Morpholio et Morpholio Trace sur iPad
Outils collaboratifs pour créatifs
Je suis tombé sur ces deux applications gratuites sur iPad que j’ai chargé par habituelle curiosité. J’ai tout d’abord lancé Morpholio Trace ([1]) qui est un outil de prise de notes dessinée permettant crobarder directement ou en s’appuyant sur une photo ou une image de l’album. Jusqu’ici, rien de révolutionnaire.
Peu d’outils (ce qui ne gênera pas les utilisateurs, trois tailles de trace, deux couleurs et une gomme par défaut), mais un système de claques avec gestion de l’opacité du support proche de l’effet obtenu quand on superpose de vrais calques Canson. L’idée est de partager très vite une note dessinée, un ensemble de notes ou plusieurs projets distincts avec des confrères, clients, équipe, artisans, fournisseurs.
À cela s’ajoute la seconde application, Morpholio ([2]). Cette dernière permet justement de créer autant de projets et d’y ajouter les images, crobards à faire circuler au sein d’une équipe ou bien vers la communauté des utilisateurs du service.
Pour que ce partage soit effectif, il faut nécessairement que l’émetteur comme les destinataires aient un compte sur cette plateforme qui peut être partagé via un navigateur — voir le site mymorpholio ([3]) mais aussi via un iPhone ou un iPad.
Chaque projet peut recevoir toute une série d’illustrations et il est assez facile de vérifier quelles sont celles qui ont été le plus vues (ici, aucune info vu que je venais tout juste de les poster…!)
Divers types de présentation de l’intégrale des images proposées…
Il est clair que c’est ce dernier écran qui s’avère le plus agréable à employer, du fait même de pouvoir mêler dessin et photographies via… Morpholio Trace.
Au départ, j’étais sceptique. Même si Trace ([1]) est avare en fonctionnalités — point qui ne me déplaît pas, il est fort bien pensé et son ergonomie légère permet de masquer les outils, laissant juste la gestion de transparence active, ce qui prouve que cela à été bien pensé (les architectures de ma génération le comprendront illico).
Très vite, je suis parti dans des comparatifs avec l’excellent Sketch Rolls ([4]) et Adobe Ideas ([5]), voir Noteshelf ([6]) ou Paper ([7]) avant de comprendre que le but de Morpholio Trace n’est pas de concurrencer ces excellents outils de notes dessinées mais juste de proposer une simple usine à crobards. Un peu au sens originel de Penultimate ([8]).
Les architectes comme les designers sont des gens pragmatiques et rapides. Pas question ici de faire du beau dessin mais bien d’expliquer un élément, suggérer via un croquis dépouillé, stylisé une idée, une solution, une piste. Et de s’appuyer, le cas échéant, sur une véritable photo.
C’est ce qui est souvent fait sur un dos d’enveloppe, un bout de nappe (et ceci n’est pas du roman, juste du vécu). Au lieu de chercher un bout de papier, les concepteurs de Morpholio ([2]) proposent simplement d’employer l’iPad, puis de transmettre via internet le crobard à qui de droit qui pourra à son tour le commenter.
Bref, c’est à usage collaboratif. Pour le moment, ce service est gratuit. Pas inutile de le tester seul ou avec quelques collaborateurs.
Pour finir : vous pouvez lire ce que certains sites d’architecture et d’urbanisme comme ArchDaily ou designboom pensent de ce service.
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Voir sur iTunes… Morpholio Trace ↩
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Lire cette chronique sur urbanbike à propos de… Sktech Rolls ↩
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Lire cette vieille chronique sur urbanbike à propos de… Adobe Ideas ↩
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Lire cette chronique sur urbanbike à propos de… Penultimate ↩