Macro photo et 350D
Vu dans mon jardin…
Comme vous le savez certainement, le Canon 350D n'est pas considéré par Canon comme un boîtier professionnel. Eh oui, un boîtier pro, c'est en métal. Le 350D est lui en vrai plastique, ce qui représente — en passant — 200 grs de moins que le Canon 20D, son équivalent pro.
Après avoir testé des tas de boîtiers pros (lourds et en magnésium ou en aluminium ), j'ai opté pour ce boîtier léger au capteur absolument fabuleux (qui délivre des images de 3456 x 2304 pixels). Et, accessoirement, résolument économique.
Par ailleurs, je me suis équipé de cette nouvelle génération d'optiques dessinée exclusivement pour le numérique. Pour le moment, je n'ai pas de regrets, juste le besoin d'optimiser le rangement de mes images !
Je ne vais pas évoquer plus avant le EF 17-40 mm f/4L USM, un équivalent 28-70 en 24x36. C'est un agréable compagnon de mes escapades urbaines, pas trop lourd (500 grs).
Enfin, après près de deux mois de recherche, j'ai mis la main sur le 60 mm macro chez Shop Photo Versailles.
Laurent Thion, qui était avec moi ce jour là, m'a rappelé que l'important en macro photo c'est la profondeur de champ mais surtout la lumière…!
Or, avec un boîtier numérique, il ne faut pas hésiter à tripler ses images, mitrailler puis à accepter une sélection impitoyable à la fin.
J'avais déjà eu l'occasion de tester un Olympus E1 avec un 50 mm macro et l'expérience m'avait séduit.
Bref, j'ai passé quasiment 24 heures à faire le tour de mon jardin, essayer des prises de vue, recommencer car la lumière n'était pas au rendez-vous, etc. Et redécouvert, à la grande surprise de mon épouse (!!), que les fleurs, c'est un monde superbe. Mieux encore, j'en ai presque oublié mon rhume des foins annuel !
J'ai vite compris l'intérêt de travailler avec un monopode sur lequel j'ai ajouté une tête Manfrotto acquise chez BIP, histoire de ne pas prendre que des photos en mode paysage…! La stabilité est un point essentiel, inutile d'ajouter des bougés aux déplacements naturels des fleurs quand il y a du vent !
Alors ?
Le 60 mm se comporte comme un 96 mm en équivalent 24x36… Du coup, cela devient quasiment une optique à conserver sur son boîtier car c'est parfait pour du portrait, cela ouvre à 2.8, c'est à-dire que dès 3.5, on est à l'optimum, ce qui permet d'éliminer les arrières plan si nécessaire… Et surtout, besoin d'un détail, hop, on est rapport 1/1 en collant l'optique à 9 cm de son sujet (ce qui donne 20 cm par rapport au plan du capteur).
Autre intérêt, l'optique est assez ramassée et ne pèse que 335 grs. Avec un 350D, cela fait moins de 850 grs à trimballer…
Quelques exemples sans prétention aucune.