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Petit papillon vert

Je le tiens enfin...!

dans ancres | groummphh | potager | voir

Alors que j'étais armé de mon 180 macro, impossible de le capturer…!

Vers 14 heures, arpentant pour la nième fois un chemin côtier, hop, le voici qui surgit. Bon, le 24 mm n'est pas l'optique la plus adaptée mais au moins je suis arrivé à l'immortaliser !

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Bon, ce n'est qu'un détail pioché dans l'image prise au Canon 7D avec cette optique…!

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À ce sujet, les couleurs de la végétation étonnent le graphiste que je suis…! Entre le bleu des Jacinthes, le jaune des ajoncs, le rose de ces Oxalis (…ou celui improbable des ficoïdes…), un petit air de CMJN flotte dans l'air…!

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Et j'ai même l'impression que c'est contagieux…

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le 27/04/2010 à 15:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

nikkor 600 mm f/4 | 1

Complétez votre équipement.

dans laurent | photo

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Laurent Thion […]


Voilà, c'est probablement pendant que j'étais en train de prendre cette photo, au monopode, tout concentré à ma tâche, qu'un certain JC en a profité pour m'emprunter le Gitzo GT3320BS que j'avais également apporté ce jour-là !


image © urbanbike

Et, si j'ai bien compris, je ne risque pas de le revoir avant longtemps, surtout que ce même JC s'est réfugié carrément sur une île pour être bien certain que je lui cavalerai pas après ! Du coup, j'ai décidé, à la place du pied, de vous parler d'un autre accessoire photo incontournable, trop peu souvent cité, et que tout photographe amateur ou professionnel se doit de posséder en permanence au fond de son fourre-tout, son sac à dos ou sur son vélo pliant...

Non, ce n'est pas la poire en caoutchouc, ni la pièce de monnaie pour dévisser les plateaux rapides, ni la télécommande filaire...

C'est,
c'est...






























image © urbanbike

Mais oui, bien sûr ! C'est le Nikkor 600mm f/4 ED VR AF-S !

Pour éviter les changements intempestifs de boîtiers et d'objectifs (là, on monte l'appareil sur l'optique, et pas l'inverse !), je vous conseille de l'agrémenter, dès le départ et en permanence, de l'excellent Nikon D3S car on croirait presque qu'ils sont faits l'un pour l'autre (toutes les images présentées dans ce billet (et les suivants) sont réalisées avec cet ensemble, nous y reviendrons). L'ensemble dépasse les 6,3kg et se laisse oublier au fond du sac photo, prêt à bondir au moindre besoin.

Enfin, preque...

Il s'agit là d'une superbe optique qui continue d'époustoufler (et d'essouffler aussi, d'ailleurs) même après plusieurs milliers d'images réalisées avec.

On peut se servir de cet objectif pour la chasse aux grands fauves...

image © urbanbike

... et même y ajouter un multiplicateur de focale (quand c'est dangereux pendant la chasse aux souris), en l'occurrence le TC17II, ce qui donne une focale résultante de 1 000mm. Ci-dessous, une photographie réalisée avec TC17II à la distance minimale de mise au point AF (5 mètres en autofocus, 4,8 mètres en mise au point manuelle).

image © urbanbike

image © urbanbike
Recadrage à 100%

À noter : le commutateur du mode de fonctionnement du stabilisateur d'image, que l'on retrouve sur le 500mm f/4 et 400mm f/2,8 de la marque.

image © urbanbike
Le mode "normal" inclus en fait l'usage sur monopode et sur pied avec une tête non bloquée afin de suivre le sujet, vu la quasi impossibilité de travailler à la main levée avec un tel objet. Le mode "tripod" ne concerne que le traitement des vibrations résultant d'une utilisation sur pied mais sans mouvement de l'objectif pendant la prise de vue.

L'autofocus est particulièrement réactif. Je suis allé faire quelques essais en vraie grandeur sur les gros oiseaux, juste la veille d'une récente éruption volcanique...

image © urbanbike
image © urbanbike

Désolé de traiter, sur cet excellent blog, des petits accessoires lowcoast*, surtout en ces temps de crise financière, mais il en sera ainsi tant que je n'aurai pas récupéré mon pied GT3320BS (qui supporte, en passant, jusqu'à 18kg, ce qui le rend parfaitement utilisable avec le 600mm + D3S). Na ! :-)

*dépêchez-vous si vous voulez acheter plusieurs 600mm, les 60 jours Nikon se terminent le 15 mai.

image © urbanbike
Pied GT3320BS + rotule GH5380SQR

Et sur quoi je pose cet objectif, maintenant ?

image © urbanbike

À suivre...
Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 27/04/2010 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Malinche l’indienne

Anna Lanyon

dans ancres | lire | potager

Voilà un bouquin passionnant, une enquête historique écrite par un chercheur australien sur un mode très personnel, factuel, une sorte de à la poursuite de Carmen Sandiego, cela dit sans connotation péjorative. Une quête attachante, fascinante même, qui nous balade dans le Mexique sur les rares traces de la Malinche.

Comme l'écrit l'auteur de ce livre en citant Georges Duby, c'est fou comme la place des femmes dans l'histoire est réduite à si peu de lignes. Ce n'est pas qu'elle n'ont rien fait, simplement ce sont les hommes qui consignent les faits historiques…
Ainsi ceux de cette femme, la Malinche.

Si Cortès conquit aussi vite et avec aussi peu d'hommes le Mexique, il le doit — entre autres car là aussi nous sommes face à une réécriture des faits dans les années qui ont suivi cette épopée — à cette rencontre incroyable avec la Malinche dit Marina qui lui servit de traductrice tant avec les Mayas qu'avec les Aztèques. On oublie également qu'elle lui donna un enfant, Martín en 1522. Enfant qu'elle ne put élever car il partit en Espagne avec son père dès 1528. Le seul qui parle précisément de doná Marina est le conquistador Bernal Diaz des Castillo — l'auteur de l'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne — qui a connu la Malinche car il fut l'un des fidèles compagnons de Cortés et assista à tous les évènements.

Il raconte que ce sont les Mayas qui offrirent cette jeune femme avec une vingtaine d'autres le 15 mars 1519 devant Potonchán. Cette offrande de femmes s'explique aisément : Une année plus tôt, un autre capitaine, Juan de Grijalva, avait également atteint Potonchán, échangé des cadeaux avec les Mayas et les avaient fort bien respectés. Pas de rapines, pas de saccage mais une épidémie de variole avait décimé la ville suite à son passage. Comme les habitants de Potonchán ne souhaitaient pas revivre cela, ils prirent les devants en offrant d'emblée des cadeaux en signe de reddition à Cortès.

Pour mémoire, Malinche avait été vendue par sa propre mère à des marchands d'esclaves qui l'entrainèrent de Jaltipán vers Xicalango, une importante cité commerciale dont il ne reste plus rien, puis à Potonchán. Comme le note Anna Lanyon, si Bernal Diaz des Castillo — qui vécut jusqu'à 88 ans (mort en 1584) — évoque le sort de chaque compagnon de cette incroyable aventure que fut la conquête, il ne dit rien de la fin de la vie de la Malinche. Bref, après avoir permis de conquérir Tenochtitlán en servant de truchement entre Cortès et Moctezuma, elle disparait vers 1528.

Ce que l'on sait par contre, c'est que cette femme parlait le nahuatl mais aussi une langue Zoque propre à l'isthme de Tehuantepec, langue désormais quasi disparue car considérée comme du charabia, le populuca. Sans oublier le Maya et l'espagnol qu'elle apprit à l'aide d'un ancien prisonnier des Mayas, Gerónimo de Aguilar.

Anna Lanyon soulève bien d'autres faits, explique pourquoi les Franciscains ont préféré utiliser la version du retour du dieu Quetzalcóatl. Pourquoi la légende de Malinalxochitl — trop proche du parcours de la Malinche — a été mise de coté. Sans oublier les alliés oubliés de Cortès, les Totonaques, un peuple rebelle à la domination des Aztèques, démontrant ainsi qu'il y avait un véritable puzzle de peuples. Ou l'importance des virus que les conquistadores transportaient à leur insu et qui a fait bien plus de ravages que toutes les batailles.

Bref, un livre que je recommande à tous les lecteurs curieux de l'histoire du Nouveau Monde mais aussi des mythologies qui accompagnent les conquêtes, cette manière de réécrire l'histoire à l'avantage de ceux qui ont gagné. Malheureusement, les images colportées aujourd'hui de la Malinche ne sont pas glorieuses. Le livre d'Anna Lanyon vous permettra de comprendre pourquoi et qui cela arrange.
Passionnant.

Pour finir, l'auteur est australienne et très sensibilisée à ce qui s'est passé chez elle, à savoir l'absence même de métissage à l'identique de ce qui s'est passé en Amérique du Nord. Une sorte de trait commun aux anglo-saxons…! Or, fait unique, les espagnols épousent les femmes indigènes. Une attitude fondamentalement différente de celle des passagers du Mayflower…! Mieux encore, l'espagnol a été métissé de nahuatl… Prononcez les mots chocolatl, tomatl (xitomatl), awuacatl (āhuacatl)…!





Malinche l'indienne
L'autre conquête du Mexique
Anna Lanyon
Traduit de l'anglais par Jacques Chabert
Payot
9782228894746 | 18,29 € | 222 pages



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le 27/04/2010 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #