Test express : J’ai chargé Marvin (lien iTunes) samedi soir et ai tweeté Aussi sec sa disponibilité sur @urbanipad car il était annoncé comme temporairement gratuit…
Pas réellement l’idée de le tester immédiatement car récupération en mode opportuniste. Et puis, tout de suite, séduit juste en le lançant, pour voir…

En fait contrairement à iBooks, nettement plus ouvert. Ainsi, il est f acile de puiser dans ses propres dossiers sous DropBox mais également sur le web…

Et donc sur un excellent service comme ManyBooks qui propose près de 1450 livres en français et que j’ai évoqué ici ou là. Bon, depuis mes chroniques, le service a pas mal évolué …

je démarre pas là, l’idée étant de commencer à remplir Marvin de quelques ouvrages (l’idée de puiser dans les ePub de votre iBook sera assez vite deçevanf)… Et de commencer à lire et donc à l’utiliser…

Et tapotant en bas de la page, hop…

On dévoile les coulisses…!

Dont des préférences fort agréables (…que je vous laisse découvrir)

Bref, césure ou non, justifié ou non, interparagraphes, interligne plus espacé, marges, taille du texte, tout est à disposition pour mettre l’écran de votre iPad à votre confort de lecture…

Je glisse sur la gestion de pages et vous montre le large choix de typos…

Et préfère insister également sur ce panneau de traitement des thèmes…

Ou encore celui des gestes utilisés dans cette application, gestes que vous pouvez désactiver…

Ainsi, notez que vous pouvez désactiver l’option de réglage de la luminosité, réglage que vous pouvez atteindre via d’autres options (à défaut d’employer celles d’iOS 7)…

Hormis cela, Marvin peut vous aider à ne pas trop vous évader dans la lecture…

Prenez impérativement le temps de faire le tour du propriétaire et meme de jeter un œil dans ce qui est disponible via les Réglages de l’application. Marvin affiche le sommaire de votre ePub mais également les bookmarks et autres notes… Que vous pouvez exporter vers un traitement de texte ou par Mail.

Et bien entendu cela fonctionne comme dans iBooks…

Une sélection et…

L’option Copy + détail est juste géniale car c’est la citation suivie du nom du livre et de l’auteur… Je ne vous fais pas de dessin.

Sans oublier l’accès aux dictionnaires (que vous avez chargé sur votre iPad…?)…
Bref, à suivre…
D’ailleurs, bonne question, où sont vos livres sous OSX 10.9…? Réponse ici…
Vu la manière dont iBooks a transformé mes titres de livres, les a déplacés (…cachés dans la bibliothèque invisible de mon Macintosh) et me les rend nettement plus incompréhensibles en les renommant, je suis en droit de m’interroger sur cet excès de protection qui est dans la droite ligne de l’impossibilité, trop souvent, de copier une citation d’un livre et donc m’amène à le ressaisir (sic…!) au clavier… J’y reviendrais certainement…
Encore un outil gratuit signé indiscripts…
dans
outils |
usages
Je suis allé charger sur le site de Marc Autret, indiscripts.com cette nouvelle pépite qui — a priori — ne sert à rien, StyLighter qui est déjà en version 1.4.
Si, juste à me faire perdre du temps car une fois dans mon répertoire de scripts, il a bien fallu que je m’amuse avec…! Tsss…
J’ai juste créé sous Indesign CSS 5.5 un document vide dans lequel j’ai importé, via MarkdownID (lire cette ancienne chronique sur urbanbike), un fichier Markdown écrit par votre serviteur sur Editorial hier matin .
Pour mémoire, MarkdownID convertit les balises Markdown qui sont transformées en formats styles paragraphe et caractère…

Puis lancé StyLighter… Tadaaaaa…!

Comme les styles Markdown sont reconnus comme des styles à part entière (j’insiste…!!), plus qu’à choisir quelle couleur leur affecter (…ici sur des formats caractères comme gras et italique)

Bien sûr, cela ne fonctionnera que si vous cliquez sur la boite à cocher en bas à gauche…

Activer l’aperçu des styles est-il même indiqué…! Tiens j’ajoute la couleur verte aux hyperliens…

Alors, qu’est ce que cela vous inspire…? Si vous devez repérer toutes les occurrences d’un style donné dans une maquette, etc. Bref, inutile tant que l’on ne lui trouve pas une destination…! Bon sang, mais c’est bien sûr…
Dois-je insister sur l’auteur de ces scripts, son inventivité, vous faire à nouveau l’éloge de InGutter, Equalizer, BookBarcode, FlyingButtons, PageBorder, IndexMatic, HurryCoverPro ?
Tapez simplement Autret dans l’outil de recherche dans la colonne en regard…
C’est un véritable ami depuis dix bonnes années, depuis nos premières discussions à propos de Hurry Cover…
Pour en savoir plus, c’est ici… et surtout le billet de départ, là…
En me baladant avec ma fille en début d’après-midi (je glisse sur la pile qu’elle m’a infligé au ping-pong…), nous avons profité des derniers rayons de soleil pour marcher dans les rues.
C’est toujours un moment privilégié pour échanger. Enfin, plus exactement, pour qu’elle me parle de ce qu’elle ressent. Pas facile pour une adolescente de traduire en mots la violence de ses années de collège et ce qu’elle vit désormais au lycée. Il est clair qu’elle y rencontre des enfants plus ouverts.
Ce qui m’a épaté ce matin, c’est qu’elle a reçu des SMS d’autres filles de sa classe. Cela fait quatre condisciples qui correspondent et lui envoient des infos. Là, c’était l’annonce d’une conférence imprévue qui venait se glisser dans son emploi du temps de lundi. Et elle de répondre en utilisant SIRI pour dactylographier vocalement avec la ponctuation…
Son seul lien avec son ancien collège est une gamine adorable qui est restée en ULIS, une amie chère avec laquelle elle correspond tous les jours.
Ma fille me dit qu’elle est surprise de constater que des élèves qui étaient avec elle au collège ne lui adressent jamais la parole, ne la saluent même pas alors que d’autres, qu’elle n’a rencontré que cette année, échangent avec elle.
Réévaluer ses outils comme ses connaissances
Et c’est ici que je veux en venir avec un petit parallèle tiré par les cheveux mais pas tant que cela.
J’ai effectivement tendance à toujours revenir sur mes outils dès qu’une nouvelle version est annoncée. L’idée est de vérifier si mon opinion est toujours fondée ou non. En gros, est-ce que l’application corrige les dysfonctionnements précédents, propose de nouvelles options, a changé de look (!), devenue plus ergonomique, exporte ou importe plus facilement.
Je pense que certains lecteurs ont deviné où je veux en venir. Pour ses condisciples de ces années de collège, ma fille est restée la collégienne d’alors, en version 1.0.
Même s’ils ont passé quatre années à ses côtés, ils ont conservé d’elle l’image des premiers jours, la gamine hésitante et dans son monde avec, pendant un court trimestre, une AVS à ses côtés. Une élève absolument pas en phase avec leurs propres centres d’intérêt (…mode, maquillage, vedettes et autres). Leur étonnement a été de la retrouver en classe supérieure année après année, d’aucuns expliquant même que cela n’avait été possible que parce qu’elle était handicapée.
Qui sait qu’elle a eu une mention à son brevet, qu’elle n’est pas dans ce lycée prestigieux par complaisance mais juste parce qu’elle a bossé pour être au niveau des normaux ?
Inversement, dans sa classe de seconde, tous ses nouveaux condisciples l’ont découverte en version 5.0.
Ils savent qu’en mode maths ou SVT il y a des faiblesses (!), que parfois l’application ne comprend pas le contexte… Mais tous savent qu’elle cartonne en français, anglais, espagnol, russe et grec ancien. Leur regard est au fait de ses performances actuelles, pas celles de la version 1.0 (…qui avait néanmoins gagné le concours d’anglais the big challenge des classes de sixième).
Mieux encore, ils ont été informés immédiatement dès la première semaine par la professeur principale (…et après consultation de l’intéressée…) de son autisme.
Bref, c’est un peu cela l’idée : ne pas avoir peur de jeter à nouveau un œil sur tel ou tel produit malgré le souvenir exécrable que l’on en a conservé, ne pas hésiter à échanger à nouveau avec des humains avec qui on était en froid (…sauf si on se fait accueillir avec pierres ou invectives…!). Réévaluer en permanence, reconsidérer…
À nouveau, je lui ai expliqué qu’elle ne devait pas s’attrister de l’attitude de ses anciens condisciples qui ne conservent d’elles que le souvenir de la version 1.0 sans en avoir alors analysé toutes ses facettes…!
Et surtout, s’en moquer. Ne pas se justifier d’être ce que l’on est. Laisser flotter les rubans… comme le disait Jacqueline de Romilly…
Penser que la vie est une splendide (mettre ici le mot de votre choix…) que nous quitterons tous, tôt ou tard, de la même manière. Et chaque jour redécouvrir le monde qui nous entoure.
