Vacances de fin d’année, le moment idéal — si vous n’êtes pas dans les bouchons ou dans les nocturnes — de procéder à quelques opérations de maintenance dont ce truc totalement inutile qu’est une sauvegarde de son disque de travail.
Généralement, on découvre tardivement (et en mauvaise situation) que cela n’aurait pas été inutile…!
Sous OSX, l’auteur de ces lignes a un gros faible pour SuperDuper!. Cette application a été mise à jour récemment puis encore améliorée pour effectuer son boulot comme nous l’avions évoqué dans ce billet sur MacPlus, Sauvegardez à toute blinde avec OS X & SuperDuper.
Mais vendredi soir, les deux disques de sauvegarde avaient tendance à décrocher dès le début de la procédure, sauvegardant à grand peine quelques maigres Go. Malaise. Gros malaise…!
Un envoi du log au développeur avec une réponse quasi immédiate (que je résume…) : une incitation certaine à simplifier la chaîne FireWire utilisée. bref, le plus direct en virant également les autres périphériques connectés comme l’iPhone qui se recharge sur ce Mac.

Bref, on évite ça…!
En effet, la connexion FireWire entre le MacBook Pro et le disque de sauvegarde ne passait pas par le FireWire principal mais par une carte d’extension comportant deux ports FireWire.
Tant que SuperDuper! sauvegardait d’un disque externe vers un autre disque externe, pas de lézard. Mais là, nous évoquons bien la sauvegarde de l’intégralité du contenu, système compris, de ce Mac vers un disque externe ad hoc.
Et, comme le rappelait le développeur de SuperDuper!, pas question d’emprunter des voies de traverse mais bien le lien le plus solide pour les exporter en toute sécurité.
Bref, pensez-y, la période est propice à nettoyer les disques, réparer les autorisations et sauvegardez, sauvegardez, sauvegardez.
À ce propos, le ePub de Antony Nelzin, Sauvegardez ! est à lire et relire. Mais surtout à mettre en œuvre…!
Il était une fois Troizarsh…! C’était un professionnel modeste qui expérimentait sans relâche une formule originale dans son domaine.
Jadis, il avait vécu des années noires sur lesquelles nous glisserons, période où il accompagnait son géniteur en fin de vie et écrivit son premier ouvrage. Après avoir mis son père en terre, Troizarsh quitta la région.
Cap sur un autre coin de France loin de ces mauvais souvenirs. Un lieu a priori plus tranquille où il s’installe pour écrire son second bouquin, porté par le succès du premier. Un nouveau laboratoire en pleine nature pour poursuivre ses expérimentations…
Troizarsh met au point une formule améliorée… dont le potentiel n’échappe pas à ses nouveaux voisins, Derhaizon and Cevice et Frombah…!
Ici, lecteur, vous vous dites que l’on est en plein running-gag…
Ubu, reviens…!
Ces derniers mesurent bien avant Troizarsh le potentiel financier qu’ils peuvent en retirer. Et comme leur propre fonds de commerce n’est pas franchement glamour, ils décident de piller tranquillement, à leur profit, le boulot qui s’élabore quotidiennement sous leurs yeux.
Et que je prends des photos des protos, que je copie les schémas et même que je passe dans la presse en endossant le rôle de l’inventeur, voire de l’auteur.”
Une fois lancé la commercialisation avec succès, reste pour Frombah et Derhaizon and Cevice un emmerdeur potentiel, Troizarsh lui-même…!
Or Troizarsh est déjà parti à l’issue de l’écriture de son second bouquin et sillonne la France pour diffuser son procédé tout en racontant enfin ses déboires…
Et a laissé derrière lui un bout de terrain et une remise. Retenez ce détail. Son départ attise la fureur des spoliateurs.
Mobilité oblige
Troizarsh vit dans un camping-car avec son téléphone portable et son PC. Il est autoentrepreneur, auteur de livres, va de région en région réaliser interventions, formations. Il est parfaitement d’équerre sur le plan juridique et son site web explique comment le contacter, ce que font ses clients.
Il déclare ses revenus et paye ses impôts en ligne, gère son compte bancaire à distance, libre de bouger pour répondre aux demandes. Et, CQFD, il paye les taxes pour ce lopin de terre et cette remise qui n’est pas son domicile principal vu que son logement/bureau est désormais sur 4 roues.
Par ailleurs, après la publication de son second livre, Troizarsh a pris le taureau par les cornes, est allé voir tous les distributeurs qui vendent comme Derhaizon and Cevice le fruit de ses recherches et prouve à chaque fois qu’il est bien l’inventeur de la fameuse formule qui s’écoule avec succès. Bref, l’idée de Troizarsh prolifère mais sans rapporter un cent à son auteur…!
Après une année 2014 pleine, apaisée pendant laquelle il a créé un chouette concept au pied d’un des plus beaux châteaux de France, Troizarsh gagne de prestigieux prix qu’il affiche sur son site internet, reconnu par ses pairs, ses utilisateurs et lecteurs.
Fort de cette tranquillité retrouvée et après des années de recherches, le hasard lui présente enfin le terrain dont il rêve, idéal pour se poser. Il va discuter avec une banque qui (si, si…!) s’enthousiasme pour son projet écologique et qui est encline à lui fournir d’emblée le prêt nécessaire pour acquérir l’emplacement souhaité.
Youpii…!!!
Mais, patatras : Derhaizon and Cevice et Frombah arrivent à opérer une saisie sur les comptes de Troizarsh sans qu’il en ait été informé, les procédures étant notifiées dans la boîte à lettre de sa resserre. Ou pas…!
La situation est telle (ses maigres réserves financières coupées…) que Troizarsh imagine plusieurs options. Se flinguer…? Pas le genre, bien qu’écœuré par la pression permanente de ceux mêmes qui l’ont pillé. Il est reparti, seul, sur ses deux jambes, bien décidé à se battre.
Voilà…
Et vous, qu’en pensez-vous, comment aideriez-vous Troizarsh…?
Pour ma part, si Derhaizon and Cevice & Co, qui ont déjà obtenu tout le gras financier (sic…!) du pillage des recherches de Troizarsh, lui lâchaient définitivement les baskets… ce ne serait que justice.
Note de fin : j’ai lu avec beaucoup d’émotion le récit de Anne Cunéo de ses Sept semaines à l’hôpital. Là également, on est dans l’ubuesque vécu…
