Par Denis Ettighoffer et Gérard Blanc
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Pof, 8 heures du matin et déjà le sentiment confus d’être d’ors et déjà à la bourre… Pourtant vous êtes levé à la même heure que d’habitude (trop tôt), sauté sous la douche, habillé en quatrième vitesse, préparé le petit-déjeuner pour les mômes, embarqué le grand vers son collège puis rebroussé chemin vers le bureau…
”*#@£#, je suis déjà en retard…!” grommelez-vous, in-petto…
“Suis-je lourdement frappé de tempsdinite”…?!
Mais en retard sur quoi ? That is the question… !
Certes notre activité et tous ses à-côtés consomment notre temps… Pour de nombreuses professions, l’arrivée des 35 heures n’a rien changé. Pire, leurs conditions de travail se sont dégradées car leurs interlocuteurs bénéficiant des RTT sont encore plus pressés, plus stressés que jamais, poussent les sociétés de service avec lesquelles elles travaillent à être encore plus réactives et donc éternellement disponibles…
Pour mieux comprendre, ou simplement se rassurer sur la fait que s’interroger sur notre vie n’est pas un sentiment futile, je ne peux que vous conseiller de parcourir un livre qui annonce clairement la cause : “Du mal travailler au mal vivre” de Denis Ettighoffer et Gérard Blanc…
Nous sommes une société du temps libre fonctionnant aux régimes des temps du travail. Il est facile à chacun d’observer combien les technologies et la nouvelle économie ont bouleversé les modes de création de richesse et les modes de travail, en déspécialisant les espaces et en dérégulant les temps individuels et collectifs. Or si les hommes ont réalisé des progrès techniques considérables afin de réduire la pénibilité des tâches, les pressions psychologiques consécutives aux nouveaux modes de travail moderne semblent augmenter la pénibilité mentale des activités.
Le livre est touffu, bien écrit et drôle, je vous laisse le soin de le lire à votre rythme car c’est un livre que l’on peut commencer par n’importe quel bout, tout est source d’intérêt…
Pour ma part, c’est la troisième partie qui m’a intéressé plus encore car elle évoque les remèdes, avec quelques phrases comme “savoir préserver du temps pour s’isoler importe autant que de savoir s’ouvrir aux autres.”
Bref, cette partie nous donne quelques pistes sur la manière de devenir une entreprise où il fait bon travailler, insiste sur le fait que le travail implique de plus en plus l’effet de confiance (et comment, même si pour ma part j’ai également vécu des trahisons :-), qu’il faut cesser de manager par la peur, qu’on peut aussi se marrer au boulot…
Et surtout “désencombrer le temps personnel du temps professionnel”… D’autant plus que désormais nous pouvons travailler chez nous. Cette alternative encore peu suivie permet de mieux gérer son stress tout en restant grâce aux outils comme le courriel ou le “chat” proche les uns des autres…
Page 329, les auteurs posent la question que nous nous posons dans un article dans macdigit : Quelles règles s’imposer pour bien travailler chez soi ? Avec une conclusion évidente : “L’autodiscipline est la qualité la plus évidente de l’individu devenu autonome”…
Allez, je replonge sur mon clavier…
Du mal travailler au mal vivre
Eyrolles Société - 18,05 €
Votre logiciel de rédaction n’est pas compatible avec ProLexis, vous n’utilisez ni InDesign, ni Word, ni FrameMaker ou XPress…? Vous vous sentez un peu abandonné même si votre application souligne les mots mal orthographiés…?! Hop, et j’appelle la version 4.5 de ProLexis…!!!
Ok, le processus n’est pas évident de prime abord mais pourtant, quelle superbe idée…!
Je prends un exemple régulier dans ma propre activité : je rédige de plus en plus fréquemment mes textes, non sous Word ou FrameMaker, mais sur un produit nommé iBlog. Ne me demandez pas pourquoi, ce n’est pas le sujet de ce papier…
Seulement je ne suis pas un as de l’orthographe ni de la grammaire, sans oublier les inévitables fautes de frappe. Pourtant, je continue à exploiter iBlog car, hormis l’affichage de l’orthographe défectueuse comme sous Mail ou autres (merci OSX), j’utilise ProLexis.
Quoi, un nouveau plug-in a été annoncé et vous n’êtes pas au courant… ?!
Que nenni ! ProLexis offre simplement la possibilité de corriger dans une fenêtre créée à la volée le texte que vous aurez préalablement copié avec sélection…
Ce procédé est tout simple et il fallait y penser ! Dès lors, à moi les corrections sauvages sous FileMaker, les nettoyages au quart de poil sous iBlog, sous PowerMail. Enfin, bref, sous tous les produits qui font du copier coller…!
Et c’est cela qui est magique : tout est disponible même l’analyse des fautes de répétition…
Comment fait-on ?
C’est tout simple : vous sélectionnez la portion de texte que vous souhaitez vérifier, vous la copiez — de facto — dans le presse-papiers… Et vous appelez ProLexis…
Ce dernier crée une fenêtre de travail à la volée dans lequel vous retrouvez votre texte issu du presse papier…
Vous pouvez maintenant lancer des analyses simultanées, enrichir votre dictionnaire temporaire, analyser à nouveau le document…
À la fin de la correction, il suffit de fermer la fenêtre, un dialogue vous confirme que le texte corrigé est désormais dans le presse-papiers, il ne reste donc plus qu’à sélectionner le même champ d’origine et… coller (merci à ceux qui suivent…).
Bon, en contrepartie, le traitement est plus lent que via un plug-in dédié, sans compter sur le risque d’erreurs au départ car il faut bien prendre le coup de main : sélection, copie, lancer le correcteur…
Puis fermer la fenêtre, valider la fenêtre d’alerte, sélectionner et coller.
Les plus téméraires pourront gagner du temps en coupant carrément le texte source pour ne pas avoir à le sélectionner en revenant… ! Je le fais même si cela n’est pas conseillé et pas encore eu de blême.
Voilà, encore une fonctionnalité astucieuse, qui s’opère sur toute application. Mais n’abusez tout de même pas en sélectionnant un écrit trop long !
Prolexis est édité et vendu par les Editions Diagonal
Voilà, vous avez installé votre « antre » de production à la maison… décidé que cela se passera dans votre chambre, salon, etc.
Mais l’espace est compté, aussi ne vous encombrez pas de matériel trop volumineux ou inutile…
Dimensionnez selon vos besoins !
Évitez de vous faire refiler le vieux serveur du bureau, énorme tour grise, avec son écran 19 pouces qui a la taille d’un frigo… Si vous devez travailler chez vous ce n’est pas pour envahir votre logement avec des machines disgracieuses…
Tiens, et si vous choisissiez un portable !
Oui au portable !
L’avantage d’un ordinateur portable est double… à la maison vous pouvez le ranger et libérer ainsi de la place pour faire autre chose comme écrire, consulter des documents… Ensuite, si vous devez vous rendre à votre entreprise ou en clientèle… bon, je ne vous fais pas un dessin, c’est la meilleure solution. De plus l’écran plat évitera de vous flinguer les yeux…
Sélectionnez une machine puissante avec un écran vaste. L’alu 15 ou 17 est réellement fabuleux (je travaille depuis 8 ans sur portable et depuis deux ans sur un Titanium 15 pouces). Sinon, un iMac avec un 17 pouces suspendu est très intéressant mais difficile à trimballer. En ce cas, si vous vous rendez au bureau juste pour des rendez-vous ou échanger des données, optez pour un Pen Drive de 256 ou 512 Mo que vous pourrez charger via le port USB de la machine d’un collègue.
Périphériques : disque externe obligatoire !
Alors là, pas question de tergiverser… !! OSX a beau être un système sûr, un bon miroir de votre machine effectué tous les deux jours est un minimum. Avec des outils comme Synchronize ! pro ou Tri-Backup, cela très est simple et vous pouvez même repartir de ce disque en cas de crash. Offrez-vous un gros disque dur Firewire que vous partionnerez en deux : la première partition pour votre miroir justement, la seconde pour vos dossiers de travail. Si vous êtes plus méfiant, n’hésitez pas à doubler. Pour ma part, j’ai quatre disques connectés via un hub FireWire que j’allume individuellement quand j’ai besoin de l’un d’entre eux, le hub servant aussi à mon scanner.
Ensuite, évaluez si vous avez réellement besoin d’un scanner et/ou une imprimante selon votre activité.
ADSL ou câble ?
En fait, cela n’a pas trop d’importance du moment que vous bénéficiez d’une connexion haut débit. Bref, évitez la connexion RTC (téléphone normal avec le modem interne) ou numéris trop onéreux.
Négociez avec votre entreprise la création d’une ligne professionnelle payée par cette dernière. En ce cas, vous pourrez l’utiliser pour l’ADSL. Ainsi vous aurez une ligne téléphonique privée et une autre pro.
Négociez pour avoir au moins une ADSL 512/128…
Un alias professionnel pour votre courriel
Avec une ADSL wanadoo par exemple, vous aller avoir une adresse personnelle comme monnomamoi@wanadoo.fr Pourtant rien ne vous empêche d’utiliser cette adresse pour expédier vos courriels tout en utilisant en façade une autre adresse e.mail, professionnelle de surcroît. Avantages ? Pour vos clients, le fait d’avoir une adresse pro comme les autres membres de votre entreprise est plus simple à retenir, rassurante et surtout vous pouvez ainsi distinguer les courriers à caractère professionnels des vôtres perso.
Pare-feu et anti-virus
Je sais que cela se discute mais pour ma part, j’ai tranché. NetBarrier et VirusBarrier sont installés sur ma machine de travail car une connexion permanente au net est comme laisser la porte ouverte pour sortir mais aussi pour entrer. Certes, avec quelques maigres pour cent de part de marché, le macintosh est épargné, mais jusqu’à quand… Autre argument, vous allez recevoir des pièces jointes sous Word ou Excel, inutile de jouer les porteurs sains…
WebCam
Avec OSX 1.3, il devient possible avec une ADSL rapide (d’où mon insistance pour au moins une 512/128) et une iSight de se connecter et de se voir… Cela est intéressant pour des équipes éclatées qui n’auront pas toujours la possibilité de se voir au bureau. Du coup, on passe en iChat et on se voit… cela permet de rompre l’impression de solitude qui peut poindre rapidement si on est pas encore assez armé pour travailler seul. Mieux encore, iChatAV permet de se parler tout en bossant, les mains sur son clavier… un compte AIM ou .mac suffisent à transformer votre machine en outil communicant économe.
Fax, téléphone fixe et portable
Si vous vous déplacez régulièrement entre votre domicile, vos clients et un bureau, le portable est de rigueur. Et cela vous évitera de rester collé à la maison : il m’arrive de répondre à mes clients alors que je fais des courses ou que je marche dans la rue. Le téléphone fixe sera, de facto, la ligne supportant l’ADSL. Si vous avez besoin d’un fax, vous pouvez le placer sur cette même ligne ou sur votre ligne personnelle en mode non automatique. Mais on arrive très bien à vivre sans fax… d’autant qu’avec OSX 10.3, cela semble encore plus superflu.
Assurance et fermetures correctes
Dernier point, assurez le matériel et voyez avec votre entreprise pour partager avec vous une meilleure sécurisation de votre logement. Posez un entrebâilleur. Sans être parano, n’oubliez pas que nul n’est à l’abri d’une petite visite…
Voilà, votre lieu de travail à la maison est prêt, le matériel fonctionne. Il ne manque plus que vous et, là également, ce n’est pas gagné…
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••• edit | mars 2024 | Ces trois billets de …2003 sont la genèse du livre Comment travailler chez soi, bref-seller paru en… 2006 et que vous pouvez trouver ici au format PDF. Ces trois billets ont intéressé un éditeur de chez Eyrolles qui m’a demandé si j’avais l’énergie pour en faire un bouquin… Sur ce, j’ai contacté Lukino…