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Brompton en mode cyclotourisme | 9

Grande Traversée du Massif Central par la route : les étapes du Centre

dans ancres | brompton | vincent

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]

Ce sont les vacances… ! Alors que certains bouclent à peine leur valises (je leur souhaite d’ailleurs un excellent chassé-croisé, le week-end prochain…), d’autres sont déjà revenus depuis belle lurette.

Comme promis dans mon précédent billet, voici (enfin!) le compte-rendu – agrémenté de quelques photos – des étapes de mon dernier voyage bromptonesque à travers le Massif Central, effectué à la fin du mois de juin. Comme le texte est assez long, je l’ai divisé en deux billets : les étapes “du Centre” et les étapes “du Sud”.

Cette année encore, toutes les étapes avaient été (longuement) planifiées (trajet et réservations), ce qui m’a permis de ne pas perdre de temps sur place à chercher où manger et dormir. Pour arriver à tenir ce planning imposé ; il ne fallait donc pas se montrer trop déraisonnable, au risque de “passer par la fenêtre” dès les premiers jours.

Note : si vous êtes vraiment très intéressé par ce récit, je vous suggère de reprendre la carte montrée dans le billet précédent, afin de mieux visualiser chaque tronçon.

Jour 0 : Paris > Clermont-Ferrand.

Pour rejoindre Clermont-Ferrand depuis Paris, le plus simple était évidemment de descendre en train… 3h30 de voyage à lire, écrire et communiquer avec le reste du monde (merci la connexion 3G sur l’iPad).

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Une fois de plus, aucun problème pour emmener le Brompton ni pour le caser dans l’un des racks à bagages installés en milieu de voiture (ce qui m’a permis de garder un œil dessus tout au long du voyage)…

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Je n’ai pas logé à Clermont-Ferrand mais à Royat, une petite ville limitrophe construite autour d’un centre thermal et d’un casino (pas le magasin, hein…). D’un point de vue strictement vélocipédique, son principal intérêt provient de sa situation : posée en pleine montée, sur la route qui conduit au Puy de Dôme.

Jour 1 : La chaîne des Puys, le Cézallier.

Le lendemain, quittant les faubourgs de Clermont-Ferrand, j’ai commencé par aller chatouiller le pied du Puy de Dôme. Mon projet initial était de le gravir mais, pendant mes préparatifs, un échange d’e-mails avec la Chargée de mission “Panoramique des Dômes” (DGRD-DIT) du Conseil général du Puy de Dôme m’avait confirmé que, depuis la mise en place du nouveau train panoramique, l’accès au sommet est réservé aux véhicules de service. Cela dit, les chemins de randonnée qui passent par la forêt et mènent jusqu’au sommet restent, eux, totalement accessibles. Si vous avez de bons pneus…

img-05 Nouvelles installations, nouvelles restrictions. Au fond, dans les nuages : le Puy de Dôme.

Je me suis donc contenté des quelques cols environnants (cols de Ceyssat, de la Moréno et de la Ventouse), largement suffisants pour me décrasser les gambettes. Vu la météo, je n’ai eu aucun regret : le sommet du Puy de Dôme n’était de toute façon pas visible.

Ensuite, mon trajet m’a mené parmi les derniers volcans de la chaîne des Puys qui vient se terminer là où commence le massif du Cézallier, également constitué de volcans éteints.

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Après une petite dégustation de fromages à St.-Nectaire et un passage à l’ombre du château de Murol, l’étape s’est terminée à Chambon-sur-Lac, une modeste localité qui borde (comme son nom l’indique) un plan d’eau, à deux pas du massif du Puy de Sancy.

Au total, environ 70 kilomètres de route assez tranquilles qui ont fait office de bonne mise en jambe avant la suite du voyage.

Jour 2 : Les Monts du Cantal, le massif du Puy de Sancy

Le massif du Puy de Sancy m’offrait la première occasion de rouler en montagne ; j’avais donc planifié un itinéraire qui devait me mener assez haut sur ses pentes en passant par plusieurs cols. Malheureusement, Google Maps s’était montré fort optimiste et la fin du trajet prévu était en réalité une simple piste à peine praticable. J’ai donc été contraint de faire demi-tour et d’improviser pour rejoindre mon parcours initial, en tentant de minimiser le temps perdu.

En quittant le massif du Sancy, j’ai pénétré dans les Monts du Cantal, dominé en leur centre par le Puy Mary sur les flancs duquel j’avais prévu de faire étape. L’hôtel se trouvait au village de La Gandilhon, dans la montée qui mène au col du Pas de Peyrol, un col assez élevé qui jouxte le sommet de Puy Mary. Du coup, les derniers kilomètres se sont avérés assez longs et difficiles, surtout pour une deuxième journée (typiquement, dans ce genre de voyage à vélo, il faut souvent 2 à 3 jours avant d’atteindre son optimum ; il est donc préférable, durant cet intervalle, d’éviter les étapes trop méchantes).

img-04 Comme chaque année, aucun problème pour emmener le Brompton à l’hôtel ou en chambre d’hôte (préalablement plié et rangé dans sa housse, bien entendu…).

Jour 3 : Puy Mary.

Le but de l’étape précédente était de m’approcher au maximum de Puy Mary afin de pouvoir, dès le lendemain matin, attaquer la montée vers le col de Pas de Peyrol (connu pour être, avec ses 1589 m d’altitude, le plus haut col routier du Massif Central). Y arriver assez tôt me permettait, dans la même journée, d’enchaîner d’autres cols situés dans les environs immédiats et de réaliser ainsi une belle petite étape montagnarde sans pour autant devoir couvrir de trop grandes distances.

img-10 Les Monts du Cantal au petit matin, Puy Mary droit devant…

img-16 Col de Serre : l’un des petits cols à atteindre avant d’arriver au col de Pas de Peyrol.

img-17 Inscriptions caractéristiques des cols où se disputent les courses cyclistes… Ici, un hommage appuyé au cyclisme belge !… À l’arrière-plan, la petite dépression dans la falaise s’appelle la Brèche de Roland… (comme dans les Pyrénées, oui).

Le Puy Mary est un beau sommet assez touristique ; un chemin sommital a d’ailleurs été aménagé, au départ du Col de Pas de Peyrol, afin de rendre facilement accessible son point de vue panoramique qui embrasse toute la région. Mais ce matin-là, hormis les employés du restaurant installé au col et quelques ouvriers qui réparaient la route, l’endroit était désert. Air humide, vent frais et nuages filant sur les pics alentour : je ne me suis pas trop attardé. Une fois ganté et casqué, j’ai rapidement entamé la descente vers la vallée de la Jordane via la route des crêtes, pour attaquer les prochains cols…

img-11 Puy Mary vu depuis le col du Pas de Peyrol. L’accès au sommet se fait par l’escalier situé à droite…

Après les col de Pertus, de Cère et de Prat de Bouc, je suis tout doucement sorti du massif de Puy Mary pour me diriger vers la ville de St.-Flour, située en plaine et entourée de terres agricoles, où je logeais ce soir-là.

img-12 Voilà le genre de photos qui encombre une bonne partie de l’espace mémoire sur l’appareil d’un cycliste amateur de cols…

Bien que l’étape comportait six cols, le dénivelé total ne dépassait pas 1650 m et le kilométrage avoisinait 87 km, ce qui restait assez raisonnable. Résultat : de bonnes sensations en fin de journée et pas de fatigue excessive en arrivant le soir à l’hôtel…

Jour 4 : Le viaduc de Garabit et la Margeride.

Le choix de Saint-Flour comme ville d’étape n’était pas anodin : je souhaitais me rapprocher autant que possible du Viaduc de Garabit. Il s’agit d’un impressionnant pont ferroviaire construit par Eiffel à la fin du XIXe siècle (quelques années avant la tour éponyme) qui est visible depuis l’autoroute (dixit toutes les personnes à qui j’ai montré mes photos). L’idée était de commencer l’étape suivante par cet ouvrage pour, entre autre, pouvoir le photographier sous une bonne lumière matinale.

Le viaduc de Garabit. Notez que le “T” ne se prononce pas…

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Du viaduc, j’ai poussé les pédales jusqu’en Margeride, une région agricole assez bucolique que j’ai traversée pour rejoindre la ville de Mende.

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Proverbe cantalais : “le chameau festoie, la caravane passe”…

Petit apparté géographique : en 2009, lors de ma traversée des Alpes (de Thonon-les-Bains à Menton), j’avais assez bien ressenti le moment où je suis “arrivé dans le Sud”… Au col d’Izoard, un vieux cycliste m’avait dit : “Ici, c’est comme une frontière climatique : une fois passé le col, il fait plus chaud, plus sec…”. De fait, après une dizaine de km de descente, je m’étais arrêté pour remplacer chaussures, chaussettes, gants et coupe-vent par une paire de sandales.

À Mende, ce fut la même chose : une sensation assez forte et soudaine d’arriver “dans le Sud” ; des petits signes qui se conjuguent avec une météo plus clémente, un accent qui se fait plus présent, certaines plantes qui apparaissent au détour d’un virage, etc.

img-18 Cathédrale de Mende sous la lumière “du Sud”…

Au final, cette traversée de la Margeride fut une étape très vallonnée, sans réel épisode montagnard, mais qui totalisait quand même un dénivelé de 1260 m pour 94 km de route.

Suite et fin de ce compte-rendu dans un prochain billet consacré aux étapes du Sud.

le 02/08/2012 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Graphiste ou Web Designer aujourd’hui,  comment survivre…!

Deux livres orientés Métier

dans bosser partout | dans mon bocal | lire | usages

Encore deux bouquins parus ces dernières semaines chez Eyrolles, mis en parallèle ici et qui sont deux manuels de survie. En cette période de crise (que ceux qui n’ont aucun souci lèvent le doigt…! Tiens, personne à l’horizon…?!), il n’est pas inutile d’avoir le programme de ce qui attend les nouveaux entrants sur le marché. Mais ceci concerne aussi les professionnels installés qui commencent à recevoir du courrier bleu (sic…!).

Le premier — et le plus complet— est la seconde édition de Profession graphiste indépendant (voir cette chronique sur urbanbike de la première édition) de Julien Moya et Éric Delamarre (auteur de Profession photographe indépendant — (voir cette autre chronique sur urbanbike)).

Bref, jamais il n’a été aussi difficile de démarrer une carrière de graphiste indépendant et cet ouvrage est un excellent guide dans le parcours du combattant que va devoir suivre à l’insu de son plein gré le futur indépendant… Je ne suis pessimiste par nature, c’est juste mon quotidien.

Le premier chapitre porte sur cela d’ailleurs : êtes-vous taillé pour être indépendant…? On ne s’improvise pas indé même si c’est trop souvent le cas, la boîte qui vous employait vient de vous virer ou de fermer (ou les deux).. Aussi, comprendre de quoi votre nouveau quotidien va être composé n’est pas un luxe.

Ensuite, deux autres chapitres se succèdent sur le statut professionnel, côté fiscal puis social. Le fait d’opter pour un statut d’auto-entrepreneur, Maison des Artistes ou graphiste libéral a des implications différentes et, surtout, nécessite des démarches bien particulières. Cela se traduit en amont comme en aval par des procédures dont il faut impérativement comprendre toutes les implications.

Pas question de voir plus tard hormis se créer des tas d’occasions de rédiger de beaux courriers explicatifs et perdre un temps fou à régulariser une situation. Bien entendu, la question du droit d’auteur des œuvres est abordée mais je préfère nettement insister sur les trois deniers chapitres…!

  • Le métier en pratique (en gros comment trouver, satisfaire ses clients et les conserver…!)
  • L’argent (ben oui, c’est le nerf de la guerre, essayer de se vendre à un prix raisonnable qui sera toujours trop élevé (re sic !)…)
  • Les bonnes pratiques à l"épreuve du feu (ce chapitre est fondamental mais ne liste pas le nombre impressionnant de situations même si les plus fréquentes sont illustrés — l’inventivité de certains propects en cette matière est loin d’être épuisée…!)

En lisant ce bouquin, vous aurez une assez bonne vue des conditions dans lesquelles vous allez évoluer (courage…!). On est loin de l’univers des bisounours, que ce soit clair pour vous dès le départ. L’auteur de ses lignes le découvre encore à ses dépends après 30 ans de navigation professionnelle.

Bref, livre hautement recommandable et recommandé pour tous ceux qui ont du talent mais qui ont juste oublié (…c’est ballot) que l’important est surtout de savoir le vendre et, accessoirement, pouvoir en vivre. Et là, c’est pas gagné… D’ailleurs, les interviews des professionnels qui ponctuent ce livre ne sont pas anecdotiques.

@urbanbike

Profession graphiste indépendant
Statuts sociaux et fiscaux, droits d’auteur, aspects commerciaux, pratiques à l’épreuve
Julien Moya et Éric Delamarre
Eyrolles | 26 € | 256 pages
9782212134940

Le second livre Métier Web Designer est une réflexion sur les approches du métier face au client. Au contraire de l’ouvrage précédent qui s’attelle à traquer tous les pièges à éviter dans le cadre d’une activité indépendante en France (Urssaf, Cipav, RSI, impôts, retraite…!!), cette traduction de l’américain n’est qu’une longue réflexion méthodologique.

Bien sûr, vous allez retrouver des chapitres a priori communs comme trouver des clients, facturer son travail ou se faire payer mais on est loin de l’aspect pratique et prosaïque de Profession graphiste indépendant, plus dans un {très} beau cours théorique. Sauf que l’on est pas dans le même univers culturel ni dans le même rapport avec l’argent…!

Bref, plein de bonnes informations, idées, concepts à prendre pour lisser sa démarche, caler son discours face aux clients. Mais pour le concret, y associer le précédent bouquin me semble indispensable (…c’est mon avis et je le partage…!).

@urbanbike

Métier Web Designer
Mike Monteiro
Préface d’Erik Spiekermann
Eyrolles | 12 € | 140 pages
9782212135275

le 01/08/2012 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #