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Ajouter une typo dans Drafts (ou Pages, etc.) sous iOS

Avec AnyFont et la gestion de Profils

dans drafts | écrire

Billet non urgent rédigé par strates successives…!

La plupart des traitements de texte sous iOS possèdent leur propre collection de polices de caractères et charge à l’utilisateur de puiser dans cette dernière pour choisir sa typo de labeur… Mais difficile de s’écarter de leur choix restreint.

Certaines applications réduisent cette collection à une ou deux typos, décision murement réfléchie pour iA Writer et choix qui s’avère excellent.

Enfin, d’autres traitements de texte permettent depuis longtemps de personnaliser en ajoutant une nouvelle typo. C’est le cas de …Pages mais aussi de Drafts

Je pense que nombre de personnes qui écrivent sur des sites autour de l’univers d’Apple finissent par avoir les mêmes idées (!!) et j’ai été amusé de lire, à la suite des dernières options offertes par iA Writer, un chouette billet de Federico1 qui rappelle l’existence de IBM Type - Design et sa typo Plex que j’avais évoquée sur Twitter il y a une quinzaine de jours…

AnyFont propose une approche intéressante en permettant d’intégrer un jeu de polices à celles du système. Et, du coup, de permettre aux applications qui font appel aux fortes système d’étendre leurs options. Attention, ce n’est pas gagné à chaque fois. Si Ulysses le permet comme feu Daedalus touch — relire urbanbike | Typo et Daedalus touch | 3 et les deux billets précédents… — , ce n’est pas le cas de Byword ou de Editorial par exemple.

Rappel : je suis un utilisateur quotidien de Drafts mais j’étais un peu lassé de la typo Menlo …que j’apprécie, certes. Or, avec l’âge, j’ai besoin de modifier ma typo de labeur sur ma version de Drafts: Quick Capture sur mes écrans sous iOS. Bref, d’avoir une typo moins light (ou plus contrastée) pour écrire.

Mais comment l’installer ? C’est ici que rentre en scène AnyFont.

Installation pour Drafts

En utilisant le système des signatures (des profils), AnyFont offre une approche originale pour installer des typos supplémentaires tant sur un iPad que sur un iPhone.

Installer un profil

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  • À gauche | Dans la liste repérer la typo à installer. Pour mémoire, un set dans Drafts supporte trois graisses… Normal, italique et gras… Mais ce gras peut être plus ou moins gras, de medium à black, le normal un light, voir un thin, etc. Mais il vous faudra choisir en fonction du type de contraste visuel que vous recherchez…
  • À droite | Si vous avez tapoté sur une fonte vous arrivez sur ce panneau… Poursuivez en tapotant à nouveau…

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  • À gauche | Comme on réalise quand même une opération délicate, l’app se pare de tas d’avertissements…
  • À droite | Puis affiche ce qu’elle va réaliser, c’est)à-dire installer un Profil

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  • À gauche | Là, c’est vous qui intervenez et les 6 chiffres de votre code sont nécessaires…
  • À droite | je vous l’ai dit, c’est truffé d’avertissements…

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  • À gauche | Un dernier avertissement car le profil n’est pas signé (Ceux de la béta d’Apple le sont)
  • À droite | La dernière étape franchie, le Profil est installé et vous pouvez revenir immédiatement dans AnyFont pour installer une nouvelle graisse…

Mais d’où viennent les typos…?

Soit vous achetez un set chez AnyFont, soit vous vous expédiez un .zip de vos propres typos .ttf ou .otf (en évitant qu’il y ait un second point (.) dans le nom de fichier .zip…).

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  • À gauche | Il suffit d’ouvrir le fichier lié à un Mail dans l’app…
  • À droite | et hop…

Supprimer un Profil (et donc une typo)

Facile…

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  • À gauche | Rendez-vous dans Général…
  • À droite | Puis dans Profils…

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  • À gauche | Choisissez la typo à supprimer (notez que l’on cause de fichiers .ttf ou .otf)
  • À droite | Puis validez…

Et dans Drafts, comment ça se passe…?

C’est même l’objet de ce billet, hein…!

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  • À gauche | J’étais très Menlo
  • À droite | J’ai testé à IBM Plex Sans

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  • À gauche | Avant de passer à IBM Plex Mono
  • À droite | Illustration de ce qui a été dit plus haut avec la Forza… Si vous installez un gras… Black, le contraste sera plus élevé, CQFD.

Bref, réfléchissez et souvenez vous qu’il s’agit du confort de vos yeux pour écrire, pas de suivre telle ou telle recommandation… Faites-vous plaisir et n’hésitez pas à changer…

Gaffe et sans aucune garantie de ma part comme d’habitude…!

le 26/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La fille pas sympa | parcours d’une jeune autiste

Un premier livre de Julia March… lu par ma fille

dans autislande | dans mon bocal | lire | vieillir

J’ai entendu Julia dans l’excellente émission la tête au carré. Elle était interviewée par Mathieu Vidard et ce fut un échange tellement sympa qu’a la fin du PodCast1 (j’écoute la radio en différé la nuit pour reposer mes yeux), j’ai filé sur iBooks pour acquérir le livre2

Le lendemain matin, je l’ai déposé sur l’iPad de ma fille en pensant que cela allait l’intéresser. Première réaction… “mais j’ai rien à voir avec elle…” une habitude pour ceux qui le sont d’éviter de s’identifier…

Et puis ma fille l’a entièrement lu en quelques jours (elle fait d’abord passer ses études3 avant tout) mais m’en livrait des passages qui l’avait marquée chaque matin. Et pour cause, quelques ressentis communs.

Aussi, je lui ai demandé de m’écrire un résumé, ce qu’elle a fait après que je l’ai entendue exploser de rire en finissant ce livre.

Je copie colle…


Je suis aux anges

Je viens de lire le livre de Julia March, membre de la grande communauté des autislandais4, qui s’appelle La jeune fille pas sympa.

Née dans une famille dont les parents se sont convertis aux Témoins de Jehovah, elle a endurée toute son enfance les critiques et la violence de parents instables.

Elle a subi plusieurs déménagements en Espagne, entre 8 et 21 ans, le comble pour quelqu’un qui ne trouve la paix que dans la routine et tout cela pour que ses parents se retrouvent dans une nouvelle communauté de témoins de Jéhovah.

Julia March avait pensé pendant plusieurs années que ses différences se devaient à son appartenance à ladite communauté, jusqu’à ce que, une fois déménagée à Paris, elle se rende compte que ses différences continuaient.

Après avoir commencé une LLCER (Littérature Langue et Culture Étrangère ou Régionale) espagnol à La Sorbonne, épuisée, elle déménage à Nantes dans la plus grande précarité.

À ce moment-là, sur les conseils de sa nouvelle amie Julie Dachez5, elle se tourne vers un psychiatre qui lui diagnostique un autisme asperger.

Enfin… la révélation !

Une RQTH (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé) et une AAH (Allocation Aide Handicap) plus tard, la voici prof d’espagnol dans un collège nantais.

Comme quoi, on peut être autiste et s’en sortir.

En conclusion, chers neurotypiques, comme disait cette ambassadrice du pays des autistes : « il faudrait vous faire à l’idée que nos intérêts spécifiques nous passionnent plus que votre petite personne ».


Un chouette témoignage de l’intérieur

Voilà, c’est du brut de fonderie de ma fille mais vous vous doutez que j’ai lu en partie ce même ouvrage (vive le format ePub) sur mon propre iPhone. Sauf que je n’ai pas été assez rapide…!

J’en suis au chapitre 6 mais je peux extraire deux longues citations qui leur sont communes…

Celle-ci…

Bien qu’en apparence autonome, j’étais curieuse et j’aimais apprendre de nouvelles choses. Si on m’avait proposé d’aller régulièrement à la bibliothèque, si on m’avait proposé d’apprendre à faire de la poterie ou de la peinture, en somme des activités solitaires mais qui exigeaient d’apprendre de nouvelles techniques et faire preuve de discipline avant d’être ensuite félicitée pour les progrès réalisés, j’en aurais été ravie.

Un gamin autiste est curieux de tout et dépasse (très, trop…!) souvent celui qui lui enseigne quelque chose…! J’ai ainsi laissé dans les mains de la mienne de coûteux cailloux — urbanbike | De la douceur dans les pixels — qu’elle emploie différemment de moi, voire avec nettement plus de talent…

Et puis cette autre car ma fille est…

Ils avaient (note : elle parle ici de sa famille paternelle) d’ailleurs eu de drôles de principes concernant les petites filles.
Ne pas se salir en jouant – comment aurais-je été censée faire alors que je passais mon temps à tomber par terre ?
Ne pas grimper aux arbres – pardon ? Il m’avait semblé que les arbres étaient faits pour cela, pour que les enfants y grimpent et y construisent des cabanes !
Porter de belles robes à frous-frous. Cette manie de m’engoncer dans une robe inconfortable et m’empêchant de jouer à mon aise m’avait tout particulièrement exaspérée, mais mon entêtement avait eu raison de leurs principes.
À cette époque de mon existence, on ne pouvait m’habiller autrement qu’avec des caleçons, aussi appelés leggins, et cette pièce reste aujourd’hui la préférée de ma garde-robe.

Héhé !

Bref, un régal tant pour mieux comprendre les autistes que suivre une trajectoire étonnante — là, c’est moi qui me suis retrouvé dans les délires sectaires de ma propre enfance — contée avec humour…

Je vous laisse, j’ai encore 34 chapitres à lire…! Sans oublier un autre livre que ma fille a déjà lu… Chaque mot est un oiseau à qui l’on apprend à chanter de Daniel Tammet

Bon week-end…

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  1. Le club des têtes au carré - La tête au carré via Castro 2 ↩︎

  2. Oui, j’achète au format ePub de préférence : La fille pas sympa ↩︎

  3. urbanbike | Rester blindé en toutes circonstances ↩︎

  4. Cf. Autislande dont il faudrait bien que l’on reprenne quelques pages… ↩︎

  5. lire urbanbike | La différence invisible ↩︎

le 25/11/2017 à 12:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le retour de NoFinder… Streetgraphy sous iOS

Images volées ou images à la volée !? Et couleur ou noir et blanc, CQFD…

dans dans mon bocal | grospod | photo | usages | voir

Rappel des épisodes précédents : Apple avait fini par interdire la mise à jour de NoFinder car un responsable de la validation trouvait1 (sic…!) que cela devenait un appareil photo espion… Non, mais sans blagues ?

Heureusement, Toshihiko Tambo, le developpeur de l’excellent Provoke Camera a fini par faire accepter une nouvelle version de son application, une version avec un micro viseur et, du coup, cette app remplace NoFinder mais avec un nouveau nom, Streetgraphy Camera, puisqu’il y a …un viseur…

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  • Un simple appui sur le i en bas d’écran… et Hop. Eu autre sur les engrenages pour accéder aux préférences et…

Car si l’app a gagnée en performances, elle peut débrayer le viseur

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  • À gauche | Choix des rendus et des optiques (rendu d’optique, pas encore d’usage du télé…)
  • À droite | Les options à modifier pour msquer le viseur, accéder à la localisation, changer la couleur du bouton, afficher ou non le résultat de la prise de vu, son masquage au bout d’un instant…

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  • Et ses trois options/sets (bon, je ne fait que du noir et blanc contrasté…). Et sans viseur…

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  • Ce matin en poussant mon caddie…

Bref, très, très chouette retour sur mon iPhone…
Ok, pas de double optique, et des images enregistrées en JPG.
Mais, elle est pas belle la vie…?

Note de fin : jettez un oeil dans les Réglages pour ajouter le nom du photographe et un copyright ainsi que modifier l’usage du déclencheur… en appuyant ou en relâchant…

Merci à Christophe pour m’avoir signalé la mise à jour…

le 21/11/2017 à 14:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #