Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Reality show | Roman

Larry Beinhart

dans groummphh | lire | mémoire

J'avais particulièrement apprécié un autre livre de Larry Beinhart, Le bibliothécaire (chroniqué sur urbanbike), roman fouillé sur les luttes souterraines des campagnes électorales américaines.

Ici, le propos est plus facile à saisir par le lecteur car les faits se sont déroulés il y a exactement vingt ans et ont été relayés internationalement. Ce roman policier — de pure fiction comme il se doit, magistralement écrit par Larry Beinhart — raconte en filigrane comment le président des USA de l'époque aurait essayé d'assoir sa réélection sur une guerre. Mais ce que ce roman explique, c'est que cette guerre a été conçue comme un grand film d'action hollywoodien, inventée, scénarisée avec l'aide active de des Irakiens. On peut bien entendu sourire et lire ce livre comme une très jolie fable, bien ficelée et suivre l'action comme dans tout bon polar du genre.

Mais il est tout aussi intéressant de constater un grand nombre d'invraisemblances au cours et en conclusion de cette guerre qui fut, rappelons-le, suivie d'une autre une grosse décennie plus tard. Ces étonnantes zones d'ombre voire d'incohérences troublantes, l'auteur les énumère (il y en 39 pour être précis). Et se souvenir de précédents historiques comme les prémisses de l'anschluss en 1938.

C'est d'ailleurs tout l'intérêt de ce roman, que l'on adhère ou non au récit, on se pose rapidement la question de la faisabilité, du pourquoi pas. Pour ma part, je me souviens très bien de cette période d'août 1990 (l'invasion du Koweït à démarrée le 2) et, surtout, des infos qui étaient relayées par la radio sur les exactions attribuées de suite aux Irakiens. Ensuite, fort de cette tension et des horreurs colportées, des trois phases qui se sont enchainées jusqu'au printemps 1991.

Je me souviens surtout des images largement fournies aux médias, des frappes dites chirurgicales, des journalistes interrogés en direct par les télévisions sur les zones de combat avec, en arrière-plan, un incroyable déluge pyrotechnique. Bref, je me souviens de cette guerre lointaine un peu comme d'un bref jeu vidéo mais avec pas mal de vrais morts côté irakiens. Corollaire étonnant, la non réélection de ce président en 1992 malgré cette guerre gagnée.

Alors fiction ou éléments réels entre-mêlés, l'histoire est superbement déroulée par Larry Beinhart… À vous ensuite de vous faire votre opinion… Il faut juste se souvenir qu'un film — des hommes d'influence — a été tiré de cet excellent roman…



Reality show
Larry Beinhart
Traduction de Francis Kerline
Folio policier
9782070303892 | 9,20 €




20100803_IMG_5151_ub.jpg

le 03/08/2010 à 23:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

fotomoto | votre vendeur de photos

Tirages grand format, cartes, eCards et vente de fichiers en ligne

dans bosser partout | photo | usages | voir

Cela fait plus de deux ans que fotomoto existe. Récemment, Dominique m'en parle et, effectivement, pas mal de nouveautés ces dernières semaines.

20100730__018.png

Peu-à-peu, les options s'empilent au-dessus d'un premier principe simple, proposer aux photographes de tous poils de vendre les tirages de leurs images sans transformer nécessairement leurs sites en usines à gaz. En gros, faites les images, on se charge de l'impression de ces dernières et on vous rémunère à chaque vente.

Sauf que ce concept a pris de l'envergure. Du coup, cela m'a donné l'envie de tester. Surtout quand j'ai vu que c'était fort simple de l'ajouter sur un site monté sous PixelPost.

20100730__019.png

Du coup, j'ai installé fotomoto sur mon propre site de photos, pour voir, en moins de 30 secondes.

20100730__017.png

C'est ensuite que les choses deviennent plus compliquées, mais pas tant que cela. Il faut juste comprendre comment le tout est articulé depuis fotomoto et comment sélectionner les images que vous souhaitez vendre. Ou non…!

De fait, en vous étant inscrit préalablement à fotomoto, il vous faut activer le plug-in ajouté dans votre site via une clé fournie par mail puis, via l'administration distante qui se réalise depuis leur site — et en anglais exclusivement —, prendre le temps de caler l'ensemble.

Pas d'affolement, il est possible à tout moment de revenir sur ses choix.

20100730__010.png

Bien évidemment, définir les images à utiliser. Certaines images (…comme la trombine du photographe…!) peuvent être définitivement écartées et d'autres rester en attente…

20100730__011.png

Il est facile de préciser quelles images seront activées…

20100730__009.png

Des options de tri permettent d'ailleurs de vérifier quelles images ont été vues récemment par les visiteurs et expédiées, par exemple, au format eCard…

Bon indicateur pour découvrir ce qui intéresse vos derniers visiteurs.

20100730__012.png

Les images en haute résolution peuvent être téléchargées d'emblée sur le site de fotomoto pour simplifier leur traitement si elles sont retenues et demandées mais souvenez-vous qu'entre le moment de la commande et celui de l'envoi imprimé, vous êtes averti par fotomoto de celle-ci.

Vous avez le temps d'expédier le fichier numérique ad hoc dans les heures qui suivent, l'impression ne s'effectuant pas dans la foulée. Donc pas de panique pour l'envoi de vos fichiers haute résolution que vous délivrerez dans les heures qui suivent. Ensuite les images sont traitées, emballées et expédiées par fotomoto.

20100730__008.png

Vous pouvez préciser pour chaque image si vous souhaitez qu'elle soit uniquement accessible pour des tirages, pour des cartes postales, si vous souhaitez vendre le fichier numérique, partager l'url pour Facebook ou, plus amusant, permettre aux visiteurs de passages d'envoyer à leurs amis une eCard avec l'une de vos images.

20100730__007.png

Toues ces choix sont modulables…

20100730__006.png

Et parfaitement renseignés quand nécessaire.

20100730__014.png

Même les mentions qui apparaissent sous vos images peuvent être traduites par vos soins…

20100730__013.png

Directement en ligne sur le site de fotomoto…!

20100730__015.png

Une fois en place, il est très simple d'expédier une eCard (ou une eCarte…!)…

20100730__016.png

Commander un tirage sur le papier de votre choix et à la taille souhaitée, etc.

Comme je viens de mettre cela en route, je n'ai pas encore testé la vente en ligne (…qui se dévoue…?!) mais le principe est sympa d'autant qu'il vous décharge de toute cette partie fastidieuse de l'impression, de la vente à l'unité, de l'expédition, de la facturation et de la comptabilité.

Attention, fotomoto ne vire les émoluments qu'au delà de $200. Aussi, si vous vendez un premier tirage, il vous faudra patienter d'avoir quelques autres clients pour recevoir un premier règlement de leur part.

Le site ne parle qu'anglais, certaines options sont encore affinables et je leur ai proposé de partager un dossier DropBox avec toutes mes hautes définitions plutôt que de les télécharger une à une…

En tous cas, le concept est séduisant, fort bien développé et devrait permettre à nombre de photographes de proposer facilement à la vente les tirages de leurs photos… Reste à trouver des clients intéressés mais déjà la boutique est disponible.

À suivre.
Note(s) de lecteur(s)…

Juste une réaction de fotomoto via Twitter le 31/07/2010
thanks for covering us! Correction: we pay anytime: http://tinyurl.com/33qr6bu

Bref, pas de seuil limite…

le 31/07/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’image et le droit | Créer, protéger, reproduire, diffuser

Manuela Dournes

dans groummphh | lire | mémoire | photo | usages

Nouvel opus dans la collection a'sfored (Centre de formation du Syndicat national de l'édition), L'image et le droit mérite que tout photographe, webmaster, graphiste jette un oeil — voire les deux ! — dans cette somme d'informations pratique sur les utilisations de l'image.

D'ailleurs l'actualité nous propose des tas d'exemples régulièrement dont la toute dernière publicité des poulets de loué (lire ce billet du dijonscope).

Je signale ce livre alors que je n'ai fait que le parcourir en diagonal pour y trouver quelques informations qui m'intéressent (voir en fin de billet). Ce n'est pas un livre qui se lit, c'est un bouquin de référence qui doit être en bonne place dans votre bibliothèque professionnelle pour le consulter dès que vous avez un doute sur l'usage que vous faites de certaines sources iconographiques.

Plus intéressant encore, quid des autorisations et des cessions de droit, comment protéger des images, quels sont les modèles de contrat, etc. Bref, comment, en tant qu'illustrateur ou photographe se protéger.

Pour ma part, je le recommande et vais continuer ces prochaines semaines à le labourer…!! Mais comme il vient tout juste de paraître et que les vacances d'été sont un moment propice pour faire le point sur son job et sur les procédures, n'hésitez-pas à aller le feuilleter en librairie. Ou à le commander en ligne, histoire de ne pas bronzer idiot…!



L'image et le droit
Créer, protéger, reproduire, diffuser
Manuela Dournes
Collection a'sfored
Eyrolles
9782212125757 | 19 € pour 222 pages




20100725_IMG_5043_ub.jpg

Sur la même thème Profession Photographe indépendant, quelques infos dans le Guide pratique du graphiste freelance et le livre Photo d'architecture

Photographies interdites
Pour prolonger ce billet, je suis souvent surpris de découvrir qu'il est interdit de photographier dans des lieux de culture. Je me réfère à cet excellent billet de 2005 que j'ai découvert par le biais de cet autre article dans la Repubblica.it via louvrepourtous.fr

Ces interdictions de photographier tous azimuts m'agacent prodigieusement alors que n'importe quel téléphone (avec ou sans antenne performante…!) est doté de cette fonction de captation numérique… Et, sur le fond, est-il légal d'empêcher le quidam de photographier des œuvres appartenant au patrimoine public…? La réponse devrait être non. Pour mémoire, ce sont nos impôts qui payent acquisitions et conservations, bâtiments et personnels…! Le droit d'entrée dans ces Musées est presque abusif…!

Aussi, soyons encore plus spécieux, allons nous interdire également de prendre des croquis sur un calepin…? L'apprentissage des Beaux-Arts passe pourtant par ce travail de la main et ce n'est pas le travail d'Auguste Choisy qui me contredira… Aujourd'hui, il est plus rapide de prendre des notes photographiques. Sauf que.

Heureusement, il n'est pas interdit de photographier au Louvre
Le règlement de visite autorise la prise de photographies sans l'usage des flashes, dans les salles des collections permanentes, sous certaines conditions :
"Dans les salles des collections permanentes, les œuvres peuvent être photographiées ou filmées pour l’usage privé de l’opérateur.
L’usage des flashes, et autres dispositifs d’éclairage est prohibé.
Dans les salles d'expositions temporaires, il est interdit de photographier et de filmer.
Il est également interdit de filmer et de photographier les installations et les équipements techniques."


Fin mai, je suis allée voir l'exposition Turner et ses peintres au Grand Palais et j'aurais bien aimé croquer numériquement deux ou trois détails. Impossible en vertu du règlement, la seule solution étant de s'offrir à 39 € le catalogue de l'expo.

Pas trop envie de le faire car seules deux toiles m'intéressaient dont le navire dans une tempête de neige. Du coup, comme je n'ai pas eu le droit de photographier en RAW avec mon Canon G11 et sans flash ce tableau, me voilà à la chercher sur Google.

Gag… Quelques exemples pour mieux comprendre…
Laquelle de ces nombreuses représentations est la plus proche du tableau réel…!?

20100612_turner_01.png
20100612_turner_02.png
20100612_turner_05.png

La dernière me semble plus proche de ce que j'ai conservé en mémoire et si j'en crois cette affiche…

20100612_turner_03.png

Bref ces photographies interdites, on les trouvent hébergées ci et là avec des informations chromatiques souvent à l'ouest. Reste alors à revenir sur rmn.fr et, plus intéressant, sur photo.rmn.fr. Sauf que c'est à nouveau payant.

Du coup, je reviens au livre L'image et le droit en vous proposant de lire les pages 201 à 203 dédiées aux images du patrimoine. Dont les dernières lignes…
Il convient de rappeler une règle déjà abordée précédemment. l'article L. 111-3 du Code de la propriété intellectuelle distingue la propriété intellectuelle (le droit d'auteur qui porte sur une oeuvre de l'esprit) de la propriété de l'objet matériel. Le propriétaire de cet objet ou du support de l'oeuvre n'est investi d'aucun des droits reconnus aux auteurs.
Cependant, la photographie d'une oeuvre, protégée ou tombée dans le domaine public, peut, si elle est originale, donner prise au droit d'auteur. Il est donc légitime, dans ce cas, que l'auteur de la photographie ou son représentant, photothèque par exemple, exerce les droits qui en découlent, à savoir contrôle de l'exploitation à travers une autorisation de reproduction ou de représentation et paiement de droits d'auteur, forfaitaires en l'occurrence.
En revanche, si la photographie de l'oeuvre n'est pas originale, ce qui peut être le cas de certaines photographies de tableaux ou autres documents à plat, des droits de reproduction ne sauraient être exigés. Force est de constater que dans la pratique cette distinction n'est pas opérée. Il en résulte une confusion entre redevances versées par les usagers aux photothèques des musées, bibliothèques, monuments, etc., et les droits de reproduction qui concernent exclusivement l'exercice du droit d'auteur.
Enfin, alors que les héritiers sont privés, 70 ans après le décès de l'auteur, de toute revendication patrimoniale sur les oeuvres de ce dernier, l'État pourrait continuer à les exploiter pour lui-même dans un but lucratif et à perpétuité. L'État bénéficie de fait d'un droit exclusif sur la reproduction des oeuvres du patrimoine artistique et architectural français tombées dans le domaine public. En droit, on appelle cela le « domaine public payant».

Bref, rien n'est simple, tout se complique…!

Pour prolonger encore, d'anciens billets dans urbanbike :
Faut-il revisiter le droit de l’image…? ; Droit et Photographie ; Droit d’auteur et numérisation

le 30/07/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #