Monsieur, les photos sont interdites…
…Mais le magasin de cartes postales est ouvert
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Propos en vrac.
Comme toutes les semaines (sauf quand mon véhicule ou moi sommes grippés…!), je rends visite à mon père dans son EHPAD. Récemment, ayant été à l’expo Kanak au quai Branly, je lui en parle avant de me souvenir que j’avais réalisé quelques photos à l’iPhone.
Il a pris le temps de toutes les regarder et je me suis dit, en le trouvant aussi concentré, qu’il me fallait impérativement récidiver lors de mes prochaines balades avec sa petite fille.

Si la politique en matière de photographie est fort agréable au Musée des arts premiers (lire ce Tweet de @quaibranly), n’allez pas imaginer que c’est ainsi dans tous les musées de la capitale…!
Que nenni.
Je m’en suis souvenu en visitant l’exposition sur le monde étrusque, les gardiens nous ayant (…fort gentiment car presque gênés…) demandé de nous abstenir de photographier les objets présentés, s’attirant un gros soupir de désespoir de ma fille.
Il est vrai que des photos d’objets créés 900 ans avant JC restent une préoccupation essentielle pour leurs nombreux ayant-droits, prompts à sortir leurs juristes à toute occasion…!
C’est toute l’aberration de ces décisions déconnectées dé la marche du monde… À croire que les mentalités sont restées figées à l’époque des prises de vues en pause longue, sur pied et avec flash. Une sorte de droit sur l’objet possédé alors que les pratiques (relire cette chronique de 2008 sur urbanbike) ont totalement changé.
Avec un simple iPhone, facile de prendre une image à la volée qui ne concurrencera pas la splendide impression des livres vendus au magasin des souvenirs du musée. Cette image, c’est souvent un pan de mémoire, une croquis numérique, un point à partager avec des personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Mieux, sur un blog, une incitation faite aux lecteurs à se déplacer, s’ils le peuvent, à se rendre sur place…!
En activant l’option HDR de mon iPhone, je suis souvent surpris par la balance des blancs et donc le rendu fort convenable de l’image. De plus en plus difficile de prétendre que la photo numérique est moins bonne (et donc dénature la perception des œuvres, argument déjà entendu…) que celle effectuée par un professionnel d’autant que ce dernier travaille également avec un boîtier numérique.
Certes, je ne vais pas singer le travail de mon ami Laurent Thion qui, avant de devenir photographe d’architecture, était photograveur professionnel.
De plus, prendre une image à main levée avec un valeur ISO élevée évite de passer du temps devant l’œuvre et rend inutile ces fameux coups de flash dévastateurs. En passant, Le Canon PowerShot G1 X qui j’ai en mains depuis quelques jours pousse tranquillement à 12 800 ISO. Mais sans aller aussi loin, lire ce test de dpreview pour employer du 1 600 ISO…!
Aussi, dans un musée de la république financé avec nos impôts, il est amusant de découvrir que la photo nous est interdite… ce qui n’empêche nullement une foule de touristes d’en faire avec une déconcertante décontraction comme ils le font chez eux…! Or, attention, leurs smartphones sont de dangereux appareils photos, lire ce billet de @craigmod…!
Bref, il va falloir trouver d’autres arguments pour gonfler le chiffre d’affaires des marchands du temple…!














