Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Usages | DNG, Lightroom CC et iOS

Des hauts et des bas…

dans grospod | groummphh | photo | usages

Attention, Courte va faire long…!

Installé depuis six mois sur mon iPhone 7 plus, j’apprécie quotidiennement Adobe Lightroom CC et ses nombreuses fonctionnalités dans la ligne de la version macOS de Lightroom, CQFD.

Mais il reste quelques points1 qui m’agacent à l’usage…

En effet, après un semestre d’utilisation, quelques petits points pénibles m’amènent à bousculer les principes que je respectais jusqu’à présent comme conserver mes images issues de l’iPhone dans un format éditable… Je précise que Adobe Lightroom Classic CC — sur le Mac donc — ne récupère pas les fichiers HEIF (ok, on peut éventuellement le comprendre, encore un peu jeune, etc.) mais refuse obstinément d’importer les formats DNG préparés par des apps photo concurrentes. Seules les images produites par Lightroom CC sous iOS sont importées… Grrroumphhh…!

En vrac, quelques griefs :

  • Lightroom CC génère des fichiers DNG gigantesques qui nous conduisent — fort opportunément — à choisir la capacité la plus élevée de stockage sur les iPhones sous peine de saturer rapidement.
  • le dispositif même de Lightroom CC génère par essence de gros caches, caches (buffers) qu’il est heureusement facile de vider.
  • l’export depuis Lightroom CC des images traitées vers l’album propre au iPhone est limitée à 15 vues à la fois, pourquoi ?!
  • l’export des fichiers natifs depuis Lightroom CC est loin d’être évident (…disons que rien n’est fait pour faciliter ce dernier) et se réalise depuis la vue en cours d’édition
  • Jusqu’à présent, sur la Beta d’iOS 11, il m’est impossible de lire les fichiers DNG HDR dans d’autres applications sur l’iPhone. Par exemple, pour les traiter dans Camera+ par exemple. Une astuce consiste à le faire en passant par l’Album et à appeler les ressources de Camera+.
  • le volume des fichiers natifs de Lightroom CC exportés est assez peu (pas ?) optimisé à moins de considérer que 50 Mo par cliché est devenue la norme pour un DNG HDR.
  • Il est impossible de décharger sa moisson d’images prises avec Lightroom CC depuis l’iPhone en le connectant par un simple cable à un Mac et donc de récupérer directement dans Adobe Lightroom Classic CC — sous macOS — le contenu de cet iPhone qui devrait être considéré comme un banal boitier numérique comme les autres → obligation de passer par le Cloud d’Adobe, souvent impossible quand on se trouve dans une zone blanche (oui, je sais, j’ai qu’à la repeindre).
  • L’explication fournie est : mais c’est facile, il suffit de passer par le cloud. Mais pourquoi ne pas proposer une alternative et pas cette obligation unique de …synchroniser.
  • Je répète pour finir cette non reconnaissance des fichiers DNG2 fabriqués par d’autres applications sur iPhone dans Adobe Lightroom Classic CC los de l’importation → la seule option étant de les importer sur l’iPhone depuis l’album dans la galerie de Lightroom iPhone !

Bref, ce que je ressens comme une certaine mauvaise volonté pénalise l’utilisateur que je suis et qui n’a pas forcement envie de n’employer qu’une seule app de photos. C’est mon cas.

Du coup, comme tout est un peu trop lent, truffé d’incompatibilités, voire d’une ergonomie peu pratique pour certaines fonctionnalités d’export, que le tout consomme un volume considérable sur l’iPhone, j’en arrive à mettre en œuvre une stratégie qui rompt avec mon habituelle conservation de mes formats natifs en RAW !

  • je prends encore nombre de photos avec Lightroom CC en HDR
  • je laisse Lightroom CC les dématricer…
  • je post-traite mes clichés sous Lightroom CC avec ses chouettes outils internes…
  • j’exporte ensuite les images obtenues directement à la résolution maximale depuis Lightroom CC vers l’album du iPhone…
  • je synchronise mon album pour sauvegarder ces clichés non RAW…
  • je détruis ensuite (!!) les fichiers d’origine encore stockés dans Lightroom CC, ce qui revient à dire que je fais littéralement le vide pour recevoir de nouvelles images dans l’iPhone…
  • le tout “sans synchronisation” vers le cloud d’Adobe tellement c’est lent, lent, lent !
  • mais l’effet de bord est que cela me conduit de moins en moins à utiliser Lightroom CC et de plus en plus d’autres apps dont Camera+ avec lequel je corrige les clichés de pas mal d’apps…

En gros, j’évite la fonction mise en avant par le marketing d’Adobe, celle de la synchronisation3 qui me semble, c’est un comble, le point faible du dispositif même si l’idée, intellectuellement, est géniale pour des photographes urbains bénéficiant d’un excellent maillage 4G+ local.

Mais en région de vignobles, en pleine zone blanche ou sur une île, c’est mort.

Bref, voilà une fort belle app, avec des options de post-traitement de premier plan qui s’avère trop souvent inutilisable en voyage dès que la connexion chute.

La perte de mes fichiers DNG ne me gêne pas plus que cela même si cela m’agace avec ce non support par Adobe Lightroom Classic CC sur Mac. Si j’ai besoin de faire des clichés de très haute qualité, je reprends temporairement mon vieux Canon EOS 5D et le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM.

Mais pour mes notes photographiques, un JPG correctement post-traité sur l’iPhone suffit amplement en fin de compte et finit également dans Day One journal + mémoire.

Voilà…

En copies d’écran…

Export du fichier natif

reduc-450

  • À gauche | Choix de l’image
  • À droite | Image en mode édition, choix de l’option export…

reduc-450

  • À gauche | Exporter l’original
  • À droite | Choix de l’emplacement…

reduc-450

  • À gauche | Choix du dossier…
  • À droite | À la fin de l’envoi, paffff, 50 Mo… Gloupsss… Mais il s’agit bien d’un fichier .DNG (ici des HDR.DNG)

Enregistrement par paquet de 15…

reduc-450

  • À gauche | Par exemple, enregistrement dans Fichiers ou dans la Pellicule
  • À droite | If faut ensuite valider les images à exporter avec cette limite de 15 puis valider en haut à droite…

Suppression sans limite

reduc-450

  • Bonne nouvelle, pas de limite pour supprimer…

Choix de la taille

reduc-450

  • Dans les options d’export, dès lors qu’il ne s’agit pas de l’original, le poids est raisonnable… et deux options sont disponibles… Il s’agit bien de l’export d’un JPG…

Natif égale gros fichier

reduc-450

  • Rappel, transférer de tels fichiers prend du temps et de la place…
  • Si une version de l’image existe déjà dans le dossier, Lightroom CC demande à le remplacer celui existant. Ou propose de conserver les deux versions… Lightroom CC incrémente alors le nom de fichier. En l’absence de suffixe .DNG ou de .JPG pour les distinguer dans Fichiers, c’est bien entendu le plus lourd qui s’avère être le DNG…!

Le DNG non reconnu par Camera+

reduc-450

  • J’exporte la même image sous les deux formats (ici en DNG via Exporter l’original après l’avoir fait avant en JPG via Enregistrer dans la pellicule)…

reduc-450

  • Dans Camera+, j’importe mes fichiers exportés… Et, à chaque fois, je demande à lire l’information pour bien m’assurer de ce que j’importe justement…

reduc-450

  • Le RAW de Lightroom est… noir et n’est pas traitable…

reduc-450

  • Le JPG, lui, se corrige… Grrrrr…

C’est fini pour aujourd’hui…

Mais tout ceci m’incite de plus en plus à éviter ce type de gag en employant directement Camera+ et ses petits camarades…


  1. dont ceux rencontrés en l’absence de connexion internet, cf. urbanbike | Prise de vue et Lightroom iOS | 5 ↩︎

  2. Heu, sans être méchant, je pense que tous les développeurs suivent les normes érigées par Adobe, inventeur de ce format… Pourquoi soudainement ces incompatibilités ? ↩︎

  3. rappel, le points d’un fichier .txt balisé en Markdown et celui d’un cliché HDR DNG est à mille lieux. Ce qui fonctionne remarquablement bien pour du texte grippe très vite dès les premiers pixels en export ! ↩︎

le 20/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Stylus à jour sous iOS | Même si mise à jour non renseignée

Rappel : c’est le clavier de ceux qui aiment calligraphier, écrire à la main quoi !

dans écrire | grospod | usages

Samedi soir, en même temps que la mise à jour de Firefox, une autre de… MyScript Stylus - Handwriting Keyboard.

Sauf que rien n’indique les points modifiés, le numéro de version est identique à celle d’il y a un an ainsi que les maigres infos associées. Autant chaque version de Nebo est accompagnée d’une mise à jour de sa numérotation, autant rien ici.

Autre sujet d’étonnenent, l’interface n’a pas bougé d’un iota et bien malin celui qui peut déceler un changement. En tous cas, cette mise à jour même non documentée1 rassure les utilisateurs qui voient d’un bon œil cette arrivée après la mise à jour d’iOS 11 effectuée par Apple.

Bien entendu, nous aimerions en savoir plus.

Pour ma part, rien n’a changé : redoublement parfois d’un bout de texte, difficulté à accepter de temps à autre une correction et donc soit un apprentissage lettre à lettre, soit un basculement provisoire vers un clavier avec touches et retour.

Et pourtant, pas question de bouder cette version étrange, pour une fois que l’on voit apparaitre un signe de Myscript vis à vis de cette App !

Si l’application semble s’améliorer, c’est surtout parce que ces utilisateurs quotidiens ont appris à composer avec cette app unique. En gérant un plus grand espace entre les mots et, surtout, via une graphie manuscrite personnelle corrigée !

Entre mon écriture manuscrite il y a …2 ans (déjà !) et maintenant, c’est le jour et la nuit. Et je le constate quand je suis amené à écrire au crayon sur un carnet ou au stylo sur une carte postale : c’est devenu lisible !

Merci à Stylus de m’avoir obligé à revoir de fond en comble mon écriture manuscrite : du coup, écrire un billet le soir dans mon lit, le iPad couché (sic !) sur ma couette est un exercice facile que j’effectue d’une main, celle qui tient mon stylet Wacom ou le Pencil de chez Apple.

C’est pourquoi nous sommes un certain nombre d’utilisateurs, pas de la dernière pluie, à toujours espérer une version améliorée de Stylus. Pour nous, écrire à la main est plus libérateur de notre pensée que de le faire à deux mains (…ou à quelques doigts) par le truchement d’un clavier.

Note de fin : Alors rien de notable ? Cette mise à jour n’apporte rien ? À vrai dire, je n’en sais rien : meilleure maîtrise, mon enthousiasme ou, effectivement, à l’application !

N’empêche que je suis content, ravi de me rassurer en me disant que l’app n’est pas abandonnée au seul profit de MyScript Nebo.

Ce billet a été “écrit” au stylet et le dessin de mon écriture immédiatement traduite en caractères d’imprimerie par l’application.


  1. C’est une habitude : MyScript Calculator - Calculatrice manuscrite a été mis à jour récemment sans plus d’information. ↩︎

le 19/11/2017 à 07:12 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le retour de l’app WhatTheFont

Version iPhone bien pratique

dans typo | usages

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un mail de MyFonts pour m’avertir de la sortie de WhatTheFont…!

Professionnellement, je fus très tôt client de ce chouette supermarché des polices de caractères et regarde avec gourmandise certaines créations qui me parviennent par courriel même si, assez vite, j’avais pris l’habitude de me servir directement chez les fondeurs eux-mêmes… Mais sur mon compte, toujours actifs, j’ai la possibilité de télécharger à nouveau mes achats anciens en sachant que certaines fontes ont été mises à jour.

Et WhatTheFont ?

Fréquemment je tombe sur de belles compositions typo et je ne reconnais pas immédiatement du premier coup d’œil celle utilisée… Et pour cause !

Les designers, créateurs sont légion et parfois une lettre, une esperluette fait la différence. Sans parler des ligatures…

Alors pour identifier une typo, WhatTheFont est d’une aide fort pratique !

Le mode d’emploi est aisé, la typo doit être lue par le dispositif à l’horizontale, bien définie et entourée par la cadre d’analyse et hop…

reduc-450

Ici la couverture d’un livre sur la Sicile1 paru chez Gallimard

reduc-450

l’image est transmise au serveur qui renvoie les options possibles.

reduc-450

À vous ensuite de reconnaître/choisir dans la liste la typo la plus proche en analysant ici, le dessin du e, etc.

Bien entendu WhatTheFont vous dirige vers son magasin en ligne, ce qui est de bonne guerre vu que cette app est, elle, gratuite.

Mais vous pouvez également expédier le résultat de votre recherche à votre client …qui découvrira que les typos ne sont pas gratuites comme certains ont, trop souvent, tendance à le croire !! Là, le prix est clairement indiqué pour le coup…!


  1. identification via son ISBN : 9782742448005. Sinon, voir le site www.geo-guide.fr ↩︎

le 14/11/2017 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #