, régler, remonter mon brom, je préfère le laisser aux mains expertes des pros qui ont pour consigne de changer ce qui est défectueux. Certes, cela a un coût mais au moins, je n’ai pas flingué deux ou trois jours à essayer de bricoler une solution totalement foireuse… même en me souvenant des conseils éclairés de Hannibal Brompton, dont les gants en latex… que j’arrive à déchirer dans les 15 secondes.
Je persiste à croire qu’il y a des gens qui ont le savoir, savent diagnostiquer un vélo fatigué. Ma fille a retrouvé son brom de 19 ans d’âge en parfait état, j’ai retrouvé le mien totalement roulant et, l’un comme l’autre, avec des freins !
Autre truc un peu déconcertant mais pas mal du tout en ville, le rétro pliable. Habitué à cet accessoire en voiture, je confirme : sur un vélo, c’est loin d’être inutile.
Et le S Bag…?
J’ai un C Bag acquis il y a biiiip années mais qui ne se monte pas sur un cintre sport. Bref, pour le vélo de ma moitié, pas question de lui installer même un cabas avec le risque qu’il ne puisse tourner !
Or, le S Bag est compatible avec tous les cintres Made in Brompton et les gars des vélos parisiens m’ont montré comment le transformer en cabas en deux secondes vu que le rabat est tenu par un velcro.
Du coup, facile de faire le marché (oui, comme le brom se béquille sur lui-même, c’est juste épatant) et remplir son sac même si la contenance de 20 litres est un peu limite parfois.

Et les raccourcis ?
Ce qui est super (!) en vieillissant, c’est d’oublier ce que l’on avait déjà découvert. En effet, les fameux raccourcis dans le panneau des claviers ne servent pas à désactiver les raccourcis (…qui se nomment désormais remplacement de texte) mais à désactiver les infos et raccourcis dans les zones autour des trois cases prédictives.
C’était dans un billet sur les barres additionnelles que je n’ai pas publié et, donc, j’ai oublié l’un comme l’autre. Pffffffff…
La vieillesse est un naufrage !

Pour finir, je suis allé avec ma fille écouter et voir Ce que le djazz fait à ma djambe ! par Jacques Gamblin et le groupe de jazz de Laurent de Wilde.
Je suis musicalement Laurent depuis Odd and Blue (1989) et un énorme plaisir de le/les voir et entendre tous sur scène. Si vous avez l’opportunité de trouver une place, foncez…

Note de fin : J’ai oublié un troisième conseil dans Retraite, suivi d’activité et informations : quand vous allez faire des photocopies de vos documents pour répondre aux diverses caisses, n’hésitez-pas à en faire un jeu de plus…! Comme par hasard, alors que vous avez expédié tout ce qu’il fallait avec une lettre qui les pointaient tous, on vous demandera invariablement une copie de l’un des documents…!
Dans les années soixante-dix, la notion de retraite me semblait un truc conceptuel. Je ne sais même pas si j’avais simplement compris l’idée même de ce dispositif… À vingt ans, après huit années de pension, mes envies étaient autres…!
Aussi, quarante ans plus tard, au moment du relevé de carrière, c’est un énorme binz avec quelques trous…! Je n’ai quasiment rien conservé de cette période où j’enchaînais des missions d’intérim de trois jours à trois semaines tout en suivant les cours une semaine sur deux à l’école d’archi… L’argent du loyer comme celui pour remplir le frigo ne tombait pas tout seul…
j’écumais les agences d’interim de ma ville, j’acceptais tout ce qui me tombait sous la main au moment où c’était vital.
Je me souviens d’avoir bossé deux ou trois mois comme veilleur de nuit (…à l’usine de la compagnie des lampes Mazda à Versailles-Porchefontaine), dessinateur VRD à Villiers St Fréderic, dessinateur de plans chez Breguet avant la fin tragique de son dirigeant en 1980, standardiste quelques semaines dans une entreprise à Versailles, magasinier à Vélizy, pousseur de wagonnets de pièces électroniques dans une ZI éloignée où je me rendais par un bus affrété par l’entreprise, terrassier avec une pelle, conducteur de camionnettes (…avec un mauvais carton contre une voiture qui avait grillé un stop. Je revois la scène au ralenti, debout sur le frein du bahut chargé ras la gueule de rouleaux de tissu et incapable d’éviter la collision), livreur pour un groupement de librairies, sondeur, enquêteur (pour faire tester de la nourriture pour chiens…!), commis de librairie pour la période de l’inventaire, graphiste pour un imprimeur de travaux de ville, etc.
Si je me souviens des jobs les plus rigolos, des ambiances parfois étranges, pour ne pas dire glauques (…notamment dans une usine d’assemblage), j’ai gardé peu de traces écrites de ces périodes, passant d’une mission à une autre au gré des demandes sans les noter. Sur le coup, je me souvenais bien évidemment des détails. Mais plus de quarante années ont passé…!
Aujourd’hui, il est facile d’avoir un compte dans le nuage avec iCloud, Evernote, DropBox, Google Drive, OneDrive ou encore Box.net. Des applications comme ScanBot ⚑ (Gratuit), PDFpen Scan+ ⚑ (6,99 €) ou Scaner Pro ⚑ (2,99 €) permettent de numériser un bulletin de salaire R/V, de mettre automatiquement une date et d’expédier vers le nuage souhaité le fichier ainsi capturé au format PDF.
Mon premier conseil est le suivant : faites-le…!
Mon second…? Dupliquez ces infos sur un autre support…