Je suis tombé sur un tweet qui renvoyait à un billet sur l’impossibilité d’écrire correctement si connecté au net. En gros, ce billet expliquait que l’on ne peut être un véritable écrivain si l’on continue à jeter un œil sur Twitter (ou autre).
Ah ?
Et quand tu as des mômes, que tu dois changer ou nourrir l’un de tes bambins…? Quand tu écris au boulot entre deux tâches à effectuer…? J’ai une liste de très bons auteurs qui arriv(ai)ent à faire les deux.
D’ailleurs, c’est quoi un vrai écrivain ?!
Employer un stylo plume et un beau carnet avec du papier foulé aux pieds selon des méthodes ancestrales (…je galèje !)…? S’isoler dans un bistrot avec sa machine à écrire…? Écrire debout mais sans musique, pieds-nus ?! Laisser la radio allumée, bourrer une pipe… D’ailleurs, est-ce qu’utiliser un iPad et un traitement de texte Markdown est autorisé…?!
Bref, rien ne m’agace plus que ce type de marronnier .
1000 bouquins, 1000 façons d’écrire… Et toc.
La vraie question n’est pas de savoir si on est connecté à internet (…venez sur mon ile, même le réseau téléphonique est taquin selon la direction des nuages…) mais si l’on a un truc à dire.
Comme l’écrivait sur twitter l’ami Cyril (…lui qui écrit parfois entre deux anesthésies), se vider la tête passe par un tour en deux roues (avec ou sans moteur), une balade, prendre des photos. J’ajouterais faire les courses, la cuisine, prendre une douche. Ou lire des brèves de 140 signes avant de reprendre le fil de son histoire…!

Bref, écrivez comme vous le voulez.
Pour quelques jours il m’a été confié un Canon EOS-1D X. Cela ne m’empêche pas de glisser dans mon paquetage le Canon EOS-1D Mark II de Renaud (…je n’oublie pas à qui je dois de prendre mes images), un boîtier qui ne démérite pas après dix années au compteur (relire urbanbike | 8 ans, 8 méga-pixels, toujours actif…) ainsi mon Canon EOS M, ce boîtier considéré par les experts (lire cette autre chronique urbanbike | Canon EOS M dans la poche) comme le plus mauvais, etc.
J’emploie le Canon EOS-1D Mark II quotidiennement avec un Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM, le Canon EOS M avec un Canon EF-M 22mm f/2 STM et ça fait la rue Michel avec le iPhone. Pas besoin d’avoir le matériel dernier cri pour faire des images, me semble-il, en simple amateur que je suis. Ça a, de plus, le mérite d’être cohérent avec ma situation.
Néanmoins, un prêt du full frame ultime (à ce jour…!) Canon, ça ne se refuse pas. Merci à… de me l’avoir proposé…!
Bon, mes doigts retrouvent leurs marques même si j’ai pris le soin de télécharger le manuel du binz en PDF et la dernière version de DPP (4.0) au passage. les commandes sont quasiment celles du Canon EOS-1Ds Mark III emprunté naguère.
…Un chouette prototype qui a fini sous un rouleau compresseur comme ses pairs, ce qui m’avait attristé car je l’avais trouvé amplement suffisant pour mes petites images. Regrets éternels.
En prime, un 24-70mm…!
Accessoirement, un Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM a été glissé dans ma besace… Ma bonne fée m’a juste rappelé que je risquais d’être surpris.
J’ai du mal avec les zooms, j’ai revendu mon Canon EF 70-200mm f/4L USM à mon ami Robert puis le Canon EF 16-35mm f/2.8L II USM à Sylvain tant ma vision 2D peine avec ce type d’optique.
Mais là, comme il est possible de bloquer le zoom sur une focale et de l’employer de manière fixe, cela m’a permis de l’utiliser comme un simple 24 par exemple. Et ça pique à pleine ouverture.
C’est en regardant la soupe de pixels sous Lightroom que j’ai été, heu, bouleversifié par le rendu…!

Depuis le potager en carrés dans le Potager du Roi (détail en dessous)

Ah oui, bien sûr, bien sûr, tu m’étonnes qu’il arrache grave comme disent les d’jeuns…

La catédrale Saint Louis depuis le Potager du Roi

Au lieu d’écrire sur des applications iPadesques, je vais vous proposer quelques billets photographiques. Mais sans causer spécificités pour la bonne raison que cela me… saoule.
Tout ça pour ça ?
Chez moi, tout prêt de matériel passe immédiatement par un saut au dans le parc de Versailles. Ou au potager du roi, le seul potager commandé par Louis XVI à son fidèle La Quintinie (…même si d’aucuns ont tendance à se fier au dernier baratin médiatique).
J’y ai mes repères et cela me permet de comparer des clichés précédents avec les derniers bruts de capteur. Il n’y a que le temps qui n’est pas constant…!
À moi les belles plantes naturelles, sans fards, à peine voilées par une feuille ou une butineuse…! Et avec une boîte à pixels qui déclenche plus vite que son ombre, c’est plaisant.
Alors, en mode test, un Chou et une Santoline…


Bref, pas un temps splendide (…d’ailleurs, au moment ou j’écris ces lignes, il flotte) mais ça fonctionne…


Suite un de ces quatre. Peut-être.
- Pour mémoire :
- Divers produits Canon chroniqués…
J’apprécie énormément Bill Bryson depuis que j’ai lu nos voisins du dessous avant de dévorer ensuite toute sa production.
Si vous aimez la marche, la montagne, les courses en forêt, le camping sauvage (héhé…!!), ne ratez pas cette odyssée épatante - A Walk in the Woods écrit en 1997 - sur l’appalachian trail aux USA, une voie qui serpente sur près de 3500 kilomètres (mais personne ne connaît exactement sa longueur exacte…!).
Plus d’info ici : Appalachian Trail Conservancy ou Appalachian Trail - Wikipedia
Entre le choix du matériel (!), la lecture de tous les faits divers qui se sont déroulés sur ce sentier (!!), la découverte de la manière très mécanisée que certains se font des retours à la nature (!!!), la surprise pour ces derniers de voir de vrais randonneurs avec sac à dos sur ces pistes (!!!!), les compagnons d’infortune, les paysages mais aussi les dégâts écologiques sidérants, ce texte mérite une lecture sur votre lieu de vacances.
En résumé : Bill Bryson et un vieil ami décident de faire — en plusieurs étapes — ce sentier mythique. Suivre leurs aventures m’a juste faire pleurer de rire…!!
Comme Redmond O’Hanlon, Bill Bryson a le chic pour se retrouver dans des situations ubuesques et les raconter…!
C’est parfois un poil trop descriptif (…mais indispensable pour comprendre la mentalité américaine et son rapport vis à vis de la nature…) mais quel plaisir de suivre ces deux lascars dans leur entreprise…!
Promenons-nous dans les bois
Bill Bryson
Traduit par Karine Chaunac en 2012
Petite bibliothèque Payot
9782228909167 - 9,15 €
