Pour ma part, j’ai toujours foiré (pas d’autre terme pour décrire mes ratages…!) mes photos de nuit faute de méthode, de patience ou de connaissances… J’ai pourtant regardé avec beaucoup d’intérêt le livre de Harold Davis en 2010 (voir cette chronique sur urbanbike) mais il a disparu de mes rayonnages (…pour un prêt longue durée, certainement…!).
Ici, la majorité des vues sont faites avec un Canon EOS 5D Mark II ou un Hasselblad, la surface du capteur joue non négligeable comme l’auteur l’explique en introduction, la sensibilité ISO (mais là, quelques bonnes surprises) ou l’usage du format RAW.
Ce que j’apprécie dans ce bouquin, hormis des photos remarquables dans Paris (…et des lieux que j’ai parcouru à pied, notamment les berges), c’est que toutes les images sont proprement renseignées.
Et donc, bien souvent effectuées sur pied, en pause longue avec une sensibilité de 100 ISO… Bref, des informations précieuses quand on prend le temps de les analyser…
Les lieux, certes. Mais surtout un oeil.
Des cadrages très graphiques, archi-graphiques si je me permets ce néologisme. Du coup, même si la technique photo vous… agace, vous prendrez plaisir à ces vues qui changent des sempiternelles (…mais remarquables — ménageons les susceptibilités…) photos de ciels étoilés ou de personnages crachant du feu, en concert, dans un bar, etc.
Bref, un bel univers, une très chouette mise en scène de l’urbain, des ponts (dessous comme dessous) comme des ports, des textures (…c’est beau un mur de piere la nuit à peine éclairé par un réverbère). Sans oublier les reflets sur les sols humides. Ou même un vélo (…enfin, ce qu’il en reste…) en noir et blanc.
Voilà, ce qui est épatant dans ce bouquin, c’est qu’il s’agit avant tout d’un beau livre de photographies. Et ensuite d’un partage de savoir-faire technique.
Alors, je ne sais pas si cela va suffire pour me faire sortir à nouveau avec un trépied et un réflexe mais les informations de Vittorio sont désormais à ma portée comme à la vôtre…
Reste à appliquer (…ah oui, je savais bien qu’il y avait une étape en sus…!).
Les secrets de la photo de nuit
Vittorio Bergamaschi
Eyrolles
9782212132366 | 18 € | 17 x 23 cm

Ce nouveau service proposé par Benoit Schweblin, un français vivant à Dublin que vous pouvez retrouver sur Twitter — @stackedit — est réellement impressionnant…
Ma première objection fut de penser que cela ne fonctionnait qu’en ligne et la réponse du développeur via twitter et : StackEdit fonctionne hors-ligne apres la premiere utilisation (HTML5 application cache).
Bref, si vous ne savez pas ce qu’est Markdown, voilà une manière assez étonnante de baliser vos premiers textes d’autant que la page d’accueil est un très bon exemple de ce tout que vous pouvez faire, les balises à employer.
Oui mais ?
Oui car dans la colonne de droite, vous avez le résultat de leur usage. Bref, comme sur Mou ou MultiMarkdown Composer, ce service affiche en regard le texte tel qu’il sera perçu au final.

De part et d’autre de la fenêtre, deux icônes pour accéder aux options. À gauche toutes les options générales, à droite celles qui concerneront vos propres documents.

En bas de cette colonne de droite, l’accès à des tas de préférences dont ce panneau pour changer le thème général et bien d’autres caractéristiques que je vous laisse découvrir. J’ai noté au passage qu’il est possible de créer ses propres extensions, bref, que ce service est évolutif.

Notez d’emblée que vous pouvez découper votre écran verticalement ou horizontalement pour présenter le rendu du texte en bas ou à droite.

Un appui sur les autres items de cette colonne permet de prendre connaissance des nombreuses options étendues offertes.

Dont un envoi directement vers votre site WordPress ou autre…

Bien entendu, export du texte avec, à mes yeux, quelques réserves.


Petits soucis de codage sous mon navigateur. Le plus simple est alors de sélectionner le contenu de la colonne de gauche et de faire un simple copier.

Pas de difficulté pour ne voir que le rendu du texte (ou inversement, que le texte balisé…)

L’ergonomie de ce service est assez efficace sur un ordinateur, toutes les balises sont à portée de main…

Certaines icônes ouvrent des zones de dialogue à renseigner.

Et le code s’écrit ensuite autour du lien placé par vos soins.

Les images peuvent être empruntées à Google+ ou sur votre serveur…

Hop, accès à vos fichiers.

La partie supérieure droite est réservée à la gestion de vos documents et s’activer à selon vos choix de stockage.

Notez des options de confort comme ce sommaire qui reprend vos nouveaux et vous permet de vous déplacer tranquillement dans votre texte en cours de saisie.

Ou la possibilité de lire le rendu HTML de ce même texte.

Les statistiques semblent ne pas prendre en compte les balises (…inutile de dire que c’est remarquable car c’est une option demandée par de nombreux auteurs…)

Enfin, une assistance au Markdown est disponible en permanence… ce qui n’est pas un luxe quand on démarre.
Juste dommage que l’interface ne soit proposée qu’en anglais sachant que le développeur est bilingue (!!). Mais ne boudons pas notre plaisir.
Bon, autant le dire pour finir, ça ne fonctionne pas très bien sur l’iPad mais ce projet mérite plus qu’un coup d’oeil — vous pouvez d’ailleurs contribuer et ceci me donne des idées…!
À suivre comme cet autre service en ligne présenté il y a peu mais, surtout, à tester ! Ce service n’est pas figé et Benoit a d’autres projets en tête.
Mais j’avoue être réellement bluffé même si ce billet a été écrit sur MultiMarkdown Composer sous OSX puis finalisé sur Editorial sous iOS.
On en parle à nouveau dans quelques temps…?