Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

iPhone et partage de connexion | 3

Comment carboniser 2 Go en quatre jours…

dans ancres | groummphh | usages

Au bout d'une petite semaine d'usage de 3G en mode professionnel avec mon iPhone, quelques constats.

D'abord, de quoi s'agit—il.
J'ai opté pour une option internet et 3G sur mon iPhone pour deux mois. Le premier mois, pas eu le temps de l'utiliser ou à peine. Mais depuis début août, c'est le cas quotidiennement.

Enfin, c'était le cas.

Le gars sympa que j'ai eu chez Orange Business Services m'avait annoncé 3 Go. Il s'avère que le support technique m'a expliqué hier que ce n'était que 2 Go pour une bande passante qui cumule download et upload. Et par mois…!

Pas de miracle à attendre avec 2 Go. Et impossible d'ajouter une nouvelle tranche de 2 Go pour me dépanner.

Bref, après quatre jours, ma connexion est tombée à pratiquement rien mais, reconnaissons le, je continue à pouvoir accéder au mail, Twitter et même au net. Sauf qu'il me faut être patient (très patient). C'est ce que Orange nomme du « fair usage ». Juste de quoi échanger des mails.

Comme la qualité du réseau n'est pas sable, je passe assez vite sans bouger d'un poil (!!) mon iPhone d'une barre qui affiche trois indicateurs 3G à… Edge.
Voire — nettement plus comique… — à une totale absence de réseau pendant 5 secondes !

Bien entendu, cela plante irrémédiablement ce qui était en train de passer dans les tuyaux.

J'insiste sur le « sans bouger ». D'aucuns peuvent relire ma chronique sur l'astuce du sac contenant mon iPhone. Ce dernier arrose ensuite en wifi mon logement et donc mon iPad comme mon MacBook Pro qui sont à deux mètres.

Cette rupture régulière de réseau ne m'a pas chagriné de suite sauf que ceci plantait le téléchargement de mes gros fichiers.

Prenons l'exemple d'une couverture au format PDF par exemple de 4 Mo. Or donc, sans m'en rendre compte, en téléchargeant 4 fois ce fichier, on se retrouve non avec 4 Mo consommés mais près de 16 Mo sans oublier les octets utilisés par le protocole d'envoi…!

Et si cela pèche en téléchargement, inutile de préciser que c'est la même chose en envoi. Idem, j'ai du m'y prendre à plusieurs reprises pour expédier des couvertures au format JPG à mes clients.

Du coup, je ne suis plus surpris d'avoir carbonisé mon forfait en 4 jours…!

Bien sûr, pas de SMS d'alerte à la fin des 2 Go, le débit passe tout seul sans avertissement en mode filet d'eau.

Néanmoins, reconnaissons à Orange qu'il ne ferme pas le 3G. Du coup, je laisse mon iPhone en partage de fichiers et en mode routeur wifi et je reste patient ! Je conseille également de couper puis relancer la connexion pour la (ré)initier de temps à autre.

Bref, je communique par courriel et Twitter sans trop de difficultés. Le problème se pose avec les liens que je reçois de fichiers à télécharger pour les traiter.

Si c'est un fichier qui est disponible en FTP, avec Transmit, cela prend le temps qu'il faut mais cela passe. Si c'est une URL pour un téléchargement HTTP, là cela se complique sérieusement.

En gros, 80 % du téléchargement en HTTP s'effectue correctement et il faut batailler pour avoir la fin avec un débit de 0,7 ko/s à la fin. Seule solution, interrompre le téléchargement dès que cela dégringole, compter jusqu'à 10 ou 20 et reprendre…! Je suis ainsi arrivé à récupérer des PDF de 1 Mo mais on ne gagne pas à tous les coups.

Bien sûr, si je n'avais pas oublié mon alimentation de livebox, je ne m'en serais jamais rendu compte car tout passerait actuellement en ADSL.

Mais là, du coup, je fais involontairement un test en vrai grandeur.

Je suis arrivé ce matin très tôt à télécharger deux éditions du Monde via l'app qui est sur mon iPad et, ce matin, charger mes fils RSS sur Reeder (excellent, notamment sur l'iPhone).

Par contre, pour exporter par mail ou en FTP mes gros fichiers de travail, la seule solution est de prendre mon Brompton et d'aller me poster devant le réseau wifi public de la mairie de Locmaria. C'est lent car je ne suis pas le seul à utiliser ce dispositif mais cela a le mérite de fonctionner !

Bon, j'ai parfois l'impression de me retrouver quelques années en arrière, du temps des modems d'avant numéris (!) et c'est certainement pourquoi je ne m'énerve pas.

Pour finir, que mes amis se rassurent, pas encore eu le temps de prendre le moindre coup de soleil. Ce matin, il pleut. Comme hier, comme avant hier, etc.

quand il ne pleut pas…

le 06/08/2011 à 10:20 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Pluie, suite et pas fin…!

Crachin

dans ancres | dans mon bocal

Suite du billet précédent… J'avais écrit que la pluie semblait cesser… Hé,hé…!

Comme ma fille ne supporte pas de ne pas bouger de la journée, on a pris nos Bromptons (ici le cabas protège ma selle Brooks… j'applique à la lettre les judicieux conseils de Vincent…) et fait un long tour sur les chemins de terre…

singing under the rain

Avant hier, la pointe de Kerso ressemblait à cela…

avant hier pour mémoire

Mais, ce soir, comme un changement…!

Crachin vous dis-je

Je dis cela, je dis rien, mais je le sens "mal" leur feu d'artifice…

le 04/08/2011 à 20:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

iA-Writer pour iPad et pluie

Du temps pour analyser au calme le mode Focus

dans dans mon bocal | usages

Ce matin vers 05:00, retour du temps breton, le vrai, l'authentique !

Ben oui, il pleut et pas toujours une pluie délicate. Ici les transitions météo sont souvent spectaculaires, vives. Hier, nous étions dans les vagues à marée montante à Donnant sous un ciel ensoleillé qui tricotait une belle résille de nuages blancs. Mais le vent d'ouest annonçait ce changement de temps.

Bref, l'arrivée de cette pluie n'est pas une surprise pour les habitués des lieux mais certainement désagréable pour les touristes de passage qui découvrent la Bretagne ! Et le crachin, ici, ce n'est pas une plaisanterie !

J'aime cette alternance qui ménage des zones de calme et d'activité, j'aime quand la nature manifeste sa présence puissante, rappelle qu'elle n'est pas juste un décor. Et puis c'est le moment d'être imaginatifs, de trouver d'autres occupations que la plage !

Les couleurs sous le ciel gris reprennent de la vigueur, tout se sature, les roux, les verts sont plus profonds. Bon, généralement, c'est le moment pour les estivants de faire des courses : aussi inutile de se balader dans les principaux villages de l'ile à moins d'aimer les bouchons ! Oui, cela bouchonne à Palais et trouver de la place autour de la citadelle ou en haut de la rue Carnot n'est pas une mince affaire.

C'est le moment de mettre les chaussures de montagne que l'on a pris soin d'emporter en prévision de ces journées, de parcourir les sentiers côtiers.

Et l'actualité ici est bien locale. Nouvelle attaque à Borthélo titre le télégramme. Comme le journal est indisponible, c'est sur la toile que je découvre l'affaire ! Quatre chiens ont — à nouveau — égorgé une brebis et un agneau. Oui, des chiens et non des loups. Du coup, battue en cours et quatre animaux qui seront abattus car tout le monde craint désormais que leur prochaine victime soit un habitant.

Dans mon village, petite fête locale avec animations, salon du livre, musique et ce soir, feu d'artifice. Bon, comme la pluie commence à réduire, on commence à y croire !

J'en profite également pour tester à nouveau les divers traitements de texte que j'emmagasine sur mon iPad. Et, même si Daedalus touch reste en tête de liste en terme d'usage, Writeroom et quelques autres tiennent la corde.

J'aime revenir sur des produits que je pense pourtant connaître et me rendre compte que nombre de subtilités m'échappent encore. Même si je les comprenais intellectuellement, m'y confronter à nouveau et sans pression est loin d'être inutile.

Hop, digressions pour évoquer la dernière version d'iA-Writer pour iPad chargée hier !

Si je ne me fais pas encore totalement à la justification (largeur de ligne) de iA-Writer, la bonne surprise est que la toute dernière version supporte parfaitement TextExpander désormais en mode «Focus», ce qui est très agréable. Que la complétion soit absente de ce mode pour aider à une saisie rapide, d'accord. Mais bloquer TextExpander était une mauvaise idée.

Le mode focus permet de se retrouver dans un mode proche de la machine à écrire mécanique, impossible d'utiliser son doigt pour revenir trois lignes plus haut, pas d'ascenseur disponible pour se déplacer. Rassurez vous, ce mode est optionnel et se déverrouille en tapotant en haut à droite de l'écran.

non focus

Non focus versus Mode Focus…

Mode Focos — trois lignes non estompées

Je ne sais pas si je vais militer pour ce mode (quoi que cela semble bien parti, non ?!) mais son grand mérite est de contraindre le rédacteur à se fixer exclusivement sur le texte qu'il saisit et cesser de penser à ce qu'il a écrit quatre lignes plus haut. Cela semble peu de choses mais cela m'oblige à garder le cap, à ne plus papillonner.

Si mon iPad est désormais ma machine à écrire, ce mode est le plus proche de ce que j'ai connu quelques décennies plus tôt. Effectivement, il était compliqué de revenir corriger un mot quelques lignes plus haut. Cela ne nous empêchait nullement d'écrire, cela nous contraignait à être totalement concentré sur ce que nous saisissions.

Aujourd'hui, avec un traitement de texte, on est à la fois en train de rédiger et, en parallèle, de relire, amender ce qui a déjà été saisi ! C'est tellement facile que l'une de ses conséquences est souvent de perdre le fil de nos pensées, de décrocher.

iA-Writer nous oblige - en mode focus uniquement - à faire un effort de concentration qui est loin d'être «désagréable», à rester dans la phrase qui se construit sous nos yeux et non dans celle qui précède !

Je ne sais pas si cette contrainte rend le style meilleur, mais cette concentration est renforcée par une astuce visuelle propre à iA-Writer (et empruntée par Byword sur Mac) qui consiste à ne rendre visible que les trois dernières lignes saisies et à estomper le texte qui précède (…ou qui suit, si vous corrigez un paragraphe).
Mieux encore, en l'absence de complétion, c'est ce que vous saisissez - fautes d'orthographes, erreurs de saisie - qui est pris en compte et non plus une série d'alertes lors de la frappe déclenchées par le correcteur orthographique…! Il sera bien temps - après coup - de corriger votre texte.

Cela aussi l'air de rien mais quel confort pour le déroulement de vos idées de ne plus être interpellé par des alertes orthographiques, par des suggestions qui perturbent le flot de vos pensées - surtout si vous êtes dyslexique et que vous frappez au clavier parfois un peu n'importe quoi, mots bizarres qui ne sont que des mots normaux mais truffés de «blancs» !

Bref, vous avez le droit de saisir n'importe quoi sans être immédiatement sanctionné par votre iPad ! Comme votre iPad ne vous gendarme plus, votre saisie est nettement plus fluide car juste guidée par vos doigts et vos réflexions. Seuls vos raccourcis TextExpander sont pris en compte et c'est parfait.

Il suffit après coup de revenir au mode de base et corriger vos fautes en demandant à iA-Writer de vous suggérer la bonne orthographe et basta !

Bref, je commence à mieux comprendre - apprécier serait plus juste - la philosophie de ce mode focus qui, une fois de plus rappelons-le, est «optionnel».

À vous de choisir entre un mode traitement de texte numérique - assisté orthographiquement - ou ce mode focus, restreint, au seul service de votre pensée.

La seule manière de vérifier si vous êtes «focus compatible» (sic !) est de tester sur quelques feuillets cette «pseudo» contrainte.

D'aucuns vont nous expliquer qu'il suffit - et c'est vrai - de désactiver la complétion dans les réglages du iPad. Certes, mais la décrocher à la demande via une telle application juste pour une brève période, c'est pas mal non plus !



Du coup, billet brut de coffrage et non relu à fond.

éviter de se disperser entre toutes ces lignes…

le 04/08/2011 à 15:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #