Un script indispensable pour graphistes de livres… | mise à jour
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Enfin, la version finale vient de sortir…! Je tournais avec une version ßéta depuis des semaines sans problème quand, ce matin, un tweet sibyllin de Marc Autret…
Bref, quelques minutes après, passage chez Monsieur PayPal et hop. HurryCover est un des rares outils indispensables avec Bookbarcode dans mon activité de graphiste de livres…
Cela tombait bien (même si opération déjà effectuée hier midi…), changement de dos sur une couverture d’un de mes clients… Et couverture à rabats.
Alors, en images…
Créer un document from scratch
Tout d’abord, entrer les valeurs de mon document avec l’épaisseur de dos approximative…
Le script créé le document avec tous les repères…
Là, je ne créé rien, c’est juste ici pour la démo… Aussi, copier coller de mon fichier source de février 2012…
Changement d’épaisseur de dos
C’est généralement là que les choses se gâtent…!! Ici, aucun souci : il suffit d’entrer la nouvelle épaisseur de dos (on passe de 14 à 17 mm).
Là, surprise, HurryCover ajuste également la valeur de mon bloc image noir sur le dos bibliothèque…! Nouveauté par rapport à la version précédente…!
Bien sûr, les indications en pied de page se modifient instantanément… Et les cotes du fichier sont recalculées.
Pour mémoire, nombre d’infos pratiques y sont déjà, ce qui évite de devoir créer des blocs texte à chaque fois…
Et voilà, plus qu’à vérifier et produire le PDF en haute définition (fogra39)…
Et les repères…?
Pas d’inquiétudes…
En haut le PDF avec les bandes de Bruner et les repères ; en bas, le fichier dans InDesign…
Comment cela, c’est cher payé…? Non…! 25 € HT (19 € HT est le prix de lancement). Je pense à chaque fois au temps économisé pour ces ajustements qui reviennent de manière régulière (changement de main de papier et hop, nouvelle épaisseur).
Pour mémoire, relire ce premier billet à propos de HurryCover en janvier 2007 sur BlogNot!. Marc et moi évoquions les problèmes de gestion du dos bibliothèque et les méthodes alors disponibles… Et c’est depuis cette époque que j’utilise HurryCover…
La version Pro — qui devrait arriver dans indiscripts prochainement (sauf que vous utilisez le lien disponible dans le tweet de début de billet comme moi ! — désolé, c’est mon quotidien et je tenais à vous en faire part de suite en avant-première) fait bien entendu bien plus de choses dont une prodigieuse gestion des rabats — qui peuvent n’être pas identiques — et permet surtout d’industraliser un process consommateur de temps, tous les graphistes qui montent des couvertures le savent.
Pour finir
Redimensionnement des blocs (ou non) dans le dos bibliothèque ou épaisseur et taille des repères… Dans les options avancées…
Valeur des plis pour les rabats… Notez que les rabats peuvent être différents ou la couverture n’avoir qu’un seul rabat pour protéger un CD-Rom par exemple…
Notez que si vous utilisez plusieurs scripts de Marc, vous pouvez ajouter un menu dans InDesign pour y accéder (en bas, à gauche des options avancées). Dernier point, il me semble retrouver un peu de Dominique dans cette interface…?!
Je ne vais pas évoquer Noteshelf qui reste mon outil de prédilection mais de trois outils dessin rencontrés ou retrouvés récemment. Et une rapide suite à mon billet précédent…
Morpholio Trace
Destinés aux architectes et aux designers, c’est l’outil rudimentaire qui permet de très facilement calquer pour préciser un détail à partir d’une esquisse, d’une illustration ou d’une photo.
Mieux, le calque peut être rendu plus transparent ou, au contraire, moins lumineux. Avec son produit compagnon sur le web, pas de souci pour diffuser immédiatement une nouvelle option, direction à ses collaborateurs. De manière ouverte ou confidentielle. Peu de fonctions, juste ce qu’il faut pour ajouter des indications, deux couleurs et basta.
Notez que vous pouvez acquérir des sets prêts à l’emploi pour appuyer votre tracé…
Note Taker
Cette application reste une espèce de jeep de la note dessinée car tout, absolument tout a été envisagé. La dernière version ajoute un peu plus de confort dans les tracés — enfin ! devrais-je ajouter — mais son interface rustique, voire moche, est souvent cause de rejet.
Le développeur n’en a rien à battre et n’hésite pas à ajouter des options qui lui semblent essentielles sans se soucier des commentaires. Et cela donne un produit aussi riche que peut l’être Scrivener en terme de traitement de texte.
Comme alternative à Noteshelf désormais.
Paper
Nouvelle version hier de Paper qui permet dessiner de diverses manières, au stylo ou à la plume en passant par un rendu aquarelle. Il manquait des palettes de couleur, c’est chose désormais réparée dans la dernière mise à jour.
Mais, très astucieusement, les développeurs ont ajouté une option pour mélanger des couleurs. Celle-ci a un coût mais force de reconnaître que l’option est juste épatante car naturelle pour tous ceux qui dessinent.
Rappel, pas compliqué de dupliquer une page ou de l’expédier vers le lieu que vous souhaitez…
Je suis tombé sur ces deux applications gratuites sur iPad que j’ai chargé par habituelle curiosité. J’ai tout d’abord lancé Morpholio Trace () qui est un outil de prise de notes dessinée permettant crobarder directement ou en s’appuyant sur une photo ou une image de l’album. Jusqu’ici, rien de révolutionnaire.
Peu d’outils (ce qui ne gênera pas les utilisateurs, trois tailles de trace, deux couleurs et une gomme par défaut), mais un système de claques avec gestion de l’opacité du support proche de l’effet obtenu quand on superpose de vrais calques Canson. L’idée est de partager très vite une note dessinée, un ensemble de notes ou plusieurs projets distincts avec des confrères, clients, équipe, artisans, fournisseurs.
À cela s’ajoute la seconde application, Morpholio (). Cette dernière permet justement de créer autant de projets et d’y ajouter les images, crobards à faire circuler au sein d’une équipe ou bien vers la communauté des utilisateurs du service.
Pour que ce partage soit effectif, il faut nécessairement que l’émetteur comme les destinataires aient un compte sur cette plateforme qui peut être partagé via un navigateur — voir le site mymorpholio () mais aussi via un iPhone ou un iPad.
Chaque projet peut recevoir toute une série d’illustrations et il est assez facile de vérifier quelles sont celles qui ont été le plus vues (ici, aucune info vu que je venais tout juste de les poster…!)
Divers types de présentation de l’intégrale des images proposées…
Il est clair que c’est ce dernier écran qui s’avère le plus agréable à employer, du fait même de pouvoir mêler dessin et photographies via… Morpholio Trace.
Au départ, j’étais sceptique. Même si Trace () est avare en fonctionnalités — point qui ne me déplaît pas, il est fort bien pensé et son ergonomie légère permet de masquer les outils, laissant juste la gestion de transparence active, ce qui prouve que cela à été bien pensé (les architectures de ma génération le comprendront illico).
Très vite, je suis parti dans des comparatifs avec l’excellent Sketch Rolls () et Adobe Ideas (), voir Noteshelf () ou Paper () avant de comprendre que le but de Morpholio Trace n’est pas de concurrencer ces excellents outils de notes dessinées mais juste de proposer une simple usine à crobards. Un peu au sens originel de Penultimate ().
Les architectes comme les designers sont des gens pragmatiques et rapides. Pas question ici de faire du beau dessin mais bien d’expliquer un élément, suggérer via un croquis dépouillé, stylisé une idée, une solution, une piste. Et de s’appuyer, le cas échéant, sur une véritable photo.
C’est ce qui est souvent fait sur un dos d’enveloppe, un bout de nappe (et ceci n’est pas du roman, juste du vécu). Au lieu de chercher un bout de papier, les concepteurs de Morpholio () proposent simplement d’employer l’iPad, puis de transmettre via internet le crobard à qui de droit qui pourra à son tour le commenter.
Bref, c’est à usage collaboratif. Pour le moment, ce service est gratuit. Pas inutile de le tester seul ou avec quelques collaborateurs.
Pour finir : vous pouvez lire ce que certains sites d’architecture et d’urbanisme comme ArchDaily ou designboom pensent de ce service.